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Salon international de l’Agriculture
Rambures, digne représentante de l’élevage laitier samarien au Salon

Elle a une ligne de dos bien droite, des aplombs solides et une magnifique mamelle. À un peu plus de deux ans, Rambures, belle normande du Gaec du Pré Normand, participera à son premier Concours général des animaux, à Paris, ce 26 février. Pour ses éleveurs, c’est l’occasion de faire parler de la race, de l’élevage laitier, et de passer un bon moment.

Le départ pour Paris est prévu dans une semaine, mais déjà, Rambures se fait une beauté. Ce 17 février, l’heure était au clippage de la jeune normande : savonnage, démêlage de la queue, tonte… Mélanie, apprentie au Gaec du Pré Normand, bichonne la star de l’année. «Il faut mettre les chances de son côté», sourit Laurent Grocol, son éleveur, installé dans le village qui a donné son nom à la vache, près d’Oisemont. Pour lui, il s’agira de la septième participation au Sia (Salon international de l’agriculture), qui se tient cette année du 25 février au 5 mars. Mais la génisse de deux ans et six mois, qui a donné son premier veau, mettra les pattes sur un ring pour la première fois. Le concours a lieu dimanche 26 après-midi.
Laurent est tombé amoureux des normandes en même temps que de Maryse, son épouse. «Mes beaux-parents ont toujours élevé cette race. Elles sont de bonnes laitières, robustes, et ont l’avantage d’être une race mixte. La viande est bien valorisée. C’est la meilleure !» Lui s’est installé en 1984 et a repris le flambeau. Aujourd’hui, l’élevage robotisé compte 70 laitières, et une cinquantaine de mères partenaises. L’attrait pour les concours est venu de son fils, Vincent, avec qui il est associé (ainsi qu’avec sa belle-fille, Laetitia). «Lorsqu’il était au lycée, à Brémontier-Merval (76), on l’a sollicité pour aller s’occuper des vaches qui partaient au Salon. Il a rencontré des éleveurs normands passionnés et il a accroché. On a acheté cinq embryons, puis une bonne génisse en 2005… La même année, on l’amenait à Paris.» Les voilà pris au jeu de la génétique et des concours.

On y va pour le plaisir. On s’est fait des amis éleveurs d’autres régions, qu’on n’aurait jamais rencontré sans le Salon

L’élevage fait parler de lui. «Des taureaux nés chez nous partent à l’insémination.» Mais, c’est bien connu, les concours coûtent plus qu’ils ne rapportent. «On y va pour le plaisir. On aime l’ambiance. On s’est fait des amis éleveurs d’autres régions, qu’on n’aurait jamais rencontré sans le Salon. Avec Maryse, c’est notre semaine de vacances», rit-il. Avec l’âge, le couple aime cependant le confort. «On ne reste plus dormir sur place. On aime retrouver un lit dans un hôtel.» Mais ne vous y trompez pas. Le concours reste du sérieux. «C’est la fête à partir du dimanche soir, mais avant, c’est plus tendu. Chacun rêve de gagner !»

Savoir se présenter

Après ses prédécesseuses, Titane, Valise, Victoire et Milletaches, sa mère, Rambures lui donne les raisons d’y croire. «Milletaches a terminé deuxième l’année dernière. C’est une excellente vache. Mais la première était encore meilleure.» Sa fille a de nombreux atouts : «Elle a une ligne de dos bien droite, des aplombs solides, et une superbe mamelle, avec une bonne attache avant et une implantation des trayons impeccable», commente l’éleveur. Surtout, Rambures est la plus facile à manipuler de toutes les vaches que Laurent a mené sur un ring. «Elle se présente vraiment bien. Elle tient la tête haute et elle marche super bien. Son point faible ? On voit que c’est une vache qui n’a pas fini de se développer. Elle est encore un peu petite.» Il faudra aussi croiser les doigts pour qu’elle ne se dégonfle pas le jour J, dans un environnement inconnu. «Même pour l’homme, c’est impressionnant. Quand on voit son nom apparaître sur l’écran géant… On s’y fait à force.» Peu importe le résultat, la Somme sera bien représentée parmi les normandes.

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Le Concours général des animaux, animation phare

Chaque année depuis 1864, date de création du Concours des animaux, les éleveurs présentent ce que l'élevage français produit de mieux en termes de génétique à la capitale. Et chaque année, le concours passionne le grand public. «Les animaux sélectionnés par les Organismes de sélection sont issus des programmes de sélection les plus rigoureux. Ils mettent en valeur l'exceptionnelle biodiversité de la génétique française, notent les organisateurs du concours. Tous les reproducteurs en concours au CGA sont issus des schémas collectifs agréés par le ministère de l'Agriculture et de la souveraineté alimentaire, et mis en œuvre sous son contrôle, ce qui garantit leurs valeurs génétiques élevées.» Le haut niveau génétique et les performances commerciales étant garantis, les reproducteurs admis au concours restent jugés sur leur morphologie et la conformation de celle-ci au standard de la race où une importance particulière est accordée aux caractères fonctionnels de la morphologie. Huit espèces animales sont représentées : asine, bovine, canine, caprine, équine, ovine, porcine et féline. On retrouve 352 races, 2 035 animaux, 1 448 éleveurs.
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