Aller au contenu principal

Sports mécaniques
Un agriculteur de la Somme veut participer à l’Enduropale… en tracteur !

Chaque année, l’Enduropale du Touquet attire des centaines de motards et de quadistes venus en découdre sur les dunes. Mais cette fois-ci, un concurrent surprise veut semer la zizanie. 

Enduropale tracteur motos Le Touquet
En déclarant son intention de participer en tracteur à l'Enduropale 2025, Jean-Michel veut prouver que l’agriculture a sa place dans le sport mécanique.
© Image générée par IA

Jean-Michel Beuzelin, agriculteur dans le canton d’Abbeville, entend bien concourir ce dimanche au guidon de son fidèle tracteur à l’Enduropale du Touquet, la célèbre course de motos et quads sur sable. Pari fou ou révolution mécanique ? Plongée dans l’entraînement hors norme d’un pilote pas comme les autres.

Un champion de la boue avant tout

À 53 ans, Jean-Michel Beuzelin n’a jamais posé ses bottes sur une moto de cross. « Trop léger, pas assez stable », assure ce polyculteur-éleveur habitué aux sols meubles et aux labours en terrain hostile. Lui, ce qu’il connaît, c’est le travail des champs, la gadoue qui colle aux roues et les ornières plus profondes qu’un fossé picard. Alors, quand son neveu lui a montré une vidéo de l’Enduropale, une idée saugrenue a germé dans son esprit fertile : « Mais pourquoi ils ne font pas ça en tracteur, ces zouaves ? » Ni une ni deux, le voilà déterminé à s’aligner au départ avec son Massey Ferguson 8740 S, une bête de 400 chevaux pesant dix tonnes. « Il n’y a pas marqué ‘réservé aux motos’ sur le règlement, si ? », lance-t-il en essuyant ses mains pleines de cambouis. « Puis bon, je suis sûr que sur le sable, un tracteur, ça passe mieux qu’un deux-roues ! »

Un entraînement digne d’un gladiateur

Depuis novembre, Jean-Michel a transformé ses champs en circuit de préparation. « Faut que la machine soit prête, et moi aussi », dit-il en avalant une gorgée de café. Chaque matin, il s’entraîne à faire des dérapages contrôlés entre ses parcelles de betteraves et ses vaches dubitatives. « J’ai aussi testé le passage de dunes sur les tas de fumier. C’est sport ! » 

Son tracteur, lui, a subi quelques modifications : suppression des masses et de l’attelage pour alléger la bête, ajout de crampons XXL sur les pneus, et surtout, installation d’un klaxon de camion pour prévenir les autres concurrents. « Parce que bon, je veux bien jouer le jeu, mais si un gamin en 250 cm³ me coupe la route, ça va faire désordre. »

Stratégie et dépassements (très) musclés

Jean-Michel en est convaincu : le tracteur a toutes ses chances. « Les motos, elles patinent, elles tombent… Moi, je vais à 40 km/h mais je trace tout droit, comme un boeuf ! » Il compte aussi sur l’endurance de sa machine : « Les autres, ils doivent gérer leur essence et leur fatigue. Moi, mon tracteur, il peut tourner toute la journée avec un plein, et j’ai des sandwiches dans la boîte à outils. »

La question du dépassement reste toutefois épineuse. « Je vais essayer d’être poli, mais si un motard reste coincé devant moi… bah, c’est lui qui va devoir s’adapter ! », dit-il en tapotant l’énorme pare-chocs renforcé de son engin.

Un rêve qui risque de caler ?

Reste un détail. A trois jours du départ de la course, l’organisation n’a toujours pas validé son inscription. « Ils font les difficiles », bougonne Jean-Michel. « Moi, je veux juste prouver que l’agriculture a sa place dans le sport mécanique !» Mais même si son rêve se heurte à une fin de non-recevoir, l’agriculteur garde le sourire : « Si je peux pas le faire officiellement, je me mets au bord de la piste et je ferai la course en parallèle ! » Une chose est sûre : avec ou sans autorisation, Jean-Michel Beuzelin compte bien labourer les dunes du Touquet… à sa manière.

Note de la rédaction

Franchement, vous y avez cru ? Jean-Michel Beuzelin n’est pas agriculteur dans le canton d’Abbeville, n’a pas de tracteur Massey-Ferguson de 400 chevaux, ne s’entraîne à faire du gymkhana dans ses champs et n’a jamais eu pour projet de prendre le départ de la 49ème édition de l’Enduropale du Touquet qui se déroule du 7 au 9 février. Ce texte a simplement été généré par un outil d’intelligence artificielle (IA) pour parodier l’épreuve d’endurance et de pilotage sur sable du Touquet dont on sait qu’un certain nombre de nos lecteurs sont fans.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Le sol doit être ressuyé pour la préparation du lit de semences et suffisamment réchauffé pour optimiser la levée des plantes.
Lin fibre de printemps : bien préparer son semis

Le semis est une étape essentielle pour la réussite de la culture. Il conviendra d’assurer une bonne structure en travaillant…

Pour Julie Macron, membre des Jeunes agriculteurs de la Somme, cet après-midi  a permis de «familiariser les enfants avec notre quotidien d’agriculteurs».
Quand la visite à la ferme rime avec découverte et transmission

Le 10 mars, les élèves de CE1-CE2 de l’école de Bernaville ont enfilé leurs bottes pour une immersion à la ferme de Julie…

Violence dans les champs
« Violence dans les champs » : à quoi s’attendre avec ce documentaire engagé sur l’agriculture française

Diffusé ce dimanche 3 mai sur France 5 (21h05), Violence dans les champs revient sur les transformations de l’…

Isabelle Dumont vend toutes ses fraises en direct, à la ferme et aux marchés.  Un contact avec les clients qu’elle adore.
Les fraises du Santerre rougissent à Crémery depuis près de cinquante ans

En cette fin de semaine, c’est la première cueillette de la saison aux Fraises du Santerre, à Crémery. Pierre Dumont y a fait…

Denis Bully, président de la FDSEA de la Somme : en 2026 plus encore qu'en 2025, il ne faut planter que ce qu'on est  sûr de vendre.
Denis Bully : «Gérer la crise de la pomme de terre et ne pas l’amplifier»

Face à une crise inédite des excédents de pommes de terre, la filière s’organise pour écouler des volumes considérables en un…

Champagne : 40 % des bourgeons gelés

En zone champagne, 40 % des bourgeons auraient été détruits par le gel, selon l'interprofession. 

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde