Aller au contenu principal

Sodiaal ouvre le bal de la gestion de l’après-quotas

Le groupe coopératif ne veut pas augmenter sa production à tout prix, mais avant tout sécuriser ses débouchés.

«Tout le lait produit doit être associé à un marché, ce principe vital guidera toutes nos décisions», insiste Damien Lacombe, président de Sodiaal.
«Tout le lait produit doit être associé à un marché, ce principe vital guidera toutes nos décisions», insiste Damien Lacombe, président de Sodiaal.
© AAP

Le 1er avril 2015, c’est demain. A cette date la filière laitière entrera dans une nouvelle phase, avec la fin du régime des quotas laitiers. Le marché sera libéralisé et chaque entreprise devra gérer ses volumes de lait collectés. En conseil d’administration pour les coopératives et dans une relation contractuelle avec les organisations de producteurs chez les privés.
Le 18 juin, Sodiaal, première coopérative laitière française, a ouvert le bal lors de son assemblée générale à Paris, en expliquant comment elle comptait s’y prendre. Son ambition n’est pas d’ouvrir grand les vannes de la production, bien au contraire : si elle va permettre à ses adhérents de produire plus, la coopérative veut avant tout sécuriser ses débouchés.
Au 1er avril 2015, chaque producteur Sodiaal disposera d’un volume à produire équivalent à son quota. Ceux qui veulent augmenter leur production devront le demander à la coopérative grâce à un site internet dédié. Dans le cas de fortes augmentations, la coopérative demandera à l’agriculteur d’expliquer son projet sur cinq ans, avant de les étudier. Les jeunes qui s’installent peuvent demander jusqu’à 300 000 litres à produire. Pour eux, Sodiaal est en train de mettre en place des mesures d’accompagnement «technique, économique et humain».

L’Asie absorbera les volumes supplémentaires
Pour la saison 2014-2015, dernière année sous le régime des quotas, les augmentations de volumes accordés par Sodiaal sont limitées, avec tout de même un déplafonnement de la collecte en été. Trop limitées, aux yeux de certains adhérents, qui aimeraient augmenter leur production dès 2014. «Que font les autres entreprises, privées comme coopératives ? Ne risque- t-on pas de laisser les autres prendre des marchés ?», ont questionné plusieurs éleveurs lors de l’AG du groupe coopératif.
Des questions que comprend Damien Lacombe, qui persiste dans sa prudence. Les marchés commencent à ressentir l’augmentation de la collecte mondiale tirée par les prix élevés, et si les prévisions restent optimistes à court terme, personne n’ose faire de pronostics à plus longue échéance.
L’inconnu sera notamment la croissance du marché asiatique. Aujourd’hui, la demande est exponentielle et les prix fortement rémunérateurs. Mais le marché international est aussi très volatil. Un débouché que Sodiaal veut assurer grâce à son partenariat avec Synutra, dont le président Zhang Liang avait fait le déplacement à Paris. Expliquant qu’il venait en France car il était assuré d’y trouver «des volumes et de la qualité», Zhang Liang a tenu à rassurer les coopérateurs sur le prix d’achat du lait, rappelant que le coût de production d’une tonne de lait en Chine était de 600 euros.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Foire de Pâque Montdidier
A Montdidier, une foire de Pâques entre tradition populaire et vitrine agricole, malgré l’absence de concours

Dès les premières heures de la matinée, ce lundi 6 avril, les rues du centre-ville de Montdidier vont se remplir pour la…

Le sol doit être ressuyé pour la préparation du lit de semences et suffisamment réchauffé pour optimiser la levée des plantes.
Lin fibre de printemps : bien préparer son semis

Le semis est une étape essentielle pour la réussite de la culture. Il conviendra d’assurer une bonne structure en travaillant…

Pour Julie Macron, membre des Jeunes agriculteurs de la Somme, cet après-midi  a permis de «familiariser les enfants avec notre quotidien d’agriculteurs».
Quand la visite à la ferme rime avec découverte et transmission

Le 10 mars, les élèves de CE1-CE2 de l’école de Bernaville ont enfilé leurs bottes pour une immersion à la ferme de Julie…

Denis Bully, président de la FDSEA de la Somme : en 2026 plus encore qu'en 2025, il ne faut planter que ce qu'on est  sûr de vendre.
Denis Bully : «Gérer la crise de la pomme de terre et ne pas l’amplifier»

Face à une crise inédite des excédents de pommes de terre, la filière s’organise pour écouler des volumes considérables en un…

Isabelle Dumont vend toutes ses fraises en direct, à la ferme et aux marchés.  Un contact avec les clients qu’elle adore.
Les fraises du Santerre rougissent à Crémery depuis près de cinquante ans

En cette fin de semaine, c’est la première cueillette de la saison aux Fraises du Santerre, à Crémery. Pierre Dumont y a fait…

Champagne : 40 % des bourgeons gelés

En zone champagne, 40 % des bourgeons auraient été détruits par le gel, selon l'interprofession. 

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde