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Silos : les betteraviers d'Ailly-sur-Noye s’informent

Une quinzaine d’agriculteurs du canton d’Ailly-sur-Noye étaient présents le 17 juin à Louvrechy, à l’invitation de Thomas Montaigne, président cantonal, pour tout savoir sur l’enlèvement, le déterrage et la protection des silos de betteraves.

Jean-Jacques Fatou, directeur adjoint de l'Asbs : «La durée moyenne de campagne pour les planteurs de la Somme a été de 113 jours contre un objectif annoncé de 125 jours.»
Jean-Jacques Fatou, directeur adjoint de l'Asbs : «La durée moyenne de campagne pour les planteurs de la Somme a été de 113 jours contre un objectif annoncé de 125 jours.»
© AAP

Les betteraves produites dans le secteur d’Ailly-sur-Noye sont destinées aux sucreries de Boiry (groupe Tereos) et de Roye (Saint Louis Sucre). «A noter au passage qu’en 2014, la durée moyenne de campagne pour les planteurs de la Somme a été de 113 jours (111 jours en moyenne France) contre un objectif annoncé de 125 jours, voire plus,dans la perspective de l’après quota», a souligné Jean-Jacques Fatous, directeur-adjoint du syndicat betteravier de la Somme.
Une fois cela dit, le directeur-adjoint du syndicat a évoqué la problématique des enlèvements de silos, qui diffère selon les lieux d’implantation : chemin d’exploitation, voie communale ou route départementale. Depuis 1999, un arrêté du Conseil départemental fixe les modalités sur ces dernières. Il fait actuellement l’objet d’une mise à jour. «Il faut se féliciter du bon état d’esprit dans lequel se déroule la concertation entre l’Asbs et les services du Conseil départemental», a-t-il précisé.
Concrètement, quand les camions sont autorisés à stationner sur la chaussée, des panneaux de signalisation sont à poser et l’auteur des salissures est tenu de les ramasser. Une demande d’autorisation doit être faite au préalable par le planteur auprès du service de voirie du Conseil départemental. L’autorisation devant être portée ensuite à la connaissance de la sucrerie.

Toutes les betteraves seront déterrées
Pour ce qui est du déterrage, il faut savoir que, dès cette année, la totalité des betteraves de la Somme devront être déterrées : 80% par des déterreurs à trémie, 20% par des avaleurs de silos. Si l’avaleur respecte mieux la betterave lors du chargement, l’Asbs insiste sur ses limites techniques. En effet, l’utilisation d’un avaleur impose de confectionner des silos de 10 m de largeur au maximum. Ce qui allonge de 40 à 50% la longueur des silos, et qui génère, dans de nombreuses situations, un allongement de l’aire de stationnement des camions, dont le coût varie entre 10 à 20 euros le m². Par contre coup, elle ne permet pas la reprise sur des aires stabilisées en dur. «Pour l’instant, les innovations techniques des constructeurs de déterreurs pour améliorer ces deux points tardent à arriver», a constaté Jean-Jacques Fatous.
Enfin, sur la protection des silos, l’intérêt d’un bâchage de précaution a été étudié, notamment par Saint Louis Sucre. Il s’avère que l’utilisation d’un toptex apporte un gain économique non négligeable sur la réduction de la terre et une meilleure conservation.Ce type de bâchage, qui peut durer plusieurs semaines, exclut totalement la traditionnelle bâche plastique noire. Celle-ci n’étant utilisable que dans les cas d’annonce de gel et pour une courte période. «Les accords interprofessionnels prévoient que toute betterave stockée en silo bâché,à la demande de la sucrerie,et qui serait gelé, sera éliminée avant le chargement, pesée et payée normalement au planteur», a précisé Jean-Jacques Fatous. A l’inverse, un silo présentant des betteraves gelées en cas de non bâchage, ne serait plus considéré comme loyal et marchand !

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