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Un appel à mobilisation à la sucrerie d’Eppeville

Les membres des syndicats Betteraviers invitent tous les betteraviers et acteurs économiques potentiellement touchés par la fermeture du site d’Eppeville à manifester vendredi 1er mars devant la sucrerie.

Rendez-vous est donné ce vendredi, de 10h à 14h, devant la sucrerie 
d’Eppeville. Saint Louis Sucre a annoncé que les betteraves n’y entreraient plus dès 2020.
Rendez-vous est donné ce vendredi, de 10h à 14h, devant la sucrerie
d’Eppeville. Saint Louis Sucre a annoncé que les betteraves n’y entreraient plus dès 2020.
© Stéphane Leitenberger




Ils disent tout simplement «non à la fermeture de la sucrerie d’Eppeville». Ce vendredi, les membres des syndicats betteraviers invitent «tous les betteraviers et acteurs économiques potentiellement touchés par la fermeture du site à manifester le vendredi 1er mars devant la sucrerie, de 10h à 14h, rue du Maréchal Leclerc», indiquent-ils dans un communiqué. Les élus politiques locaux sont invités à venir dialoguer.
«Les betteraviers d’Eppeville et de Roye doivent se mobiliser pour la sauvegarde de la sucrerie d’Eppeville et le maintien de cette production de betteraves dans la Somme, l’Aisne, l’Oise et le Nord Pas-de-Calais», expliquent-t-ils.
Et d’ajouter : «à la suite de l’annonce brutale et unilatérale de la fermeture de la sucrerie d’Eppeville (Somme) par Saint Louis Sucre, filiale du groupe Südzucker, les élus planteurs représentants des Commissions Interprofessionnelles des sucreries d’Eppeville et de Roye, réunis le mercredi 20 février, s’insurgent contre cette décision. Celle-ci condamnerait une part significative des bassins de production situés dans la Somme, l’Aisne, l’Oise et le Nord Pas-de-Calais, dégraderait l’économie de 1 275 exploitations agricoles et déstabiliserait toute l’agriculture régionale».
Pour eux, l’arrêt de cette sucrerie serait «catastrophique» pour l’économie du département, avec plus de six cents emplois directs, indirects et induits remis en cause : les salariés de l’usine, les transporteurs, les sous-traitants (chaudronnerie, mécaniciens, électriciens...), les commerces locaux (épiceries, distribution alimentaire, brasseries...) et les entrepreneurs agricoles.

Une rencontre décevante
Une première rencontre entre les représentants planteurs de la CGB et la direction de Saint Louis Sucre s’est tenue le 19 février à Paris. «Les dirigeants de Saint Louis Sucre n’ont affiché aucune volonté de trouver des solutions d’avenir pour la sucrerie.» Les représentants des betteraviers refusent d’en rester là. Ils demandent à rencontrer de toute urgence les dirigeants de la maison mère Südzucker en Allemagne.

Elus locaux appelés
Par ailleurs, ils appellent à une mobilisation des élus locaux, départementaux, régionaux, des parlementaires et du gouvernement pour engager une large concertation dans le but d’assurer un avenir à ce site industriel emblématique du département.

La préfète sur le front

Muriel Nguyen, préfète de la Somme, a réuni, lundi 25 février, les acteurs concernés par la fermeture du site d’Eppeville. Les participants à cette réunion ont unanimement fait valoir, auprès de la direction de l’entreprise, les intérêts prioritaires des salariés, des planteurs et du Santerre, un territoire déjà touché par la fermeture de l’abattoir de Montdidier et le projet de fermeture de Nutrimaine.
Dans l’intérêt même des actionnaires du groupe sucrier, ils ont mis en avant la nécessité de ne pas réagir à court terme face aux fluctuations du marché du sucre et la pertinence d’une régulation en demandant le report des orientations actuelles ciblant essentiellement la filière betteravière française dont l’excellence a été rappelée.
Cette première réunion, tenue onze jour après les annonces par Saint Louis Sucre, doit donner lieu à une poursuite du dialogue, cette fois avec les décideurs du groupe Südzucker, en liaison avec les ministères de l’Agriculture et de l’Economie, autour de ce projet de restructuration qui touche trois régions françaises.

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