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Sainte-Émilie lauréate d’un prix pour la décarbonation

La sucrerie Sainte-Émilie du groupe coopératif Cristal Union figure parmi les 16 lauréats du plan de relance gouvernemental en faveur de la décarbonation de l’industrie. À la clé, un coup de pouce pour son projet de renouvellement d’une unité de séchage des pulpes.

Produire des pulpes de betteraves en abaissant la facture énergétique,  c’est le défi dans lequel s’est lancé le groupe coopératif Cristal Union.
Produire des pulpes de betteraves en abaissant la facture énergétique, c’est le défi dans lequel s’est lancé le groupe coopératif Cristal Union.
© Alix Penichou

Produire des pulpes de betteraves en abaissant la facture énergétique, c’est le défi dans lequel s’est lancé le groupe coopératif Cristal Union. Comment ? En investissant dans le renouvellement de l’unité de séchage de son usine Sainte-Émilie, à Villers-Faucon (80) ; lequel devrait lui permettre de diminuer les émissions de C02 de l’activité de séchage de 90 %, soit 40 000 tonnes chaque année. À l’échelle du groupe Cristal Union, cela représenterait une diminution de 5 %. Dans le même temps, l’objectif est de mieux valoriser la chaleur fatale de l’usine et doit mettre un terme à l’utilisation du charbon. Une fois ces arguments avancés, on comprend mieux pourquoi le gouvernement s’est laissé séduire par le projet du sucrier et qu’il vient de désigner l’usine Sainte-Émilie parmi les seize lauréats du plan de relance en faveur de la décarbonation de l’industrie. Ce plan, indiquait les ministères de la Transition écologique, de l’Économie et des finances et de l’Industrie le 17 décembre dernier, devrait permettre aux lauréats de bénéficier d’une aide globale de 61 millions d’euros.

D’autres entreprises agroalimentaires lauréates
Parmi les seize lauréats, d’autres entreprises exercent également leur activité dans le secteur agroalimentaire. Près de chez nous, et toujours dans la filière «betteraves», c’est l’usine Tereos de Connantre (51), dans la région Grand-Est qui est également distinguée. Le projet retenu par l’État vise à minimiser la consommation d’énergie fossile pour l’activité de déshydratation des pulpes de betteraves sur quatre unités de séchage. Alimenté par la chaleur fatale du site, un pré-séchage des pulpes doit permettre à l’entreprise d’économiser 60 GWh par an et le gain de plus de 18 000 tonnes de CO2 par an pour ses quatre unités de séchage. L’État souligne que ce projet s’inscrit «dans un programme plus global à l’échelle du groupe Tereos pour la mise en place d’une stratégie de performance énergétique et de décarbonation globale».
En région Bretagne, c’est un autre projet visant à réduire les consommations énergétiques d’un site industriel qui a été récompensé. Spécialisé dans la transformation du lait cru pour la fabrication de composés, l’usine Armor Protéines de Saint-Brice (35) envisage la refonte de ses procédés de transformation en visant à la fois «un doublement de la production», «tout en optimisant ses consommations énergétiques».

Un nouvel appel à projet en 2021
Après la présentation de ces seize premiers lauréats, le gouvernement devrait en présenter un second lot «d’ici février», expliquait ses représentants le 17 décembre. Dans la continuité, de nouveaux appels à projets en faveur de la décarbonation de l’industrie seront lancés «au premier trimestre 2021», annonce-t-il. Il s’agira, à cette occasion, de récompenser des entreprises engagées dans l’amélioration de leur performance énergétique au sens large, ou avec un projet de production de chaleur biomasse.

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