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Un bilan exceptionnel pour les glanages solidaires

En 2021, l’association Solaal Hauts-de-France, a répondu présente pour organiser 793 dons, soit un total de 1 944 t de produits donnés par les filières agricole et agroalimentaire pour un équivalent de 3,9 millions de repas. 14 glanages solidaires ont également été organisés chez les agriculteurs, contre 6 en 2020.

Le glanage est une coutume très ancrée en France qui consiste en la récupération, après récolte, des produits végétaux au sol ou sur pied et non ramassés par le producteur, soit en raison de leur calibre, soit par impossibilité technique. Cette coutume est autorisée seulement en journée, sans outils et est interdite sur un terrain clôturé. Solaal met au goût du jour cette pratique en l’encadrant et en l’organisant avec les associations d’aide alimentaire locales.

 

Des glaneurs solidaires

Souvent, ce sont les bénévoles des associations d’aide alimentaire qui s’organisent pour venir glaner les produits proposés par l’agriculteur. En cas d’impossibilité logistique, Solaal Hauts-de-France propose à des établissements d’enseignement agricole de participer à cette action. «On participe à une action solidaire et on leur fait découvrir le maraîchage car ce sont des élèves qui connaissent plutôt les grandes cultures», témoigne ainsi Virginie Carpentier, enseignante à l’institut St Éloi de Bapaume. «Franchement, c’est cool ! En plus, on aide les gens dans le besoin et cet agriculteur qui ne savait pas quoi faire de ses légumes», s’enthousiasmait il y a quelques semaines Julie Hombert, élève de seconde. «Je préfère être ici qu’en cours…», reconnaissait son camarade de classe, Tristan Marchandise. Fils de céréalier et futur exploitant, Lenaïc Demuynck apprécie lui aussi ce contact : «Avec les céréales, on est toujours dans la batteuse. Là, on met la main dans la terre, j’aime bien».

 

Lutter contre la précarité alimentaire et communiquer

Cette année, différents types de légumes et fruits ont été glanés : carottes, potirons, haricots verts, oignons, poires, choux et pommes de terre. Tous ces produits ont été directement donnés aux associations d’aide alimentaire habilitées. Cette pratique permet à ces structures de récupérer des produits frais dont elles manquent de plus en plus. «Nous avons comme prévu glanés les potirons. Un accueil au top et une vraie découverte pour les participants», rapporte la responsable des dons du Secours populaire français de Lomme, après une opération. Pour les agriculteurs, c’est également une opportunité de communiquer sur leur métier et leurs pratiques. «J’ai apprécié de participer à ce glanage, de discuter avec les membres de l’association, de changer de la routine. Je crois aussi que les enfants ont apprécié leur petit tour en tracteur. C’est une expérience que je renouvellerai sans problème», assurait une agricultrice du Nord après avoir accueilli un glanage solidaire sur ses parcelles. En 2022, Solaal Hauts-de-France continue ses missions qui confirment que les agriculteurs ont du cœur. 

 

Les «restes» d’une manifestation profitent aux étudiants

Une chaîne de solidarité s’est mise en place fin de semaine dernière devant la chambre d’agriculture  pour faire profiter à des étudiants les surplus de produits qui avaient été mobilisés lors de la manifestation  du 21 janvier.
Une chaîne de solidarité s’est mise en place fin de semaine dernière devant la chambre d’agriculture pour faire profiter à des étudiants les surplus de produits qui avaient été mobilisés lors de la manifestation du 21 janvier.
© Jeunes Agriculteurs 80

Suite à l’action des Jeunes agriculteurs et de la FDSEA de la Somme sur la Place Gambetta d’Amiens (notre édition du 28 janvier) au cours de laquelle il s’agissait d’alerter les consommateurs sur le danger de la sur-transposition des normes, les agriculteurs ont décidé de donner les produits restants pour l’aide alimentaire à l’épicerie solidaire étudiante Agoré Amiens. L’entremise a été réalisée par l’association Solaal Hauts-de-France, ses ambassadeurs et animatrices le jeudi 27 janvier, sur le parvis de la chambre d’agriculture. Le but de l’association Solaal est de faciliter le lien entre les donateurs des filières agricole et alimentaire et les associations d’aide alimentaire. Ce sont ainsi 120 l de lait conditionnés par la coopérative Lact’Union, 15 kg de pommes de terre et quelque 1 500 œufs qui ont été distribués. Après cette première opération réussie, Solaal et l’épicerie solidaire Agoré ont prévu de se rencontrer à nouveau pour imaginer la pérennité de leur relation. 

 

Don de lait : les banques alimentaires lancent un appel aux producteurs et aux laiteries

Dans le cadre de leur campagne annuelle de dons, la fédération des banques alimentaires (premier réseau d’associations d’aide alimentaire) appelle les producteurs laitiers «à faire don d’une petite part de leur production pour une grande action de solidarité au profit des associations d’aide alimentaire» d’ici au 15 février. «En faisant un don de 1 000 l, par exemple, un producteur permet de nourrir environ vingt familles pendant un an», précise un communiqué. Le lait collecté sera transformé gratuitement par des laiteries partenaires. L’objectif des banques alimentaires, qui distribuent en moyenne 7 l de lait par bénéficiaire et par an, est de «doubler cette dotation et d’en proposer au moins 15 l» en 2022.
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