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Robotiser avec Delaval pour gagner en confort

À Mussy-sur-Seine (10), Jean-Louis Billon a investi dans deux robots de traite Delaval V310. Un modèle qui lui assure, en plus d’un gain de temps, un suivi plus complet de ses vaches, grâce à des indicateurs mesurant la progestérone. 

Jean-Louis Billon a installé il y a dix-huit mois deux robots de traite Delaval,  le modèle 310. Ils permettent à l’exploitation d’optimiser le temps de travail.
Jean-Louis Billon a installé il y a dix-huit mois deux robots de traite Delaval, le modèle 310. Ils permettent à l’exploitation d’optimiser le temps de travail.
© JL BILLION

Voilà une installation qui a considérablement amélioré le quotidien de Jean-Louis Billon. L’éleveur polyculteur de Mussy-sur-Seine, dans l’Aube, a fait le choix, il y a dix-huit mois, d’installer deux robots de traite Delaval, le modèle 310. Un investissement de plus de 200 000 €, qui lui a rapidement permis d’optimiser son temps de travail et celui de ses salariés.

«Grâce à l’automatisation, une personne peut seule s’occuper des animaux le week-end contre deux auparavant», apprécie Jean-Louis Billon, dont le troupeau compte 280 animaux, dont une centaine de vaches à lait. Les salariés peuvent aussi arriver plus tard le matin et l’exploitant dispose de davantage de souplesse pour organiser ses journées de travail. «On a gagné en liberté de s’organiser, on n’a pas de contraintes horaires fixes ce qui est un avantage pour les salariés.» 

Dosage de progestérone 

Ces robots disposent aussi de deux autres atouts non négligeables : le dosage automatique de la progestérone, pour repérer les chaleurs de la vache, suivre les gestations via l’ordinateur et améliorer la reproduction du troupeau. Le modèle 310 est aussi doté d’un compteur cellulaire en ligne OCC. Un échantillon de lait est prélevé et des réactifs colorés sont injectés. Le mélange est ensuite poussé dans un instrument de mesure où les cellules somatiques sont mesurées par lecture optique. Un outil qui permet un contrôle précis de la qualité du lait et de l’état de santé des animaux. «Avant, on n’avait pas moyen de le contrôler à part visuellement. Désormais on a un outil pour surveiller et détecter les mammites plus tôt», poursuit l’éleveur. Avec le recul, Jean-Louis Billon constate aussi un meilleur suivi global des animaux, plus complet, plus détaillé : «on connaît la quantité de lait, la qualité, l’état de reproduction des vaches, l’état général. Il manque la pesée et la température, mais c’est un outil très complet.» 

Paillage automatique 

Éleveur depuis une quarantaine d’années, l’exploitant a aussi investi dans un système de paillage automatique des logettes de la marque Schwauer. Les bottes de paille sont ainsi broyées puis défibrées dans une plateforme de stockage. La paille est ensuite envoyée dans des tuyaux de canalisation et transportée par une chaîne à pastille jusque dans les logettes grâce à un circuit prédéfini. Une fois dépoussiérée, elle tombe par gravité au-dessus de la tête des vaches à lait, en fines particules. Les atouts de cette installation sont nombreux. «On a une meilleure absorption des jus, les vaches ont un plus grand confort», explique Jean-Louis Billon. Avec cette installation, fini la poussière. «Il n’y a plus de projection de paille comme quand on passait avec la pailleuse à l’intérieur des logettes. C’est mieux pour les animaux». Avec cet équipement, l’exploitation paille désormais automatiquement deux fois par jour, le matin et le soir. De quoi gagner encore un peu aussi en confort de travail.

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