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Promotion
Sia 2026 : une affiche qui rassemble malgré tout

Dans un contexte particulièrement tendu pour l’élevage français, le Salon international de l’agriculture (Sia) a dévoilé une nouvelle affiche pour l’édition 2026. Pensée comme un hommage collectif aux éleveurs et à leurs races, elle illustre l’esprit de solidarité d’un événement qui reste un moment fédérateur de la vie agricole française.

Cette année, et c’est exceptionnel, le Sia n’accueillera pas de bovins en raison de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), qui a conduit les organismes de sélection des races bovines à renoncer à présenter leurs animaux dans les différents concours. Pour la première fois dans l’histoire du Salon, il n’y aura donc aucun bovin présent.

Face à cette réalité, les organisateurs ont fait le choix d’une communication forte, repensée : une affiche représentant symboliquement les 36 races bovines françaises, accompagnées de figures humaines. Ce visuel ne se contente pas de remplacer la présence physique des animaux, il affirme clairement un message de soutien aux hommes et aux femmes qui font vivre l’élevage.

Un message positif dans une période difficile

Le Sia 2026 s’inscrit dans un contexte sanitaire et humain complexe pour l’élevage, mais l’affiche choisie veut renverser la perspective : loin d’être un simple élément de communication, elle devient un vecteur d’encouragement. Soutenir les filières, les territoires et les métiers agricoles, c’est redonner à voir une agriculture résiliente, diversifiée et fière de ses traditions et de ses innovations. La direction du Salon mise sur ce message pour rappeler que, même en l’absence des bovins, l’événement reste un rendez-vous essentiel du monde agricole. Plus de 1 100 exposants et près de 3 500 animaux d’autres espèces seront présents du 21 février au 1er mars à Paris Expo – Porte de Versailles.

Des critiques, mais un soutien majoritaire du monde agricole

Certains critiques ont profité de l’absence des bovins pour remettre en question la pertinence de l’événement ou appeler au boycott, jugé par certains comme une perte de sens dans ce contexte inédit.

Ces appels reflètent les inquiétudes d’une partie de la profession face aux crises structurelles et sanitaires qui secouent le secteur. Pour autant, l’essentiel des acteurs agricoles perçoit l’initiative du Salon comme un geste positif et rassembleur. Nombre d’éleveurs voient dans ce choix une manière de maintenir le dialogue avec le public et les professionnels, et de rappeler la richesse et la diversité de l’agriculture française.

Plateforme d’échanges, d’innovation et de solidarité

Le Salon international de l’agriculture n’est plus seulement une exposition ; il est devenu un grand rendez-vous de promotion, d’échanges et de solutions pour l’agriculture de demain. Sous la bannière «Générations Solutions», l’édition 2026 entend célébrer les innovations, les initiatives durables, et les agriculteurs qui relèvent les défis contemporains tout en préservant les savoir-faire.

Aux côtés de l’exposition principale, des espaces comme Sia’Pro valorisent les technologies et solutions au service des exploitations, renforçant ainsi l’image d’un secteur en mouvement et tourné vers l’avenir.

 

Les Chambres d’agriculture défendent «de la solidarité», «pas de division»

C’est un rappel à l’ordre que Chambres d’agriculture France (CdAF) a adressé à tous ceux qui sont tentés et qui ont décidé de bouder et même boycotter le Salon international de l’agriculture (Sia). «Nous avons besoin de solidarité, pas de division», indique la tête de réseau des chambres consulaires qui appelle à l’unité : «Boycotter le Salon de l’agriculture, c’est se tromper de combat. Le Salon constitue un enjeu économique majeur pour la valorisation de nos produits et de nos productions». Dans le viseur de Sébastien Windsor, le président de CdAF : la Chambre des Ardennes, tenue par la Coordination rurale, mais aussi d’autres structures comme les conseils départementaux de l’Ariège, Corrèze et Haute-Vienne ou encore l’Organisme de sélection du Mouton Charollais qui ont décidé de ne pas envoyer de délégation au Salon. «Dans un contexte déjà très difficile le lien Agriculture-Société est nécessaire plus que jamais», insiste le communiqué de CdAF.

 

Le président du Sia veut discuter  avec les autres présidents de salons

À l'occasion d'une conférence de presse, le 21 janvier, le président du Salon de l'agriculture (Sia), Jérôme Despey, a fait part de son souhait de discuter avec les présidents des autres salons agricoles incluant des animaux d'élevage. Alors que la venue des bovins a été annulée quelques semaines avant l'ouverture de la prochaine édition du Sia pour cause de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), le président du Sia souhaite d'abord discuter de protocole sanitaire.
Pour rappel, la DGAL (ministère de l'Agriculture) avait donné son accord à la venue des bovins du salon, mais les organismes de race y ont finalement renoncé, par précaution et «solidarité» avec les éleveurs touchés. Jérôme Despey veut travailler sur des manières de «vivre avec les épizooties». Par ailleurs, le président du Sia, qui souhaite développer la présence des professionnels sur son événement, veut aussi travailler à des «complémentarités» avec les autres salons, «pour ne pas avoir de concurrence» et pour «garder des salons professionnels qui ne nous échappent pas».

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