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Sana Terra : le premier exercice a tenu ses promesses

La première assemblée générale de la coopérative Sana Terra a eu lieu à Rosières le 5 décembre.

© AAP

C’est devant une salle bien remplie que la coopérative Sana Terra a tenu sa première assemblée générale le 5 décembre à Rosières en Santerre sous la présidence de Xavier Pinchon. Un an plus tôt, les adhérents avaient validé la fusion avec une forte proportion pour le oui : 81 % des adhérents de la coopérative de Rosières et 96 % des adhérents de la Santerroise.
Xavier Pinchon a reconnu les difficultés rencontrées au cours de ce premier exercice. Tant que le protocole de fusion n’avait pas été adopté par les deux assemblées de décembre 2011, chaque entité a continué d’exister comme avant : gestion de la collecte, contractualisation des ventes, facturation et gestion du personnel. C’est seulement à compter du 1er janvier 2012 que les moyens techniques et humains ont été associés et regroupés. Ce qui a entraîné un surcroît de travail de la part du personnel administratif. C’est seulement en cette fin d’année qu’un rythme de croisière s’est instauré. «Ce premier exercice a vu également la confirmation du choix de Cérémis pour la commercialisation et de Sicapa pour les approvisionnements», a souligné Xavier Pinchon.

80% des blés destinés à la meunerie
Sana Terra a collecté 160 300 T avec la récolte 2011. Ce volume est inférieur au cumul des deux entités lors de la récolte précédente en raison de rendements moyens dans la Somme qui se sont traduits par des écarts sensibles entre le Santerre et le Doullennais. Heureusement, la qualité étant au rendez-vous, la valorisation des blés a été réalisée à 80 % vers la meunerie, jamais une telle proportion de sa collecte n’avait été destinée à ce type de débouché.
En effet, 55 300 T ont été mises en marché au titre des variétés recommandées par la meunerie correspondant au haut de gamme de la production et 67 500 T au titre des blés panifiables «meunerie française» et BPS essentiellement destinées à l’exportation vers les moulins belges ou hollandais.
«Notre cœur de métier est donc bien la meunerie avec le classement variétal à la réception, en variété pure ou en mélange, selon les possibilités», a rappelé Benoît Dewas, directeur. Entrent dans la catégorie des blés VRM, les variétés Bermude, Prémio, Alixan, Apache, Arezzo puis dans des proportions moindres Selekt, Nirvana et Soissons. Cette catégorie bénéficie du label Rouge dont le taux minimum de protéines est fixé à 11,5 %. Destinées essentiellement à la meunerie française, ce classement montre le niveau d’exigence requis.
A noter que Sana Terra n’est pas fournisseur de l’amidonnerie Syral de Nesle compte du niveau de qualité supérieur qu’elle met en marché par rapport au standard des blés travaillés en amidonnerie.

La reconquête du territoire historique
«Nous avons l’ambition de rester le collecteur historique de nos territoires», a lancé Benoît Dewas. Sana Terra est désormais réorganisée que ce soit en terme de force de vente ou de capacité à faire face aux défis techniques comme à répondre aux agressions de la concurrence.
Elle s’appuie pour cela sur la qualité des productions du Santerre, son territoire très productif et la taille des exploitations.
La situation financière est saine au regard de l’EBE qui a atteint 1,643 million d’euro, supérieur aux prévisions. Après distribution des compléments de prix, le résultat net est ressorti à 490 649 euros. Le fonds de roulement est de 9, 5 millions d’euros soit environ 15 % du chiffre d’affaires contre une recommandation de 5 à 10 %. Grâce à un faible endettement, la capacité d’autofinancement était de 1, 057 million.
Sana Terra est situé dans un secteur convoité. La concurrence y est présente. «Nous payons cash les livraisons et vous êtes sûrs d’être payés», a rappelé Benoît Dewas.
Pour sa part, Xavier Pinchon a expliqué que le conseil d’administration avait mis en place trois commissions qui auront pour mission : les investissements, la vie de la coopérative et la communication, les finances. «Nous disposons d’un outil exceptionnel, nous avons de nombreux atouts à faire valoir et nous avons votre confiance pour atteindre nos objectifs», a-t-il conclu.

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