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Som'Innov : un soutien pour une agriculture plus résiliente

L’appel à projet 2019 «Som’Innov» du Conseil départemental de la Somme a récompensé quatre porteurs de projets en agriculture pour des modes de production innovants.

Les quatre lauréats de l’appel à projets 2019 Som’Innov ont été reçus par le Département et ses partenaires le vendredi 31 janvier pour un moment d’échange autour de leurs projets.
Les quatre lauréats de l’appel à projets 2019 Som’Innov ont été reçus par le Département et ses partenaires le vendredi 31 janvier pour un moment d’échange autour de leurs projets.
© V. F.



Quel est le point commun entre un producteur d’endives, des éleveurs d’insectes, des producteurs de pommes de terre adeptes de l’irrigation ou des éleveurs bovins ? C’est d’abord d’avoir osé se lancer dans des démarches innovantes puis d’avoir été, pour cela, accompagné par le Conseil départemental de la Somme au travers d’une dotation financière dans le cadre de l’appel à projets Som’Innov.  Fin de semaine dernière, élus du Conseil départemental, représentants de la Chambre d’agriculture de la Somme et leurs partenaires ont mis à l’honneur quatre entreprises lauréates de la 4e édition de Som’Innov, l’appel à projets destiné à soutenir l’innovation agricole. Avant cela, il aura fallu à chacun des lauréats passer par les étapes du dépôt de dossier (de mars à juillet), de leur examen par un comité technique (septembre) puis, par un jury (octobre), avant un vote par la commission permanente du Conseil départemental (décembre) et, enfin, la présentation officielle des résultats le 31 janvier à Amiens. Pour son président, Laurent Somon, l’engagement du Département ne doit rien au hasard : «Nous voulons faciliter l’émergence d’activités innovantes dans un secteur majeur de l’économie de notre département», a-t-il dit.

Résilience et innovation
Le sujet étant soumis à controverse, l’irrigation des parcelles de pommes de terre est le sujet qui a été retenu en premier lieu le jury de Som’Innov. À Rubempré, c’est sur la ferme familiale, et aidé par son expérience professionnelle à l’extérieur, que Tanguy Delaporte a développé un système de pilotage et de surveillance à distance de l’irrigation. Le but de son invention ? Réduire les risques pour la culture et l’utilisateur en cas de problème, et surtout apporter un soulagement dans l’organisation des chantiers d’irrigation. Le second projet récompensé vise également à réduire les efforts et les risques puisqu’il s’agit de l’investissement dans un container dédié à la production d’endives bios. À Monchy-Lagache, Thierry Duparcq et sa fille Marine ont investi dans ce type d’équipement pour développer la production d’endives grâce à un système original de gouttières mobiles sur étagères, et d’une salle de forçage. Grâce aux gouttières mobiles, le risque sanitaire est diminué, et la sélection des racines s’effectue plus finement. Les premières endives produites via ce procédé devraient être disponibles à partir de mi-mars, et satisfaire en priorité un marché local.
Le troisième projet récompensé est porté par l’entreprise LepidUP, derrière laquelle on retrouve trois associés. Il s’agit cette fois d’un élevage original - le premier dans le département de la Somme - puisque l’activité de Lepidup consiste à élever des chenilles bombyx eri destinées à l’alimentation des nouveaux animaux de compagnie (NAC) à partir de déchets végétaux dont les chenilles raffolent. L’aide obtenue par l’intermédiaire de l’appel à projet Som’Innov devrait permettre à la jeune entreprise d’investir dans du matériel afin d’optimiser l’efficacité de notre élevage tout en respectant ses exigences environnementales. Le quatrième projet mis à l’honneur est, lui aussi, une initiative en lien avec l’élevage puisqu’il s’agit de la démarche Som’Luz. Initiée par une Cuma de treize agriculteurs, Som’Luz consiste à relancer la culture de la luzerne et de la valoriser après séchage autonome en alimentation animale.

Une enveloppe globale de 200 000 euros
Pour la présidente de la Chambre d’agriculture, Françoise Crété, «il n’y pas de grande ou petite innovation. Tout ce qui facilite le travail au quotidien, qui permet de gagner du temps ou d’améliorer notre rentabilité est important (…) Notre société aura toujours besoin de personnes qui font des progrès, et je remercie le Département pour son action au côté des agriculteurs.»
Face au succès de la démarche, le Conseil départemental a annoncé la reconduction de son initiative  en 2020 : «Il n’y a aucun doute sur le fait que cet appel à projets sera renouvelé, a déclaré Hubert de Jenlis, vice-président du Département en charge de l’attractivité du territoire, du développement agricole, du fonctionnement du Département et du patrimoine départemental. La même enveloppe y sera consacrée et nous espérons que nous aurons autant de projets à départager.»

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