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Trans'Henson : les chevaux font leur show ce dimanche

La 28e Trans’Henson a lieu ce dimanche. Trois cent chevaux, dont une petite moitié en liberté, traversent la Baie de Somme pour rejoindre leurs quartiers d’hiver. Des images splendides.

© © Agence Arcantide - Florent Cocquet



La Baie de Somme vibrera ce 21 octobre. Car mille deux cents sabots de chevaux, plus précisément de Henson, martèleront son sol.
Pour la 28e fois, le dimanche 21 octobre, cent-vingt chevaux en liberté, encadrés par cent quatre-vingt cavaliers, fouleront la Baie de Somme pour leur transhumance annuelle de l’automne. Sur les côtés, une bonne douzaine d’attelages participeront à ce «travelling extraordinaire, la rumeur du vent dans les cheveux et les oreilles. Sensations volées à la puissance et à la grandeur de la nature», assurent les Espaces équestres Henson.

Traversée de la Baie par la plage
Depuis 1990, chaque année à la même époque, la Trans’Henson (pour transhumance des Henson), est un événement qui attire les foules. Il s’agit en fait du rassemblement des juments, de leurs poulains de l’année, et des jeunes chevaux de un et deux ans, qui ont passé l’été dans les polders du parc ornithologique du Marquenterre et dans les marais arrière-littoraux. Le rassemblement du troupeau a lieu vers 10h30, puis en route, ou plutôt à cheval, pour la traversée de la Baie par la plage, du Domaine du Marquenterre, jusqu’à l’espace équestre Henson de Saint-Quentin-en-Tourmont.
Côté cavaliers, l’adrénaline est assurée. Les «tireurs» auront pour mission de former un beau «V» collectif, pour encadrer au mieux les chevaux en liberté. Les «pousseurs», eux, feront avancer le troupeau et se chargeront de rapatrier les échappés. Deux groupes de chevaux seront formés pour convoyer sur près de dix kilomètres en Baie, puis en dunes, puis en pinèdes, pour atteindre enfin les pâturages de la ferme où ils prendront leurs quartiers d’hiver.
L’émotion est aussi au rendez-vous pour les spectateurs. Après une randonnée pédestre encadrée (départ à 11h15), imaginez trois cents chevaux, à la robe couleur sable et aux crins noir et or, lancés au galop, défiler devant vous. Le «final» est le plus impressionnant : «une course soutenue où l’adresse de chacun sera sollicitée au maximum sur trois kilomètres, afin de rejoindre le grand public qui, autour de la grande plaine d’arrivée, se sera amassé avec ferveur pour voir surgir sur la piste blanche, chevaux en liberté et cavaliers intrépides relâchant leurs derniers efforts sous les hourras et les applaudissements». Sacré spectacle.

Débourrage des jeunes chevaux
L’hiver sera instructif pour les quarante-cinq jeunes chevaux de deux ans, puisqu’ils seront débourrés. Entendez qu’ils seront éduqués à la monte, la plupart pour pouvoir emmener en balade les touristes, à travers le Parc du Marquenterre (les Henson sont les seuls chevaux à pouvoir accéder à l’espace naturel protégé).
La méthode utilisée est particulière : «Elle est en fait très proche du fonctionnement du cheval dans la nature, explique Maurtymer Thomassine, en charge des débourrages. Par exemple, un poulain apprend à se nourrir en reproduisant ce que fait sa mère. Nous reproduisons cette technique du mimétisme pour le débourrage. Nous montons sur un cheval expérimenté, et nous prenons le jeune à côté. Lorsque nous sentons qu’il est en confiance, nous glissons sur son dos…»
Mais le Henson n’est pas qu’un cheval de promenade. «Il est le cheval de loisir par excellence, mais s’avère aussi être un très bon cheval de sport», assure Maurtymer Thomassine. Horse ball, polo, saut d’obstacles… Ils montreront d’ailleurs de quoi ils sont capable ce 21 après-midi, après la transhumance, avec des jeux équestres, des animations, des stands de restauration de terroir…

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