Aller au contenu principal

Son et lumière : Bonnay met son histoire en scène

Une année sur deux, en juin, deux cents habitants de trois villages du Val de Somme se retrouvent pour raconter leur histoire à travers le spectacle «Paroles de village», à Bonnay.

C’est l’histoire de trois villages picards voisins, Franvilliers, Lahoussoye et Bonnay, et de leurs habitants, avides de raconter leur récit : celui de leurs légendes, des activités qui les ont occupés, de leurs peines, de leurs joies… Et cela, de leurs origines à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le son et lumière «Paroles de village» est joué tous les deux ans. Deux cents bénévoles seront à nouveau mobilisés les 14, 15, 16, 21 et 22 juin pour une nouvelle édition.
Le scénario est né de l’esprit de Denis Demarcy et de Bernard Potisek. «Les anciens du village expliquaient le métier aux jeunes et transmettaient les coutumes. Avant l’hiver, on tuait le cochon, on remplissait les greniers. Les enfants obéissaient aussi à des rites : école, catéchisme, armée», livrent-ils sur leur site.
L’aventure du spectacle débute en 1989 avec le Bicentenaire de la révolution. Denis Demarcy, instituteur du regroupement pédagogique de Franvillers, Lahoussoye et Bonnay, a organisé une manifestation afin de célébrer ce moment de l’Histoire de France. «Avec quelques parents d’élèves, il relève le défi : le projet motive enfants et adultes. Depuis 2004, tous les deux ans, les décors du village sont installés pour permettre au village de se raconter.» Il s’agit donc de la trentième édition du son et lumière, et de la neuvième édition de «Paroles de village», qu’organise depuis 2004 l’association Chés Cracras, de Bonnay. Ché Cracras ? Mais quel drôle de nom… Il s’agit en fait du surnom picard donné aux habitants de Bonnay, pour le cri des grenouilles et le chant de la fauvette des roseaux, qui vivent dans les marais.

Nouvelle scène pour les trente ans
Cette année, encore plus que les autres - date d’anniversaire oblige -, des surprises sont réservées aux cinq cents spectateurs accueillis chaque soir. «L’histoire de nos villages est très liée à celle de l’agriculture, explique Bernard Potisek, président de Chés Cracras. Les évolutions de la ferme, avec l’utilisation des chevaux, puis de la mécanisation, avec les premiers tracteurs et les faucheuses sont mises en scène. Beaucoup d’engins de l’époque sont présentés. Le personnage central, lui, est toujours le village
Mais à chaque édition ses nouveautés. «La trame est toujours la même. Ensuite, chacun y ajoute sa petite touche. Les costumes peuvent varier, les décors ne seront pas exactement les mêmes…» Surtout, cette année, les acteurs ont annexé une nouvelle pâture, qui offrira un espace de jeu plus grand. Et, pour étoffer la scène dédiée à la Première Guerre mondiale, les Australiens feront leur apparition pour la première fois. «Des familles de nos villages ont accueilli des soldats australiens. Ils font donc partie de notre histoire et il est légitime de les inclure dans le spectacle», précise Bernard Potisek.

A chacun sa tâche
A quelques jours des représentations, les dernières répétitions et les finitions des décors s’achevaient. Parmi les deux cents bénévoles, entre quatre-vingt et cent vingt joueront sur scène. Les autres sont les petites mains indispensables qui s’activent en coulisses. «Il faut du monde pour gérer les costumes, les accessoires, les outils, les machines agricoles, les voitures de l’époque… Chacun apporte son savoir-faire. Certains sont bricoleurs, d’autres aiment être sur scène. Il y en a même qui font un peu de tout», commente Bernard Potisek. Une chose est sûre, comme chaque année, un feu d’artifice clôturera le spectacle en beauté.

Infos pratiques
Spectacle les 14, 15, 16, 21 et 22 juin. Fléchage dès l’entréedu village.
Horaires : ouverture de la billetterie à 20h, accés au site à 21h, début du spectacle à 22h30
Billetterie : office de tourisme du Val de Somme, 28/30 place de la République, 80800 Corbie ; 03 22 96 95 76
Tarifs : plein : 13 € ; réduit : 8 € (enfants -12 ans) ; groupe : 11 € (à partir de vingt personnes) ; PMR : 11 €
Se vêtir chaudement, car les soirs de printemps sont frais !
Renseignements : www.parolesdevillage.com/

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Hutte Hable d'Ault
Un drame évité de justesse dans une hutte du Hable d'Ault
Deux chasseurs occupant une installation de chasse de nuit ont échappé la nuit dernière à l’intoxication par les fumées d’un…
Groupama Grand Est
Pour une erreur de calendrier, Groupama fait le buzz malgré lui
Les réseaux sociaux sont féroces et la moindre erreur de communication se paye au prix fort. C'est ce qu'a constaté au cours des…
Jean-Louis Bouthors a sauvé son exploitation par la remise en cause du poste d’alimentation, avec l’affouragement  en vert. Un défi qu’il a su relever avec le soutien de sa famille (ici ses enfants, Louis et Laura).
Eleveurs bovins (5/10). L’autonomie fourragère pour un élevage viable
Épisode 5/10. Ils sont éleveurs bovins par choix, et leur professionnalisme leur permet de vivre de leur métier. Chaque semaine,…
Aujourd’hui, Frédéric Gaffet est à l’aise avec ses pratiques qui lui ont permis de sauver sa ferme. Sa fille, Constance, pourrait même s’y installer à l’avenir grâce  à un projet de diversification.
Eleveurs bovins (7/10): "Si je n'étais pas bio, je n'existerais plus"
Épisode 7/10. Ils sont éleveurs bovin par choix, et leur professionnalisme leur permet de vivre de leur métier. Chaque semaine,…
Selon leur qualité, les pailles 2020 sont orientées vers la transformation la plus valorisante pour elles : un teillage classique ou un teillage toutes fibres. 
Mauvaise récolte 2020, teillage en souffrance en 2021
Depuis décembre, la Calira, à Martainneville, teille le lin récolté en 2020. Sans (bonne) surprise, la récolte est très mauvaise…
Projet de sucrerie de Seneffe
Le projet de sucrerie de Seneffe (B) est enterré
Ultime rebondissement dans la course à la construction d’une sucrerie dans le Hainaut belge, la coopérative rassemblant les…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde