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Soigner l’implantation du pois de printemps

La période d’implantation du pois de printemps approche. Étape clé de réussite pour favoriser le potentiel du pois, voici quelques conseils et points techniques de vigilances sur les pratiques constatées au travers d’une enquête de producteurs réalisée en 2017 (897 parcelles).

La qualité du semis et le choix de la date vont conditionner le rendement.
La qualité du semis et le choix de la date vont conditionner le rendement.
© D. R.



Le pois peut être soumis en fin de cycle à un stress hydrique qui limite la mise en place des composantes de rendements (durée de floraison, nombre d’étages de gousses, nombre de graines par gousse, PMG). Il est important de choisir une parcelle avec une réserve hydrique suffisante afin d’assurer une alimentation satisfaisante. Les sols superficiels ne sont pas adaptés et peuvent pénaliser le potentiel les années sèches. Selon l’enquête, 26 % des pois de printemps sont implantés en sol superficiel sur le Nord-Est de la France. Écarter également les sols argileux lourds où les risques de mauvaise mise en place des racines ou d’asphyxie racinaire sont plus importants.
Le choix d’une parcelle irrigable peut représenter un réel atout en cas de printemps chaud et sec, l’irrigation permet de prolonger la floraison et d’assurer le bon remplissage des gousses. Pour le pois, la valorisation de l’eau s’élève de 5 à 8 q/ha par tour de 30 mm. Ne pas irriguer avant début floraison (risque aphanomyces pour le pois).
Toujours en ce qui concerne le choix de la parcelle, il est recommandé d’opter pour une parcelle exempte d’aphanomyces. Ce pathogène persistant du sol peut en effet engendrer de lourds dégâts en cas de printemps doux et humide. Certaines légumineuses sensibles, même en couvert, peuvent favoriser ce pathogène.

Semer dans un sol bien aéré
Le pois nécessite un sol bien aéré sur les quinze premiers centimètres afin de faciliter le développement des racines et des nodosités, permettant une nutrition azotée et une alimentation hydrique optimales. Attention aux lits de semences trop fin dans les sols à risque de battance.
Un roulage conseillé sur pois : pour faciliter la récolte du pois (enfouissement des cailloux et nivellement du sol), un roulage peut être recommandé. Celui-ci doit être effectué après le semis ou au stade 3-4 feuilles du pois. Si vous appliquez un herbicide de prélevée, veillez à rouler avant l’application herbicide pour ne pas perturber son efficacité.

Semer tôt et dans des conditions ressuyées
Si les conditions le permettent, il est recommandé de semer le pois de printemps tôt, à partir du 20-25 février (cf. carte). L’objectif est d’éviter un cycle trop tardif, plus exposé aux risques de stress hydrique et thermique de fin de cycle (Températures > 25°C).
Selon les données d’enquête, 40 % des parcelles ont été semées au-delà des dates conseillées dans le Centre Est en 2017. Entre 2 et 5 q/ha de moins sont observés sur des semis tardifs. En cas de semis sur sol gelé, la graine germera lorsque les températures redeviendront favorables. La levée pourrait néanmoins être plus lente et hétérogène.

Ne surtout pas sur-densifier son semis
Un semis trop dense favorise la création d’un micro-climat humide à la base du couvert, favorable au développement de maladies. Une forte densité va également favoriser une compétition entre les plantes pour la ressource en éléments du sol et en eau, augmentant la sensibilité de la culture aux carences et au stress hydrique.
D’après l’enquête, 25 % des parcelles de l’Est de la France ont tendance à être semées trop dense.
Le pois de printemps doit être semé à 3-4 cm avec un écartement de 12 à 35 cm.
Pour les semences de ferme ou les lots bruchés, effectuer un test de faculté germinative pour adapter au mieux la densité de semis.

Une exigence moyenne en phosphore et potasse
Pour un potentiel de 45 q/ha, prévoir 36 kg/ha de phosphore et 52 kg/ha de potasse. En cas de pailles exportées, rajouter 10 kg/ha de phosphore et 60 kg/ha de potasse. Éviter les impasses, même si les symptômes de carences du pois sont souvent peu visibles, cela peut freiner le potentiel de la culture.
Pour les sols pauvres en magnésium, un apport de 30 à 60 kg/ha peut être envisagé. Ces doses d’apports restent à raisonner en fonction de la teneur de ces éléments du sol et de l’historique des apports dans la rotation.






Des cultures vulnérables au gel et au sec vers l’Est de l’Europe

L’endurcissement des céréales d’hiver est particulièrement faible en Allemagne et au Nord de l’Europe, à quoi s’ajoutent parfois des conditions sèches, a indiqué le 27 janvier le service de prévisions Mars de la Commission européenne. Conséquence d’un hiver doux, les cultures montrent une tolérance au gel «spécialement faible dans le Sud de la Suède, l’Allemagne, la Pologne, les pays baltes, la Biélorussie, le Nord-Ouest de la Russie et l’Ouest de l’Ukraine», selon un bulletin. Aucun cas significatif de dommages causés par le froid n’est jusqu’ici relevé dans l’UE. Le service de la Commission note, par ailleurs, un «manque persistant de précipitations» dans le Sud de l’Italie (dans les régions les plus importantes pour le blé dur) et dans de grandes parties de l’Allemagne, de l’Ouest de la Pologne et de l’Ouest de la Tchéquie, de grandes parties de la région des Balkans, de la Bulgarie, de la Roumanie, du centre et de l’Ouest de l’Ukraine, de l’Ouest de la Turquie et de l’Ouest du Maroc. Durant l’hiver, ces conditions affectent principalement l’humidité du sol et la régénération des eaux souterraines, plutôt que d’avoir un impact direct sur les cultures.

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