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Événement
Sia 2026, le «salon du rebond»

Les organisateurs du Sia ont dû, en urgence, adapter l’offre du Salon en raison de l’absence des bovins.

La 62e édition du Salon international de l’agriculture (Sia), qui se tiendra du 21 février au 1er mars, sera inédite et particulière à plusieurs titres. En premier lieu, cela était connu depuis presqu’un an, car le Parc des expositions de la Porte de Versailles étant en travaux, la géographie du Sia s’en trouve bouleversée avec la fermeture du Hall 3 et du Hall 2 cette année, puis du Hall 2.2 après cette édition. Les travaux vont durer plusieurs années pour un retour à une disposition totale des espaces pour 2029.

Espace «Agric’culturel»

À cette question de logistique, ce sont ajoutés des sujets plus conjoncturels. D’abord, la crise sanitaire bovine (DNC) qui a conduit l’ensemble de la filière bovine à prendre la décision de ne pas faire venir d’animaux au Sia. Les filières, les organismes de sélection, les éleveurs seront bien présents, mais sans vaches, veaux et taureaux. Le Hall 1 accueillera les ovins, les caprins, et les races porcines, avec le Concours général agricole (CGA) pour ces races. Son agencement est réaménagé, non pas en raison de l’absence des bovins, mais des travaux du Parc. La fermeture du Hall 3 a conduit les organisateurs à réunir l’ensemble des pavillons régions et internationaux dans le Pavillon 7 : le 7.3 et le 7.2 accueilleront les régions de France de métropoles et des Outre-Mer, le 7.1 sera le Pavillon international avec 30 pays représentés, dont 12 pavillons nationaux. À noter un pays nouveau venu : la Mongolie, qui sera présente pour la première fois. La Côte d’Ivoire sera le pays à l’honneur. Cinq pays ont d’ores et déjà déposé leur candidature pour être pays à l’honneur en 2027 : l’Indonésie, la Suisse, l’Italie, la Serbie et la Chine.

Les races équines restent dans le Hall 6, et le CGA pour les animaux de compagnie accueillera 1 000 chiens et 250 chats dans une partie du Hall 4. Le reste du Hall 4 et les Hall 5.1 et 5.2 sont consacrés aux services à l’agriculture, aux interprofessions, à l’enseignement agricole et aux filières végétales.

Plusieurs animations sont programmées du traditionnel baptême de Moiss’Bat’ à la création d’un mini Poney Club. Autre innovation, un espace «agric’culturel’, avec salle de cinéma, librairie, cabinet de curiosité, kiosque à musique, …» «Parce que ‘cultiver’ et ‘se cultiver’ entretiennent des liens depuis toujours, le Salon international de l’agriculture célèbre ces racines communes» précisent les organisateurs.

Espace de dialogue

Mais le Sia c’est avant tout la rencontre entre les agriculteurs, les Français (consommateurs et citoyens), et les dirigeants politiques. Les visites officielles sont un des moments forts du Salon. «En cinq ans, nous sommes passés de 42 à 80 visites institutionnelles», rappelle Arnaud Lemoine, directeur du Centre national des expositions et concours agricoles (Ceneca), la structure qui possède le Sia.

Si les hommes politiques sont tous les bienvenus, «ils viennent chez nous. Ils ont certes des droits, mais aussi des devoirs». Le Sia a établi une charte, acceptée par les partis pour la bonne organisation de ces visites avec deux points forts : pas de visites avant 8 h du matin, et des délégations limitées à 25  personnes. «Ce salon doit être un lieu de rassemblement de tous les agriculteurs, un espace de reconnaissance, de visibilité, et de dialogue» conclut Jérôme Despey, président du Sia. Et de rappeler le slogan retenu : «Venir c’est soutenir». «C’est un message collectif, simple et sincère. Venir c’est soutenir les éleveurs, les agriculteurs, les filières. Ce salon sera le salon du rebond», a-t-il conclu.

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