Intempéries
FDSEA et les JA interpellent le préfet pour des mesures d'urgence
Après les violents épisodes de grêle et de vents qui ont frappé plusieurs secteurs de la Somme en juin, la FDSEA et les Jeunes agriculteurs demandent à l'État une réponse rapide. Dans un courrier adressé au préfet, ils réclament la reconnaissance des communes sinistrées, l'activation de dispositifs de solidarité et davantage de souplesse réglementaire pour accompagner les exploitations les plus touchées.
Après les violents épisodes de grêle et de vents qui ont frappé plusieurs secteurs de la Somme en juin, la FDSEA et les Jeunes agriculteurs demandent à l'État une réponse rapide. Dans un courrier adressé au préfet, ils réclament la reconnaissance des communes sinistrées, l'activation de dispositifs de solidarité et davantage de souplesse réglementaire pour accompagner les exploitations les plus touchées.
Les conséquences des intempéries de la fin du mois de juin continuent de peser sur de nombreuses exploitations samariennes. Après un premier épisode dans le secteur Albert-Roisel, puis un second, particulièrement violent, entre Montdidier et Nesle, les dégâts sur les cultures, les bâtiments agricoles et les toitures ont laissé de nombreuses exploitations dans une situation difficile. Face à cette situation, Denis Bully, président de la FDSEA de la Somme, et Quentin Porquier, président des Jeunes agriculteurs de la Somme, ont adressé, le 4 juillet, un courrier au préfet Pierre Mouchel-Blaisot afin de demander la mise en œuvre de plusieurs mesures exceptionnelles.
Dans leur courrier, les responsables syndicaux rappellent que des réunions de proximité ont été organisées avec les assureurs, les banques, la MSA, la Chambre d'agriculture et la DDTM. Si elles ont permis d'apporter «des premiers éléments de réponse aux agriculteurs», elles ont également mis en évidence plusieurs difficultés nécessitant une intervention de l'État. La première demande concerne la reconnaissance officielle des communes sinistrées. «Il convient de recenser toutes les communes identifiées comme ayant subi l'une et/ou l'autre des intempéries dans un arrêté de reconnaissance de catastrophe qui accélérera les procédures.» Pour les deux organisations, cette étape est indispensable afin de simplifier les démarches administratives des exploitants et d'accélérer l'instruction des dossiers.
Lever les ambiguïtés
La FDSEA et JA attirent également l'attention du préfet sur une question technique mais essentielle : la caractérisation des vents enregistrés lors de l'épisode du 27 juin. Selon le courrier, la station de référence de Météo-France à Compiègne a relevé des vitesses de vent inférieures à 100 km/h, seuil qui ne permet pas de qualifier officiellement la tempête. Pourtant, les stations agricoles implantées localement ont enregistré des rafales atteignant 140 km/h. Les deux syndicats demandent donc une intervention de l'État afin que ces relevés puissent être pris en compte. «Nous vous demandons d'intervenir pour permettre d'entériner ces relevés.» Une reconnaissance de ces données conditionne en effet l'accès à plusieurs dispositifs d'indemnisation.
Au-delà de la reconnaissance des sinistres, la profession demande également que soient rapidement précisés les périmètres éligibles aux aides. Le courrier sollicite notamment l'activation du dispositif d'Indemnité de solidarité nationale (ISN), l'exonération intégrale de la Taxe sur le foncier non bâti (TFNB) ainsi que la reconnaissance des cas de force majeure. Les responsables syndicaux rappellent toutefois que ces dispositifs ne couvriront qu'une partie des pertes économiques. «Ces mesures ne compenseraient que très faiblement les pertes subies, mais elles montreraient la compréhension et la solidarité nationale.»
Nouvelle demande pour les éleveurs
Profitant de cette sollicitation auprès du préfet, la FDSEA et Jeunes Agriculteurs relancent également un dossier déjà porté depuis plusieurs semaines : l'autorisation de fauche et de pâturage des jachères. Après les fortes chaleurs du mois de juin, puis les dégâts provoqués par la grêle sur de nombreuses parcelles de blé et de maïs destinées à l'alimentation animale, les disponibilités fourragères s'annoncent particulièrement tendues. Les deux organisations demandent donc une dérogation permettant aux éleveurs de mobiliser ces surfaces afin de sécuriser leurs stocks.