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Sans eux, pas de rallye du Touquet

Du 14 au 16 mars, la 59e édition du rallye du Touquet emprunte les routes de l’arrière-pays du Montreuillois. Les agriculteurs et maires des communes qui seront traversées sont bien placés dans l’organisation.

Des pilotes chevronnés, tels que les locaux Stéphane Lefebvre, Adrien Van Beveren ou encore Yoann Bonato, le champion de France des rallyes 2017 et 2018, vont s’affronter sur les routes de l’arrière-pays montreuillois.
Des pilotes chevronnés, tels que les locaux Stéphane Lefebvre, Adrien Van Beveren ou encore Yoann Bonato, le champion de France des rallyes 2017 et 2018, vont s’affronter sur les routes de l’arrière-pays montreuillois.
© F. DUVAUCHEL

Parce qu’il est le premier dans le calendrier du championnat de France des rallyes, et que l’on retrouve quelques grands noms ou espoirs de la discipline au départ, le rallye automobile du Touquet, qui se court du 14 au 16 mars, donne le ton d’une saison qui s’annonce «explosive». Des pilotes chevronnés, tels que les locaux Stéphane Lefebvre, Adrien Van Beveren ou encore Yoann Bonato, le champion de France des rallyes 2017 et 2018, vont s’affronter sur les routes de l’arrière-pays montreuillois, au milieu d’autres pilotes, amateurs en majorité.
Ce mélange des genres, entre pilotes amateurs, semi-pro, voire professionnels, «c’est l’une des particularités des sports mécaniques, constate Jean-Marc Roger, le président du comité d’organisation. On ne retrouve pas forcément cela dans d’autres disciplines». Au départ de cette 59e édition, qui se veut fidèle aux précédentes, malgré quelques changements dans les parcours, ils seront 132 équipages en lice dans la catégorie moderne et 38 binômes dans la catégorie des voitures historiques de compétition.

Des conditions de course très cadrées
Pas moins de vingt-cinq communes vont être traversées par les pilotes. Auparavant, il aura fallu plusieurs semaines de concertation entre les collectivités, l’administration et les membres du comité d’organisation pour définir la carte des parcours. «L’idée de départ est de trouver des parcours qui créent le moins de nuisances possible», explique Jean-Marc Roger. L’organisation des «spéciales» - il y en a quatorze réparties sur deux jours - demande en effet que certaines portions soient entièrement fermées à toute circulation jusqu’à 2h30 avant le passage des concurrents, et ce, jusqu’à ce qu’une voiture damier signale la fin de la course.
En dehors de ces spéciales, les concurrents empruntent le réseau routier classique, et sont invités à respecter les règles du Code de la route : «Chaque voiture est équipée d’un boîtier qui la géolocalise, et qui permet donc de savoir ce qu’elle fait à tout moment. On évite ainsi que certains concurrents ne fassent n’importe quoi en dehors des courses», explique l’organisateur.

Un travail de concertation avec les élus locaux
Quant au rôle des maires dans la définition des parcours, «sans eux, il n’y aurait pas de rallye, assure le président du comité d’organisation. Au fil des années, la confiance s’est installée avec eux, et tout se fait en bonne intelligence, avec de la concertation. Si nous sommes fidèles à ces parcours, c’est parce que nous recevons un bon accueil. Les changements d’une année sur l’autre sont mineurs». Président délégué de la FFSA et de la Ligue des Hauts-de-France, Jean-Paul Maillard est également reconnaissant de la relation établie avec les élus locaux : «Le contact avec les maires des communes est parfait. Nous avons travaillé dans le même sens. Que tous soient remerciés pour leur aide.»
Dans l’ombre, s’ajoutant aux 90 membres du comité d’organisation, aux commissaires de course - ils seront 150 - et aux personnels officiels, d’autres acteurs sont également sollicités en amont. «Ce sont en effet les agriculteurs du secteur qui nous fournissent et nous installent les balles de paille qui servent à protéger le parcours», décrit Jean-Marc Roger. Se comptant par centaines en fonction des secteurs où se tiennent les spéciales, ces mêmes balles servent aussi à créer des chicanes sur des trajets déjà bien sinueux et étroits.

Une soixantième édition encore plus grande en 2020
Sitôt la 59e édition terminée, les organisateurs du rallye du Touquet seront dans les starting-blocks pour l’organisation de l’édition 2020. Une épreuve forcément singulière, puisqu’il s’agira de son soixantième anniversaire. «On voudrait faire un gros événement, prévient Jean-Marc Roger. Nous en avons déjà quelque peu parlé, et nous avons plein d’idées, comme celle d’inviter des pilotes qui ont marqué l’histoire du sport automobile.» L’idée d’un parcours empruntant les rues de la station des quatre saisons pourrait également faire partie des options envisagées.

Un agriculteur d’Estrée engagé dans la course

Après avoir été éloigné des deux dernières éditions «pour des raisons de santé», Marc Andrieux s’alignera de nouveau au départ du rallye du Touquet. Avec son fils Vincent, c’est au volant d’une  BMW 323i que cet agriculteur, installé à Estrée, s’engagera sous le dossard 222. Le pilote et son copilote participent dans la catégorie «véhicule historique de compétition» (VHC), leur voiture datant de 1983. Pour ce local, autant dire que les routes empruntées n’ont pas grand secret. Passionné de sport, Marc Andrieux a longtemps pratiqué le football, avant de bifurquer vers la course automobile, vers l’âge de trente-cinq ans, participant jusqu’à une dizaine de courses par an. Aujourd’hui, à soixante ans, il admet courir d’abord pour le plaisir, sans pour autant dédaigner la compétition. Son objectif pour ce premier rallye de la saison 2019 est d’entrer au moins dans le top 10 de l’épreuve, «tout en s’amusant». Et d’ajouter : «C’est un plaisir avant tout.» Participer à des courses automobiles est pour lui comme une «soupape» : «Cela me permet de ne plus penser au travail et de me sortir du quotidien.» Au volant, le pilote admet toutefois faire preuve d’une grande concentration, et souligne l’effort physique : «C’est nécessaire, si l’on veut être performant. Rouler vite, c’est facile. Rouler très vite pour gagner les secondes qui vont faire la différence, c’est encore autre chose.»

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