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Betteraves
Un couvert d’interculture sur plus de 90 % des surfaces betteravières 2025

L’interculture entre la récolte de la culture précédant la betterave et l’implantation de la betterave est en moyenne de 244 jours, ce qui est favorable à de nombreuses interventions : travail du sol, apports organiques, apports minéraux, interventions phytosanitaires, mais aussi et surtout, l’implantation et la gestion d’une culture intermédiaire.

La récolte du précédent a lieu généralement à la fin juillet (date moyenne le 24 juillet dans les enquêtes 2021), et l’implantation de la betterave fin mars (28 mars en 2021), ce qui laisse un intervalle conséquent pendant lequel un couvert d’interculture est implanté, pour une durée de l’ordre de 110 jours, limitant ainsi la durée de sol nu des parcelles. La date de récolte du précédent joue sur les dates d’implantation et donc de destruction du couvert d’interculture. À noter, dans quelques parcelles après précédents céréales à pailles, les couverts peuvent être maintenus tout l’hiver, et détruits peu de temps avant semis des betteraves, choix certainement assumé et justifié, mais assez délicat à conduire.

 

De très nombreuses interventions réalisées pendant l’interculture

Premier type d’intervention : le travail du sol, qui permet après la récolte de la culture précédente de gérer les résidus, d'implanter et de détruire mécaniquement un couvert d’interculture (CI), de gérer les adventices, de travailler le sol en profondeur, puis l'ameublir et l'aérer et, enfin, de l'affiner en vue du semis de la betterave. Pour rappel, plus de 200 combinaisons ont été recensées dans les pratiques betteravières avec une majorité de labour (75 % des surfaces de 2021), mais aussi du travail profond sans retournement (11 % des surfaces).

Autre type d’intervention : l’apport de produits fertilisants et d’amendements. La grande majorité des amendements organiques sont ainsi apportés durant cette période, et concernent désormais 68 % des surfaces, en nette augmentation par rapport à 2017 (54 % des surfaces dans cette précédente enquête). De plus, au moins un fertilisant minéral azoté est apporté en fin de période d’interculture, sur 84 % des surfaces. Les fertilisants minéraux potassiques et phosphatés sont appliquées sur 58 et 48 % des surfaces, et les 4/5 pendant l’interculture.

Quelques interventions phytosanitaires sont également réalisées pendant cette période dans l’objectif de détruire le couvert d’interculture (5,7 % des surfaces), mais aussi pour gérer les adventices posant problème (15 % des surfaces reçoivent un herbicide non sélectif, en respectant les règles d'autorisation d'usage du glyphosate). La destruction mécanique des couverts est une pratique très généralisée.

Les interventions de semis des couverts sont très concentrées sur une courte période, date moyenne de semis au 21 août, avec 75 % des semis réalisés en moins de vingt jours. On observe une tendance à l'avancement de la date de semis, entre 7 à 10 jours plus tôt qu'en 2017 et 2011, dont on sait qu'il favorise le potentiel de production de biomasse, sauf conditions d'implantation trop sèches. De même, leur destruction est concentrée en un mois, avec une date moyenne au 9 décembre. La durée de développement du couvert d'interculture s'est ainsi allongée passant de 100 à 110 jours en moyenne.

Plus de couverts, plus de diversité

On constate, depuis 2017, une augmentation des surfaces implantées avec un couvert d’interculture qui atteignent désormais 92 %, en grande majorité non récolté (88,5 %), et pour 4 % des surfaces une culture dérobée, également en augmentation (1,5 % des surfaces en 2017). On peut interpréter ces dernières comme sans doute des exportations pour alimenter des méthaniseurs. Le type de couvert d’interculture a également évolué ces dernières années, avec une diversification des types de couverts implantés : la moutarde est en retrait au profit de mélanges qui sont ainsi passés de 7 % en 2011 à 33 % en 2017 et 56 % en 2021.

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