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Un nouveau projet à élaborer pour la Picardie

Les effectifs de l’enseignement agricole sont en légère baisse pour cette année scolaire.

© JC Gutner

5 086 élèves étaient inscrits à la rentrée 2012, contre 5290 lors de la précédente. Cette baisse qui touche toute les familles d’établissements ne résulte pas d’une désaffection pour l’enseignement agricole, mais d’un effet mécanique, à savoir la fin du double flux BEPA/Bac Pro lié à la réforme du Bac Pro en trois ans. Arrivaient en effet au Bac, les élèves qui étaient passés par le BEPA et ceux venant de la classe de seconde Pro 3 ans. La réforme étant parvenue à son terme (sauf pour la filière services où ce sera le cas lors de l’année scolaire 2013-2014), il n’y a plus désormais que trois classes (seconde, première, terminale) au lieu de quatre précédemment (deux années pour le BEPA et deux années pour le Bac pro).
Après cette réforme du Bac Pro, l’enseignement agricole n’a pas connu de changements particuliers à la rentrée 2012 et il devrait en être de même pour la rentrée 2013. S’agissant des filières, en Picardie, le seul projet, non encore validé par le ministère, serait l’ouverture à la prochaine rentrée d’un BTS Technico-Commercial spécialité : vente d’animaux de compagnie aux lycées de Crézancy et d’Aumont dans l’Aisne.
Plus généralement, les mois à venir vont être consacrés à la réflexion sur le projet régional de l’enseignement agricole dans son ensemble pour les quatre prochaines années. Le précédent s’était achevé en 2009 et n’avait pas été réactualisé depuis. Ce nouveau projet sera défini avec tous les partenaires de l’enseignement agricole : le Conseil régional, le rectorat, la Draaf et bien sur les établissements. «Il s’inscrira dans les politiques nationales et régionales d’innovation pédagogique. Il s’agit de prendre en compte les besoins territoriaux, les nouvelles pratiques des métiers du monde agricole pour bien adapter nos enseignements», commente Sandrine Martinage, chef du service de la formation et du développement à la Draaf de Picardie.

Cohérence avec la Région et l’Etat
La réussite scolaire et sociale des jeunes est le thème principal de ce nouveau projet. Viennent ensuite le lien entre l’enseignement agricole et les territoires, et la lisibilité de cet enseignement dans les dispositifs de formation. L’accent est mis sur quatre domaines de formation : la production agricole, l’agroalimentaire, l’aménagement-environnement, les services (partagés avec l’Education nationale). «Nous recherchons dans ce projet une cohérence avec la Région et l’Etat», ajoute Sandrine Martinage. «Nous espérons qu’il sera finalisé pour la fin de cette année scolaire».
L’enseignement agricole a un autre chantier, il concerne les exploitations des établissements. Le ministre de l’Agriculture entend «porter la double ambition de la performance écologique et de la performance énergétique», a-t-il encore rappelé lors de ses vœux aux parlementaires. Les exploitations des établissements doivent donc contribuer à l’évolution des pratiques agricoles en s’investissant dans l’expérimentation sur l’agro-écologie en partenariat avec les centres de recherche.

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