Intempéries
En Haute-Somme, un épisode de grêle dévastateur
Dans la soirée du samedi 20 juin, un violent orage de grêle a touché la Haute-Somme. La commune d'Ovillers-la-Boisselle a été particulièrement touchée. Pour les agriculteurs, l’heure est aux constations des dégâts et aux démarches administratives. Témoignage d’Émeric Soenens.
Dans la soirée du samedi 20 juin, un violent orage de grêle a touché la Haute-Somme. La commune d'Ovillers-la-Boisselle a été particulièrement touchée. Pour les agriculteurs, l’heure est aux constations des dégâts et aux démarches administratives. Témoignage d’Émeric Soenens.
Des toitures transpercées, des panneaux photovoltaïques éclatés, des cultures hachées… «En quarante-cinq minutes, le travail de toute une année est anéanti», souffle Émeric Soenens, exploitant agricole à Ovillers-la-Boisselle. Ce samedi 20 juin, dans la soirée, un violent orage a touché ce secteur de la Haute-Somme, autour d'Ovillers-la-Boisselle, Albert et Combles, avec des grêlons comparés à des balles de golf, parfois estimés à plus de 5 cm de diamètre.
Pour les habitants comme pour les agriculteurs, les dégâts sont parfois considérables. Chez Émeric Soenens, deux bâtiments sont particulièrement atteints. «Les toitures en tôle fibrociment et éternit ont été transpercées. Sur ma centrale solaire, 90 % des panneaux sont atteints», constate-t-il. Ces bâtiments, actuellement vides, servent de stockage pour les pommes de terre et les céréales. La destruction de la toiture va compliquer la moisson toute proche. «On va être obligé de faire de la route avec les bennes, pour livrer le tout au silo Charpentier de Warloy-Baillon à 15 km.» La destruction des panneaux solaires, elle, entraîne une perte financière directe. «Lors de journées si ensoleillées comme en ce moment, ça générait 200 € de revenu par jour.»
Concernant l’assurance, le débat est clos
Les cultures ont aussi souffert. «On s’est fait grêler une centaine d’hectares de blé, 25 ha de colza, 30 ha de pommes de terre… Certaines parcelles de pommes de terre ne redémarreront pas. Pour le reste, l’estimation est délicate.» Heureusement, il avait souscrit à l’assurance aléas climatiques, qui comprend la grêle. «Nous y souscrivons depuis plusieurs années et elle ne nous avait pas encore vraiment servi. On se posait la question d’arrêter ou non. Cette fois, le débat est clos.» L’heure est désormais au chiffrage, expertises, déclarations… Après une «mauvaise journée» dimanche, ce lundi 22 juin, il reprenait déjà le dessus. «Il faut bien aller de l’avant.»