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Sitpa : une nouvelle grille de prix pour trois ans

Le groupement des livreurs de la Sitpa a tenu son assemblée générale à Rosières-en-Santerre.

Vincent Boisseau, président du groupement : «nous voulons garder confiance en l’avenir 
de la production».
Vincent Boisseau, président du groupement : «nous voulons garder confiance en l’avenir
de la production».
© AAP

L’assemblée générale du Groupement des producteurs de pommes de terre livrant l’usine Sitpa à Rosières en Santerre s’est déroulée le 3 juin sous la présidence de Vincent Boisseau. A propos de la campagne en cours, ce dernier a souligné que la récolte 2013 devrait être terminée dans un mois. Il faut remonter à 2009 pour trouver des niveaux de matière sèche inférieurs à ceux de cette année hormis "les premières" qui, avec 22,33 % de MS ont été jugées «pas mal». En revanche, la Bintje, avec 21,29 % a été inférieure de 0,6 point à la moyenne des huit récoltes (de 2006 à 2013 incluses). Fontane et Astérix, souvent proches de 25 %, ont à peine dépassé les 23 % et ont été jugées décevantes. «Cela étant, ces niveaux de matière sèche ont quand même dépassé, dans tous les cas, la référence contractuelle», a indiqué Vincent Boisseau.
Maintenant que le prix est le même pour toutes les variétés, le chiffre d’affaires dépend directement de la richesse en matière sèche. A ce titre-là, la Bintje a beaucoup perdu de son intérêt face à la Fontane et à l’Astérix. «En année normale, entre une Bintje qui produit 50 T par ha à 22 % de MS soit 11 T de MS par ha et une Astérix qui produit 55 T à 24 % soit 13,2 T de MS par ha, l’écart de 2,2 T de MS par ha représente une différence de chiffre d’affaires de 20 % !», a détaillé Vincent Boisseau.
Un prix, pour la récolte 2013, qui n’avait pas été validé par le groupement et qui a eu pour conséquence directe une baisse du tonnage contractualisé de quatre mille tonnes soit 18,2 % en moins par rapport à 2012 et 2011. Pour la récolte 2014, le tonnage sous contrat s’affiche à hauteur de 17 400 T avec un objectif de tonnage travaillé de 21 500 T. «On est loin des 26 à 28 000 T travaillées annoncées il y a quatre ou cinq ans», a regretté Vincent Boisseau.

Accord de prix sur trois campagnes
Les dernières négociations ont abouti à deux décisions majeures. D’une part, la grille de prix est établie pour les trois récoltes, 2014, 2015 et 2016. D’autre part, une augmentation de cette grille de prix, unique pour toutes les variétés, de 11 % en 2014 par rapport à 2013, de 6 % supplémentaires en 2015 par rapport à 2014. La grille 2015 sera reconduite en 2016.
Les négociateurs du groupement espéraient un rattrapage sur les paiements de la récolte 2013 et souhaitaient une augmentation plus élevée au fil des trois années, considérant que leur industriel est en retard sur les évolutions des autres industriels. Dès 2014, le tonnage contractualisé sera limité à 17 000 T. «Cette limitation sera sans incidence sur les contrats signés puisqu’elle est absorbée par les arrêts», a indiqué Vincent Boisseau. A noter qu’à compter de 2015, une part de l’augmentation (1 %) sera liée au respect du cahier des charges ‘Préférences’.
«Nous percevons l’inquiétude des dirigeants du site de Rosières et nous sommes inquiets aussi vue l’évolution des tonnages mais nous voulons garder confiance en l’avenir de la production», a plaidé Vincent Boisseau. La signature de l’accord sur le plant de ferme par les deux dernières familles de la filière pommes de terre est imminente pour une application dès cette année pour trois ans. «Une déclaration des hectares plantés avec du plant de ferme devra être faite à la Sicasov pour le 30 juin», a conclu Vincent Boisseau.

ZOOM

Nestlé s’engage dans l’agro-écologie

Le cahier des charges "Préférence" mis en place par Nestlé depuis plusieurs années, va connaître une nouvelle version avec l’intégration d’un volet "agro-écologie" en complément au volet "développement durable" de la version précédente.
Deux sites pilotes à Rosières et un autre à Wiencourt ont été plantés en haies en cours d’année. «Aux abords de Rosières, les haies sont déjà visibles», a précisé Bertrand Rault, responsable des approvisionnements du site de Rosières.
A l’automne, six haies multifonctionnelles et cinq aménagements arborés anti-érosion auront été effectués. Cette initiative permettra à la marque Mousline de communiquer sur l’engagement des producteurs locaux dans la démarche par une mention particulière sur les emballages.
Les perspectives 2014-2016 visent à accompagner le tiers des producteurs de la Sitpa qui se sont dits prêts à participer volontairement au projet et qui ont des surfaces exploitables.
Pendant cette période, Mousline compte bien développer la collaboration avec les chambres d’agriculture, les Agence de l’eau, le Centre national de la propriété forestière, etc…

Deux groupes de travail
Un premier groupe de travail entre la Sitpa et le GPS abordera la production de biomasse. «La chaudière consomme 45 000 plaquettes issues d’un rayon de 100 kms autour de l’usine. Notre ambition est de s’approvisionner plus près», a expliqué Vincent Gauteron, un des responsables du projet. Un tiers des adhérents est intéressé par la démarche. Plus de la moitié d’entre eux possède des surfaces exploitables qu’ils sont tous prêts à dédier soit à la plantation de haies, de bois ou de taillis, à courte ou à très courte rotation. Ce qui représente un potentiel d’une cinquantaine d’hectares.Un deuxième groupe planchera sur les mesures agro-écologiques. A la clef de la réflexion, la constitution d’un Giee sur le thème de la protection des sols et de la qualité de l’eau. Seront analysés les techniques de protection des cultures : bas-volume, pratiques alternatives, outils d’aide à la décision et gestion des déchets, la protection des sols : matière organique, mélange de Cipan, la gestion de l’irrigation, la modernisation de l’exploitation sous l’angle de la formation de l’exploitant et/ou du salarié et de la diversification et enfin, l’environnement et les pratiques agro-écologiques : agro-foresterie, implantation de haies et énergies renouvelables. «En 2017, notre ambition est que l’ensemble des producteurs soit engagé dans l’agro-écologie pour répondre ensemble à une réelle attente des consommateurs», a conclu Bertrand Rault

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