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Un enseignement agricole dynamique en région

Nouvelles formations, investissements dans les établissements, actualités des réseaux… Les trois familles de l’enseignement agricole des Hauts-de-France présentent leurs perspectives pour l’année scolaire 2018.

Dans les Hauts-de-France, près de 13 000 élèves sont inscrits dans les collèges et lycées spécialisés dans l’agriculture 
et la ruralité pour la période 2017-2018.
Dans les Hauts-de-France, près de 13 000 élèves sont inscrits dans les collèges et lycées spécialisés dans l’agriculture
et la ruralité pour la période 2017-2018.
© Stéphane Leitenberger


Deux ans après la réforme territoriale et la refonte administrative des structures locales, l’enseignement agricole public, privé et les maisons familiales rurales (MFR) des Hauts-de-France opèrent désormais à l’échelle de la grande région. Le territoire fait d’ailleurs partie de ceux qui comptent le plus d’établissements agricoles en France, avec trente-quatre sites proposant des formations. Près de 13 000 élèves et apprentis sont en effet inscrits dans les collèges et lycées spécialisés dans l’agriculture et la ruralité pour la période 2017-2018.

L’enseignement privé développe l’apprentissage
Avec 6 000 élèves, le Conseil national de l’enseignement agricole privé (Cneap) Hauts-de-France concentre près de la moitié des effectifs régionaux. Ceux-ci «se maintiennent», selon Luc Delaporte, son délégué régional, en formations initiales comme en apprentissage. «Il y a de la demande en apprentissage, de la part des candidats à l’entrée, mais aussi de la part des entreprises, poursuit le responsable. Cette filière poursuit son développement.» Le Cneap vient de solliciter les services de l’Etat pour l’ouverture de cinq nouvelles formations pour la rentrée 2018. «Nous sommes actuellement en attente de réponse», indique Luc Delaporte. Quatre formations en apprentissage ont déjà vu le jour il y a cinq mois : un bac pro conduite et gestion d’une entreprise agricole (CGEA) à l’institut Saint-Eloi de Bapaume (62), un diplôme d’Etat de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport (DEJEPS) «Saut d’obstacles et dressage» ainsi qu’un titre de responsable de centre de profit en distribution à Lesquin (59) et un certificat de spécialisation (CS) tourisme vert, accueil et animation en milieu rural à l’institut d’Anchin (59).

MFR : quatre internats en construction
Le réseau des MFR est en pleine mutation. Ses effectifs se sont eux aussi maintenus pendant l’année scolaire (3 050 élèves en formation initiale) et quatre établissements s’apprêtent à accroître significativement leur capacité d’accueil. «Les travaux de construction d’un internat vont débuter dans les prochains mois à Rollancourt (62), annonce Philippe Poitel, directeur de la Fédération régionale des MFR. Les sites de La Capelle (02) et de Saint-Sulpice (60) avancent également sur leurs projets de nouveaux internats». A la MFR du Cateau-Cambrésis (59), le chantier d’extension des bâtiments initiaux poursuit son cours. Là aussi, il s’agit d’accroître les places d’internat, mais des salles de cours et de réunion sont en plus à la clé. Par ailleurs, les représentants des vingt-deux MFR des Hauts-de-France espèrent l’ouverture de quatre nouveaux parcours scolaires pour la rentrée : deux bac pro TCVA (technicien-conseil vente en alimentation) à Flixecourt (80) et à Ambleny (02), ainsi que deux classes de terminales (CGEA-conduite et gestion de l’entreprise agricole) à Villers-Bocage et Sapat (services aux personnes et aux territoires) à Beauquesne (80). En septembre dernier, un bac agroéquipements à Saint- Sulpice, un BTS agronomie et productions végétales (APV) à Campagne-lès-Boulonnais (62), un CS lait à Songeons (60) et un CAP services aux personnes et vente en espace rural (Sapver) à La Capelle (02) ont ouvert leurs portes.

Public : une carte élargie
Comme pour les autres familles de l’enseignement, les nouvelles formations sont encore «sous embargo». Ceci dit, «la carte régionale va être élargie, notamment en matière de formations supérieures pour répondre à une des priorités régionales qu’est l’élévation des compétences des apprenants sortants du système éducatif», évoque Philippe Commun, coprésident du réseau des lycées agricoles publics des Hauts-de-France.
Au niveau de l’apprentissage enfin, les CFA publics ont décidé de rehausser leur niveau de collaboration en termes de méthode et de démarche partenariale. L’idée est d’être en ordre de marche pour «absorber» la nouvelle organisation nationale qui se profile.

Des nouveautés pour l’accès à l’enseignement supérieur

Présenté en fin d’année 2017, le Plan étudiants du gouvernement vise à accompagner les futurs étudiants vers les études supérieures. Les nouveautés sont appliquées dès la période scolaire 2016-2017 : deux semaines dédiées à l’orientation au lycée, deux professeurs principaux en classe de terminale, un rôle renforcé du conseil de classe, des choix de vœux d’orientation simplifiés, une place garantie pour chacun après l’obtention du bac. Ainsi, la plate-forme d’admission Parcoursup, qui remplace «Admission post-bac» (APB), a été lancée. Elle réunit près de 13 000 formations (licences, STS, IUT, CPGE, écoles d’ingénieurs...) et permet aux lycéens, apprentis ou étudiants en réorientation qui souhaitent entrer dans l’enseignement supérieur à la rentrée 2018, de constituer leur dossier, de déposer leurs vœux et de répondre aux propositions d’admission des établissements. Les candidats peuvent saisir leurs vœux depuis le 22 janvier dernier.

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