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Sangliers : la Fédération des chasseurs s'attaque aux points noirs

Plus de 300 ha de cultures endommagées par les sangliers l'an dernier.

© AAP

"Faute de fruits forestiers, les sangliers se nourrissent dans les champs, et les dégâts sont inquiétants", déplore Michel Randjia, président de la commission dégâts de gibier de la Fdsea. Face à cette situation, Yves Butel, président de la Fédération des chasseurs, a organisé une réunion de travail avec les représentants de la Ddtm et de la Fdsea. «Les dégâts de sangliers ont explosé en 2012 pour différentes raisons. Certes, il y a l’absence de fruits forestiers, mais il faut ajouter à cela les conditions climatiques et aussi l’augmentation du prix des denrées», analyse Yves Butel.
Il a cité quelques exemples marquants. «Pour le maïs grain, on est passé de 20 ha détruit en 2011 à 57 ha en 2012, soit une augmentation de 185%. Pour le maïs fourrage on est passé de 33 ha à 70 ha, soit une augmentation de 112 %. Pour l'année 2012, ces dégâts représentent une surface de 309 ha et un montant de 395 080 euros».
Il faut savoir que 60% des dégâts sont concentrés sur seulement trente communes. La Fédération des chasseurs entend donc s’attaquer aux points noirs.
Ce sont : la vallée de la Somme (Méricourt, Chipilly, Etinehem….) ; le Marquenterre, Rue, Crécy, Nouvion, Abbeville et la périphérie ; la vallée de la Bresle; Conty ; la zone de miscanthus. Il convient aussi de rester prudent aussi sur les secteurs de Lucheux, Boves et Bouchavesnes Bergen (voir carte).

Des mesures préventives
Les représentants de la Fédération des chasseurs ont proposé plusieurs mesures préventives pour limiter les dégâts causés par les sangliers aux cultures.

Sur les points noirs
- L’utilisation d’un répulsif (corvidés) de semences pois et maïs. 300 doses seront offertes par la Fédération des chasseurs. Et un prix préférentiel de 20 €/ha au lieu de 31 €/ha pour les agriculteurs se réclamant de la Fédération des chasseurs.
- La pose systématique de clôture sur demande et une incitation à en poser en fonction du degré de vulnérabilité. L’équipe de la Fédération des chasseurs va être renforcée de deux binômes et les clôtures seront renforcées de deux fils autour des cultures sensibles.

Sur les autres zones
Une indemnisation sera proposée aux exploitants qui acceptent de poser les clôtures.

Des mesures pour la chasse
La chasse en battue en plaine pourra se faire avec trois personnes au minimum au lieu de cinq.
La fédération des chasseurs veut inciter à chasser entre le 15 août et l’ouverture générale le 15 septembre. Tout bracelet prélevé à cette période sera remboursé.
Pour combler le déficit budgétaire de 2012 le prix du timbre grand gibier sera augmenté de 20% passant de 15 à 18 €. Et le prix des bracelets sangliers sera différencié selon trois zones : 45 euros, 60 euros et 75 euros. Sachant que pour favoriser les chasseurs de plaine, pour toute attribution inférieure à deux bracelets, le prix du bracelet restera à 45 euros.
Lors de cette réunion, les représentants de la profession agricole - Michel Randjia, Jérome Prévost, Philippe Boutin, représentants la Fdsea, et Vincent Duchemin pour les jeunes agriculteurs - ont vivement réclamé que tous les moyens soient pris pour réduire les dégâts aux cultures. «L’agriculture doit rester une priorité, seule une baisse significative des populations de sangliers permettra de maîtriser le volume excessif des dégâts. Nous resterons très vigilants, c’est à vous de prendre vos responsabilités», a déclaré Michel Randjia.
Il a enfin indiqué qu' une concertation aura lieu avec les départements de l’Oise et de l’Aisne et que des décisions s'imposeront en fonction de l’évolution de la situation.

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