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Qu’en est-il du vol de pyrales en 2021 en Hauts-de-France ?

Après une période fraîche et pluvieuse, le retour de températures plus chaudes profite bien aux maïs. Dans la région, les parcelles les plus avancées arrivent au stade de la floraison mâle, c’est-à-dire l’apparition des panicules. 

La pyrale est particulièrement présente dans la Somme.
La pyrale est particulièrement présente dans la Somme.
© Arvalis-Institut du végétal

De la même manière qu’il a retardé le développement des maïs, le printemps et début d’été frais (cumul de températures au 1er avril proche du décile 2) a retardé l’émergence des papillons de pyrale. Avant de prendre la décision d’intervenir, plusieurs éléments sont à considérer. Tout d’abord, la pression sanitaire dans laquelle la parcelle se trouve. Puis, le choix de la lutte (biologique ou chimique), car en dépend le positionnement de l’intervention.

 

Situation à l’automne 2020

La pyrale est présente dans tous les départements de notre région, à une densité de population variable. Des comptages de plantes présentant un symptôme de présence de pyrale sont réalisés à l’automne par différents partenaires pour cartographier les zones à risque pour l’année suivante. Ces cartes sont publiées dans le BSV (cf. la carte réalisée dans le cadre du BSV Hauts-de-France avec la contribution des observateurs du BSV, de la Fredon HDF et de la coopérative Ceresia). La carte montre le pourcentage de pieds touchés par la pyrale en veille de récolte : la quasi-totalité des parcelles présentent des dégâts pouvant aller jusqu’à plus de 50 % des pieds touchés. Cependant, le constat était assez similaire à celui établi à l’automne 2019. 

Dans le cadre du BSV (et autres réseaux), les pièges mis en place ont pour objectif de repérer le début du vol des papillons. Le comptage des papillons permet d’estimer le pic de vol. 

Méthodes de lutte

Avant d’évoquer les méthodes de lutte en culture, il faut rappeler que des mesures prophylactiques peuvent être mises en place après la récolte du maïs afin de limiter le développement du ravageur pour la prochaine campagne. Si cela n’est pas réalisé, les larves de pyrale passeront l’hiver cachées dans le bas des tiges de maïs, elles ne craignent pas le gel... 

Ainsi, pour les parcelles très touchées, un broyage fin des résidus de cannes après récolte est recommandé car il va détruire directement une partie des larves et en exposer d’autres aux prédateurs et aux parasites (la pluie et les températures douces favorisant l’activité de pathogènes sur les larves). Le labour encore souvent pratiqué dans la région est également un plus car il va enfouir les cannes broyées et limitera la population de pyrale capable d’infester les maïs au printemps suivant. 

Au tout début du vol des papillons, le lâcher de trichogrammes (lutte biologique) permet de limiter la proportion d’œufs de pyrale viables. Le trichogramme est une toute petite guêpe qui pond ses œufs dans les œufs de pyrale, stoppant ainsi leur développement. Les diffuseurs déposés dans les champs contiennent des œufs de trichogrammes à différents stades. La sortie échelonnée des trichogrammes adultes permet ainsi de mieux couvrir la période de ponte des pyrales. Il est donc nécessaire de déposer les trichogrammes dès le début du vol des pyrales. 

L’objectif de la lutte chimique est, selon les spécialités commerciales, d’atteindre les œufs ou/et les jeunes larves de pyrale avant qu’elles ne pénètrent dans la tige. Pour être efficace, les interventions chimiques doivent être positionnées au pic de vol. Il n’existe pas de lutte curative après la pénétration de la larve dans la tige. 

Le réseau d’observation au travers du BSV Hauts-de-France permet de suivre sur une vingtaine de pièges le début du vol de pyrales et d’appréhender son évolution sur quelques semaines. En comparaison aux dernières années, l’«intensité» du vol en 2021 semble faible. 

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