Aller au contenu principal

Céréales
Un bilan positif pour la campagne 2024-2025 d’orge d’hiver

Des semis aux récoltes, voici les éléments clés de la campagne orges d’hiver 2024-2025 en Hauts-de-France. Elle est caractérisée par sa précocité, ses très bons rendements et sa bonne qualité. 

Le retard de semis observé, dû aux fortes pluies du 9 et 10 octobre, a été en grande partie rattrapé fin octobre-début novembre, grâce à des conditions météorologiques plus favorables. Toutefois, la qualité d’implantation et les levées s’avèrent globalement moins bonnes que lors des campagnes 2020-2021, 2021-2022 et 2022-2023, et comparables à celles observées en 2023-2024.

Une année finalement précoce
Malgré des pluies moins importantes par rapport à l’automne-hiver 2023-2024, la sensation de «trop d’eau» est très nette (pluies répétées, manque de rayonnement). Les stades évoluent peu et le développement végétatif à la sortie de l’hiver est ralenti en raison des faibles températures de janvier et février.
À partir de fin mars, un changement net s’est opéré : les températures de mars et avril ont été largement supérieures aux normales saisonnières. Ce réchauffement a permis non seulement de compenser le retard accumulé en février, mais également de prendre de l’avance sur les stades (en moyenne quatre jours d’avance par rapport à la moyenne pluriannuelle pour le stade épiaison).

Désherbage efficace et faible pression maladies
Les créneaux des désherbages d’automne 2024 ont été plus favorables qu’en 2023, aboutissant globalement à une bonne efficacité et sans gros problème de sélectivité. Côté maladies, la faible pluviométrie du printemps à conduit à une plaine saine. La maladie la plus observée (mais avec une très faible pression) dans la région est la rouille naine. Elle a été détectée dès mi-mars sur des variétés sensibles, telles que KWS Faro ou Démentiel, mais a été bien contrôlée. Il y a eu une très faible pression de rhynchosporiose et d’helminthosporiose. Des cas de charbon nu ont également été observés, probablement favorisés par le printemps pluvieux de 2024 au moment de la floraison des orges, entraînant une contamination plus fréquente des semences. Malgré une forte pression de pucerons à l’automne (essentiellement sur les semis avant le 10/10), on ne notera que quelques signalements de jaunisse nanisante de l’orge (JNO).

Verse : risque modéré
Le niveau de verse observé en 2025 est globalement faible à moyen. Les conditions climatiques sèches et froides, ainsi qu’un fort rayonnement au printemps, ont conduit à des biomasses modérées et à des orges plutôt courtes. Quelques cas de verse ont toutefois été signalés à la suite des orages de juin. Dans ces situations, les régulateurs de croissance ont souvent été appliqués trop tard, en raison de créneaux météo peu favorables pour intervenir. De plus, la montée rapide des stades, notamment entre le stade 2 nœuds et dernière feuille, a réduit les opportunités de passage, rendant les conditions d’application des régulateurs peu optimales.

Très bons rendements et bons poids spécifiques
Le nombre d’épis mesuré au printemps reste un peu en dessous de la moyenne des dernières années, avec 511 épis/m² en moyenne à l’échelle régionale, soit une baisse d’environ 7 %. Ce recul s’explique par une biomasse assez faible à la sortie de l’hiver.
La faible pression maladies et les bonnes conditions météorologiques en fin de campagne (peu de pluviométrie et fort rayonnement) ont conduit à de très bonnes conditions de remplissage des grains.
De ce fait, la campagne se distingue par de très bons niveaux de rendement, supérieurs de 5 à 8 qx/ha par rapport à la moyenne des dix dernières années (80 qx/ha selon FranceAgriMer). Les rendements varient selon les départements, allant - en parcelles agriculteurs - de 60 qx/ha dans les terres superficielles - parfois pénalisées par des problèmes de sélectivité du désherbage - jusqu’à plus de 100 qx/ha dans les terres profondes.
La qualité des récoltes est également au rendez-vous, avec un bon poids spécifique (70 kg/hl en moyenne), un bon taux de calibrage de 90 % en moyenne, et des teneurs en protéines satisfaisantes (aux alentours de 10,5 %) pour les débouchés brassicoles. Les récoltes ont été réalisées de manière précoce et dans d’excellentes conditions.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Foire de Pâque Montdidier
A Montdidier, une foire de Pâques entre tradition populaire et vitrine agricole, malgré l’absence de concours

Dès les premières heures de la matinée, ce lundi 6 avril, les rues du centre-ville de Montdidier vont se remplir pour la…

Le sol doit être ressuyé pour la préparation du lit de semences et suffisamment réchauffé pour optimiser la levée des plantes.
Lin fibre de printemps : bien préparer son semis

Le semis est une étape essentielle pour la réussite de la culture. Il conviendra d’assurer une bonne structure en travaillant…

Pour Julie Macron, membre des Jeunes agriculteurs de la Somme, cet après-midi  a permis de «familiariser les enfants avec notre quotidien d’agriculteurs».
Quand la visite à la ferme rime avec découverte et transmission

Le 10 mars, les élèves de CE1-CE2 de l’école de Bernaville ont enfilé leurs bottes pour une immersion à la ferme de Julie…

Denis Bully, président de la FDSEA de la Somme : en 2026 plus encore qu'en 2025, il ne faut planter que ce qu'on est  sûr de vendre.
Denis Bully : «Gérer la crise de la pomme de terre et ne pas l’amplifier»

Face à une crise inédite des excédents de pommes de terre, la filière s’organise pour écouler des volumes considérables en un…

Isabelle Dumont vend toutes ses fraises en direct, à la ferme et aux marchés.  Un contact avec les clients qu’elle adore.
Les fraises du Santerre rougissent à Crémery depuis près de cinquante ans

En cette fin de semaine, c’est la première cueillette de la saison aux Fraises du Santerre, à Crémery. Pierre Dumont y a fait…

Champagne : 40 % des bourgeons gelés

En zone champagne, 40 % des bourgeons auraient été détruits par le gel, selon l'interprofession. 

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde