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Un nouveau fonds d’urgence pour les pêcheurs

Le secteur halieutique régional est fortement pénalisé par le Brexit. La région vient donc de lui octroyer 500 000 € pour
financer en partie l’acheminement des pêches vers Boulogne-sur-Mer. 

Depuis que les contrôles douaniers du port de Peterhead en Écosse sont fermés, les armements ne vendent plus leur production à la criée  de Boulogne-sur-Mer.
Depuis que les contrôles douaniers du port de Peterhead en Écosse sont fermés, les armements ne vendent plus leur production à la criée de Boulogne-sur-Mer.
© Pixabay

L’idée d’un Brexit faisait trembler les entreprises de pêche des Hauts-de-France. Leur crainte s’est avérée fondée. Depuis le 31 décembre 2020 et la fin de la période de transition, les problèmes s’accumulent. 

«Au-delà de la problématique d’attribution des licences de pêche, la baisse de la ressource - conjuguée au contexte de crise sanitaire - pénalise l’apport sur la criée et l’activité des entreprises de transformation, assure la Région dans un communiqué. De plus, suite à la fermeture par le Royaume-Uni des contrôles douaniers du port de Peterhead en Écosse où débarquaient habituellement les hauturiers pour ensuite acheminer le produit de leur pêche à Boulogne-sur-Mer, les armements sont contraints de débarquer et de vendre leur production dans d’autres criées au Danemark, en Irlande ou aux Pays-Bas, au détriment de celle de Boulogne-sur-Mer.»

 

Garantir  l’approvisionnement du port

Pour «atténuer la perte de compétitivité», les élus régionaux ont donc adopté deux délibérations précieuses pour les professionnels de la mer. Objectif : garantir l’approvisionnement du port de Boulogne. Le fonds d’urgence, destiné aux entreprises de pêche qui sont confrontées à ces surcoûts d’acheminement de leur production vers Boulogne-sur-Mer, s’élève à 500 000 €. Concrètement, l’aide par entreprise sera attribuée sur la base du différentiel des coûts, pour des volumes comparables et par rapprochement entre 2019 et 2021. La Région prendra en charge les surcoûts à hauteur de 80 % dans la limite d’un plafond de 120 000 € par entreprise.

 

6 500 emplois  directs

Il faut dire que la filière halieutique est conséquente en Hauts-de-France. Le secteur représente 6 500 emplois directs, dont 850 marins et 5 005 emplois uniquement dans le secteur de la transformation. Boulogne-sur-Mer tient la première place de mareyage en France et représente à elle seule 30 % de l’activité française. Avec ce fonds, la Région dit vouloir agir «de façon volontariste pour apporter une réponse régionale d’urgence aux pêcheurs, en attendant que ne soit apportée l’aide structurelle nationale via la Réserve d’ajustement Brexit». Parallèlement, un plan régional d’actions à cinq ans sera élaboré avec les professionnels de la filière halieutique pour faire évoluer les pratiques de commercialisation des produits (digitalisation, centralisation des apports, traçabilité), valoriser certaines activités (conserveries, congélation) : en résumé pour apporter plus de résilience à la pêche en Hauts-de-France. 

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