Aller au contenu principal

Filière ovine
Qui sera le meilleur jeune berger de France 2026 ?

À l’occasion du Salon international de l’agriculture, la filière ovine organise la finale nationale des Ovinpiades des jeunes bergers (de 16 à 24 ans), le samedi 21 février 2026. Quarante finalistes de dix-neuf territoires s’affronteront lors de cette 21e édition.

Les Ovinpiades s’articulent autour d’épreuves techniques centrées  sur les compétences clés d’un éleveur de brebis.
Les Ovinpiades s’articulent autour d’épreuves techniques centrées sur les compétences clés d’un éleveur de brebis.
© Inn’Ovin/David Barbacci Photo

Le titre de meilleure bergère de France, décroché lors du Salon international de l’agriculture (Sia) 2025, restera certainement gravé dans l’esprit de Jeanne Touzelet. Qui, cette année, pour détrôner l’apprentie de Châtenoie (Seine-et-Marne) ? Initiées en 2005 par Interbev Ovins dans le cadre du programme Inn’Ovin, les Ovinpiades des jeunes bergers ont pour objectif de faire découvrir et promouvoir le métier d’éleveur de brebis auprès des jeunes en formation agricole. Elles se déroulent cette année de décembre 2025 à février 2026, avec une finale nationale programmée le samedi 
21 février 2026 au Sia à Paris. Quarante finalistes de dix-neuf territoires, s’affronteront lors de cette 21e édition. En Hauts-de-France, le candidat sera désigné lors de la finale régionale, le 20 janvier à Mennessis (02).

Plus qu’une simple compétition, les Ovinpiades sont «une véritable vitrine des métiers de l’élevage ovin», avance Interbev dans un communiqué. En associant théorie et pratique, elles permettent aux participants de se confronter aux gestes du quotidien, aux connaissances techniques et aux défis concrets rencontrés en élevage. Les sélections territoriales réparties sur l’ensemble du territoire mobilisent chaque année plus de mille jeunes issus d’une centaine d’établissements agricoles, qui s’affrontent autour d’épreuves inspirées du réel.

Un concours ancré dans la réalité du terrain

Les Ovinpiades s’articulent autour d’épreuves techniques centrées sur les compétences clés d’un éleveur de brebis. Parmi elles : l’évaluation de l’état de santé des animaux, le tri, la reconnaissance des races, l’utilisation de lecteurs électroniques, la génétique, ou encore l’appréciation de l’état corporel et de l’engraissement des agneaux. Les candidats sont ainsi confrontés à des situations professionnelles concrètes qui reflètent parfaitement les exigences du métier.

Mais l’édition 2026 innove également avec une épreuve collective originale, introduite pour valoriser la créativité et l’esprit d’équipe. Cette année, le thème retenu est «un regard aérien sur les brebis qui font vivre le territoire». Les équipes de trois élèves devront réaliser une vidéo drone illustrant la contribution des troupeaux ovins à la valorisation des paysages ruraux, à la préservation de l’environnement et au dynamisme des territoires. Cette dimension artistique et technologique souligne la double facette du métier d’éleveur : à la fois profondément ancré dans les pratiques traditionnelles et résolument tourné vers l’innovation.

Un engagement fort pour le renouvellement des générations

L’un des enjeux majeurs des Ovinpiades est de répondre à la problématique du renouvellement des générations dans la filière ovine. Avec près de 61 % des éleveurs de brebis allaitantes et 39 % des éleveurs laitiers qui devraient partir à la retraite dans les prochaines années, la filière fait face à un besoin crucial d’installation de nouveaux producteurs. Les Ovinpiades constituent pour cela un levier essentiel pour susciter des vocations, renforcer l’attractivité du métier et faciliter le passage de la formation à l’installation. C’est l’occasion pour les partenaires de la filière — chambres d’agriculture, coopératives, structures de formation, organisations professionnelles — de dialoguer, d’échanger et d’accompagner les jeunes dans leur projet professionnel.

 

«La France a besoin  d’1 million d’agneaux de plus»

Créées il y a plus de vingt ans, les Ovinpiades des jeunes bergers donnent à voir ce que la France a de plus précieux : sa relève agricole. Alors que la filière ovine se trouve à un moment clé de transmission, avec 500 départs et 500 installations chaque année, l’enjeu devient stratégique : produire davantage d’agneaux français au moment souhaité par la filière afin de réduire la dépendance aux importations. Aujourd’hui, 59 % de la viande ovine consommée en France est importée. La filière vise donc un objectif clair :  «+1 million d’agneaux français produits en plus par an, dans une filière organisée, afin de contribuer à la souveraineté alimentaire et de répondre à la demande des consommateurs», indique Interbev.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Interdiction de rassemblement et déplacement de tracteurs : l’État fait marche arrière

Le préfet du Nord et préfet de la Région Hauts-de-France, Bertand Gaume, est finalement revenu sur sa décision d’interdire…

Emmanuel Sainneville utilise notamment du lait, des œufs et du miel de la Somme pour sa pâte feuilletée.
Une meilleure galette de la Somme aux produits fermiers

À Moreuil, la boulangerie Les Artisans du Pain a remporté le prix de la meilleure galette de la Somme 2026. Le secret d’…

barrières de dégel dans la Somme à compter du jeudi 8 janvier
Avec le redoux, des barrières de dégel dans la Somme dès aujourd’hui

Des restrictions de circulation sont mises en place dans la Somme à partir de ce jeudi 8 janvier et jusqu’au lundi 12. …

Michel-Édouard Leclerc et le traité de libre-échange UE-Mercosur
Accord UE-Mercosur : la position provoc de Michel-Édouard Leclerc

Invité de LCI le dimanche 21 décembre, le président du comité stratégique des centres E. Leclerc a plaidé pour un véritable…

interdiction rassemblement tracteurs par le préfet de région Hauts-de-France
Le préfet des Hauts-de-France interdit tout rassemblement et déplacement de tracteurs

Face aux conditions météorologiques dégradées, au fort trafic de fin de vacances et aux appels à blocages lancés par certaines…

Quatre ministres de l'Agriculture défendent la stratégie du gouvernement contre la DNC.
Dermatose nodulaire contagieuse : quatre anciens ministres de l'Agriculture défendent la ligne sanitaire de l’État

Dans un texte publié dans La Tribune Dimanche, Michel Barnier, Marc Fesneau, Stéphane Travert et Julien Denormandie,…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde