Aller au contenu principal

Réussir son implantation de pois et de féverole de printemps

Avec un contexte météorologique qui va compliquer les interventions en sortie d’hiver (pluies abondantes, sols engorgés), il est important de rappeler quelques points clés pour bien raisonner son implantation et mettre toutes les chances de son côté pour cette nouvelle campagne 2018.

© AAP


Comme l’a démontré de nouveau l’année 2017, les semis précoces ont moins subi le stress hydrique lors de la floraison donnant de meilleurs rendements. Avec des aléas du climat plus fréquents, il est important de semer dès le début de la période de semis propre à sa région dans la mesure du possible (cf. cartes). Attention à attendre que les sols soient bien ressuyés avant toute intervention.

Caractéristiques de ses parcelles
Les protéagineux sont sensibles aux tassements en surface qui empêchent la mise en place des nodosités, mais aussi aux tassements en profondeur freinant l’élaboration du futur système racinaire. Veiller à une bonne aération du sol dans les dix à quinze premiers centimètres.
Autre caractéristique à prendre en compte : la réserve utile. Le manque de régularité des rendements des protéagineux est dû pour partie au stress hydrique à floraison de plus en plus fréquent. Afin de limiter le risque, favoriser les parcelles à bonne réserve utile.
Autre point de vigilance : les reliquats azotés. Un excès d’azote nuit à la formation des nodosités pénalisant la culture par la suite.

Adapter sa densité de semis
La densité de semis de la féverole se décide en fonction du type de sol. Idem pour le pois, mais cela dépend aussi du PMG de la semence (cf. tableaux). Pour les semences de ferme ou les lots bruchés, il est conseillé d’effectuer un test germinatif pour adapter au mieux sa densité de semis (cf. encadré).

Connaître les bioagresseurs
Parmi les bioagresseurs inféodés à ses parcelles, se trouvent les aphanomyces. Ce sont des champignons du sol qui s’attaquent aux racines de nombreuses légumineuses telles que le pois, impactant fortement le rendement. Il n’existe aucun moyen de lutte chimique. A noter que la féverole est résistante à l’aphanomyces. En cas de doute, il est possible de réaliser un test de détection de l’inoculum(1).
Pour les cas de nématodes de la féverole, il faut respecter un délai de retour dans la parcelle concernée de six ans et utiliser des semences certifiées pour éviter de nouvelles contaminations.

(1) Plus d’infos sur la maladie et sur le test sur www.terresinovia.fr

Avant de semer vos graines 2017, faites un test de germination

Si vous envisagez de ressemer vos graines récoltées, réalisez un test de faculté germinative. Il vous permettra d’adapter la densité de semis en fonction de la qualité de vos graines. Pour cela, prélevez un échantillon représentatif du lot à tester. Semez les graines dans du sable ou du terreau, à une profondeur de 1 à 2 cm, par lot de vingt-cinq ou cinquante. Réalisez au minimum trois lots de semis. Humidifiez régulièrement le substrat, et stockez vos lots dans une pièce à température ambiante (autour de 20°C). Comptez, au bout d’une à deux semaines, les plantules normales.


Ajustez la densité de semis

Votre densité de semis devra alors prendre en compte les défauts de faculté germinative de votre lot, sachant que les préconisations de semis intègrent déjà les pertes à la levée et un niveau moyen de faculté germinative de 90 %. Les graines à semer par mètre carré doivent être égales à la densité de semis préconisée en graines par mètre carré divisée par la faculté germinative calculée et divisée par 90. Par exemple, pour une préconisation de 80 graines/m², avec un niveau de faculté germinative de 80 %, il vous faudra semer 90 graines/m². Graines à semer (par m²) = 80/(80/90) = 90 graines/m²
Il est très important de calculer sa dose de semis par hectare en tenant compte des PMG. Dose en kg/ha = (nombre de graines/m² semées x PMG)/100

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

groupement producteurs pommes de terre Clarebout SUGAF
Les producteurs français de pommes de terre livrant le groupe Clarebout/Simplot se regroupent

Le SUGAF, nouvelle association des producteurs français livrant le groupe Clarebout/Simplot, a été officiellement constitué.…

mobilisation soutien Forest-Montiers
A Forest-Montiers, trois fois plus de soutiens que d’opposants au projet de poulailler

Plus de 180 personnes issues du monde agricole se sont rassemblées samedi 12 septembre à Forest-Montiers pour soutenir Marion…

À Attin, une panne de chaudière à la sucrerie stoppe provisoirement les arrachages de betteraves

Une panne de chaudière touche depuis ce jeudi matin la sucrerie Tereos d’Attin (62). Le service agricole demande aux planteurs…

poulailler Forest-Montiers
L’élevage avicole de Marion Bocquillon à Forest-Montiers reçoit le feu vert de la préfecture

Le CODERST a rendu un avis favorable à l’unanimité, lundi 14 septembre, au projet de poulailler de la SCEA Élevage Bocquillon.…

webinaire UNPT pommes de terre contrats sécheresse
Pommes de terre : comment éviter le piège du déficit de volumes contractuels

Face aux difficultés de production que peuvent rencontrer les producteurs de pommes de terre cette campagne, l’Union nationale…

truffes trufficulture champignons diversification
Et si la truffe poussait dans les champs de la Somme ?

La Chambre d’agriculture de la Somme invite les agriculteurs à découvrir la trufficulture comme piste de diversification, le…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde