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ELEVAGE
Un éleveur qui cherche à améliorer sans cesse ses résultats

Dans la province du Hainant en Belgique, la Ferme de «La Langherode» élève des bovins viande et lait, ainsi que des lapins. Rencontre.

L’exploitation est basée à 30 km à l’ouest de Bruxelles.
L’exploitation est basée à 30 km à l’ouest de Bruxelles.
© AAP

Après avoir travaillé 6 ans dans le secteur des productions cu­nicole et porcine, François Dery­ke a, en janvier 2008, rejoint son père Pierre sur la Ferme de «La Lan­gherode» à Marcq, dans la pro­vince du Hainaut en Belgique. «Je représente la 7e génération sur l’exploitation familiale, qui comptait au départ un troupeau laitier de 24 vaches laitières de ra­ce Holstein et un troupeau d’une quaran­taine de mères de race Bleu Blanc Belge», précise l’éleveur. En 2010, un atelier lapins de 432 ca­ges mè­res a été aménagé alors que le cours des matières premières était en forte hausse. «Je ne suis pas ar­rivé sur l’exploitation en voulant la diversifier, mais plutôt avec l’envie de créer un atelier cunicole. J’ai toujours aimé le petit élevage et pendant mes études, j’ai été sé­duit par le concept de bande uni­que. J’aime, en fait, l’animal pour ce qu’il est, sa conduite individuel­le, mais aussi sa gestion en lots de grande taille», explique-t-il.

Un bâtiment existant aménagé pour les bovins
La mise aux normes de l’exploitation a consisté à construire, en 2008, une fumière non couverte et des citernes pour la réception des jus de cette dernière. Selon François Derycke, travailler dans un bâtiment existant qui a été aménagé génère une charge de travail plus importante que dans une étable neuve, mais c’est une solution moins onéreuse.
Quant aux prairies, même si elles sont humides, elles ont l’avantage d’être attenantes au corps de ferme, ce qui permet des économies en terme de transport. Il est, par ailleurs, plus simple de surveiller des animaux en pâturage à proximité de l’exploitation, de complémenter leur alimentation si nécessaire, de les rentrer en bâtiment pour les inséminer ou en cas de problèmes.

Un bâtiment neuf en élevage cunicole
«Si nous utilisons l’ancienne structure pour les bovins viande et laitiers, nous avons fait le pas de la construction neuve en production cunicole», continue l’éleveur. En effet, en élevage cunicole, il faut, selon lui, partir sur des bases saines avec un outil rationnel pour optimiser la gestion sanitaire. La construction du bâtiment a débuté en mars 2010. Les lapines âgées de 10 semaines sont entrées en juillet 2010 et ont été inséminées pour la première fois en septembre. Elles sont logées dans des cages «bien-être» de type Flat Deck. Ces cages ont une hauteur de 60 cm et disposent d’un fond «repos» et d’une mezzanine. Les cages «pré-cheptel» se trouvent le long du mur central. La dimension du bâtiment donne, en outre, la possibilité au producteur de sortir des lots d’environ 4 000 lapins, ce qui est intéressant pour l’abattoir en terme de logistique.

Faire toujours mieux qu’hier
L’éleveur a pour objectif quotidien de toujours faire mieux que la veille. «Il me faut améliorer sans cesse mes résultats. J’essaye de me documenter dans les revues afin de m’inspirer de l’expérience des autres», souligne-t-il.
À l’avenir, François Derycke va devoir faire des choix stratégiques de développement en fonction de l’implication de ses parents dans l’exploitation, une implication qui aura tendance à diminuer avec le temps. L’une de ses préoccupations actuelles est le coût des matières premières et de l’énergie. «Il va falloir trouver des mé­thodes de travail pour que les productions restent rentables», dé­veloppe-t-il. D’après lui, il est important de bien valoriser sa production en prouvant que l’on travaille sur les axes «bien-être» et «environnement». Si la viande, par exemple, est produite localement et en toute transparence en matière de traçabilité, cela ne peut que rassurer le consommateur.

A SAVOIR
Repères techniques
• Atelier bovins laitiers : 24 vaches laitières de race Holstein (220 000 l de lait).
• Atelier bovins viande : 40 vêlages en race Bleu Blanc Belge.
• Atelier cunicole : 432 cages mères.
• SAU : 60 ha dont 20 ha de céréales, 3 ha de betteravessucrières, 9 ha de maïs, 8 ha de cultures sous contrat(légumes et pommes de terre).

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