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Roisel : zoom sur les «Grandes cultures»

Echo de l'assemblée cantonale de Roisel.

© AAP

Une quinzaine d’agriculteurs du canton de Roisel s’est retrouvée au restaurant «La Roselière» le 14 janvier, à l’invitation de Pascal Patin, leur président, pour participer à l’assemblée générale en présence de Luc Vermersch, président de la section «Grandes cultures» de la FDSEA. Après avoir parcouru le bilan de l’année syndicale 2015, Pascal Patin a invité Luc Vermersch à donner quelques repères sur les perspectives de la filière céréalière dans un contexte où, malgré une bonne récolte des blés en quantité et en qualité, la campagne céréalière est lourde.
Selon les indications fournies par Noriap, dont il est l’un des vice-présidents, il s’avère que la campagne céréalière en cours est lourde alors que la production française et régionale est de bonne qualité. Une analyse confirmée par la révision à la hausse du bilan français en blé tendre publié ces derniers jours, qui annonce un probable stock très élevé en fin de campagne. Il faut remonter au bilan de la campagne 1998-1999 pour trouver un stock supérieur à celui qui se profile pour la campagne en cours.
La concurrence des pays de l’Est, notamment la Roumanie, et surtout de la Mer Noire (Russie et Ukraine), et même de l’Argentine en Egypte, l’un de nos principaux clients, est significative de l’état du marché actuellement. L’exportation de nos blés est indispensable à l’équilibre du bilan, car elle représente la part principale de nos débouchés sachant que, sur le plan intérieur, les utilisations sont assez stables en alimentation humaine, comme en alimentation animale même si, pour cette campagne, l’AGPB s’attend à une hausse supérieure à un million de tonnes.
Pour regarder un peu plus loin qu’au jour le jour, plusieurs éléments fondamentaux sont à prendre en compte. Le premier tient à la compétitivité de la production française. Elle passe par un taux de protéines le plus régulièrement conforme aux besoins du marché à l’exportation. Les acheteurs sont devenus très exigeants sur ce point. Des progrès sont à faire en matière de coût de production. Selon Agreste (Rica 2013), traité par Arvalis fin août 2015, les charges des entreprises spécialisées en céréales et oléo-protéagineux dépassent les 1 500 euros de l’hectare sur les quatre dernières campagnes contre à peine plus de 1 000 euros l’hectare entre 2000 à 2007.
Motif d’espoir et non des moindres, la demande mondiale en blé va continuer d’augmenter au cours des prochaines décennies selon l’AGPB. Si on ne prend que l’exemple du bassin méditerranéen (Afrique du Nord, Proche et Moyen Orient), les habitants de ces zones consomment plus de 150 kilos de blé par an, soit deux fois plus que les Européens et trois fois plus que la moyenne mondiale. La France présente une situation privilégiée grâce à sa position géographique et à ses relations historiques et culturelles avec cette zone. Par conséquent, elle doit œuvrer à la stabilité politique des pays concernés en honorant ces marchés en croissance et de proximité. A l’échelle mondiale, la demande va croître pour atteindre les trois milliards de tonnes en 2050 contre deux milliards aujourd’hui. La France a l’obligation morale de produire plus grâce à sa capacité et sa régularité de production. En 2050, il faudrait qu’elle atteigne les 50 millions de tonnes de blé contre 40 cette année pour contribuer à l’approvisionnement mondial.

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