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Événement
Un Salon international de l’agriculture (Sia) 2024 sous le signe de la pédagogie

Le Salon international de l’agriculture (Sia) fêtera cette année sa 60e édition. L’occasion pour les agriculteurs de contribuer d’une part à resserrer les liens avec les Français et les consommateurs et, d’autre part, d’amorcer un dialogue sur l’avenir de la profession.

La présentation de l’édition 2024 du Salon international de l’agriculture  en présence du ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau.
La présentation de l’édition 2024 du Salon international de l’agriculture en présence du ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau.
© C. S.

Événement phare de l’année agricole, le Sia se tiendra au Parc des expositions Porte de Versailles à Paris du samedi 24 février au dimanche 3 mars. Placé sous le slogan «Les plus belles rencontres sont naturelles», il devrait accueillir plus de 600 000 visiteurs en neuf jours. Après la crise agricole majeure des derniers jours, ce salon devrait être l’occasion de construire un «immense pont entre l’agriculture et la société», a expliqué le président du Sia, Jean-Luc Poulain, lui-même agriculteur. Véritable caisse de résonance des problèmes agricoles, les plus de 1 100 exposants venant d’une vingtaine de pays expliqueront en quoi l’agriculture «est un grand pourvoyeur de bonheur», selon sa formule. À la tête du Centre national des expositions et concours agricoles (Ceneca) depuis 2008 et après quinze éditions, Jean-Luc Poulain passera la main après ce salon. Le premier vice-président de la FNSEA, Jérôme Despey, est fortement pressenti pour lui succéder.

 

Récupération politique

Présent à la conférence de presse de présentation, le ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau, a souhaité que le Sia s’affirme comme un «lien de confiance retrouvé» entre les Français et le monde agricole, même si les manifestations des dernières semaines ont largement obtenu l’adhésion des premiers envers les seconds. «La valeur fondamentale du salon, c’est la pédagogie et c’est aussi sa vocation à déclencher des vocations», a renchéri Valéry Le Roy, directrice du Sia.

Invité à donner son éclairage, Dominique Reynié, professeur des universités et directeur général de la Fondation pour l’innovation politique, regrette d’ailleurs qu’on «n’enseigne plus, dans les écoles et les universités, les aspects fondamentaux de l’agriculture comme creuset de nos cités et de nos États». Dans ce volet éducation, il est important de «mettre en place une véritable éducation à l’alimentation pour apporter aux écoliers la connaissance des aliments», a soutenu la directrice du Sia. Une consultation officielle sera lancée le 25 février et les résultats seront dévoilés le 7 juin prochain.

Élections européennes de juin 2024 obligent, les politiques de tous bords passeront sur les stands pour tenter d’amadouer et de séduire un électoral toujours plus diffus. «Nous espérons qu’ils ne récupéreront pas l’actuel malaise agricole (…) mais nous ne sommes pas dupes», a souligné Jean-Luc Poulain qui a tancé, au passage, ceux qu’on ne rencontre «qu’à cette occasion».

 

Sécurité renforcée

Comexposium et le Ceneca veilleront à ne pas reproduire les débordements de l’an dernier. En effet, plusieurs personnes, fort avinées, avaient dû être transférées, par ambulance, vers des hôpitaux parisiens. De même, les organisateurs ont-ils tiré les leçons de l’an dernier. Des sanctions administratives sont prévues pour les exposants qui servent des personnes manifestement en état d’ébriété. «Nous allons encadrer, prévenir et responsabiliser (…) des sanctions allant du simple avertissement à la fermeture du stand seront prises si nécessaire», a indiqué Valérie Le Roy. Sous le nombre et pour des raisons de sécurité, le Salon avait dû fermer ses portes le dernier samedi à 16h. «Nous serons en liaison avec les billetteries physiques et en ligne ainsi qu’avec les guichets extérieurs pour mieux lisser les entrées», a assuré Valérie Le Roy. La sécurité devrait aussi être renforcée pour éviter les incursions intempestives d’éléments perturbateurs qui souhaiteraient s’en prendre aux organisations professionnelles agricoles. Enfin, ce salon sera l’occasion «d’amorcer une réflexion sur l’avenir de l’agriculture, entre organisations agricoles, consommateurs et politiques», a conclu Jean-Luc Poulain.
 

Sia Pro : un salon dans le salon

L’édition 2024 du Sia accueillera un salon professionnel pendant trois jours, exclusivement réservé aux professionnels. Il est mis sur pied «à la demande de certains visiteurs qui avaient émis le regret de ne pas bénéficier d’un temps dédié pour des rencontres BtoB», a expliqué Valérie Le Roy. Une partie du Hall 4 sera dédié à cet espace avec une salle plénière, une agora, une zone de stands et la présence d’une dizaine de grandes marques de matériel agricole. «C’est un premier pas, un premier test qui devrait s’inscrire dans la durée», a expliqué le président du Sia, Jean-Luc Poulain. Ce Sia Pro se tiendra du dimanche 25 février matin au mardi 27 février au soir, autour des thématiques sociétales qui animent la filière : innovation technologies etc. Sur les plus de 600 000 visiteurs, pas moins de 40 000 viennent d’abord pour des raisons professionnelles.

 

Une exposition sur les Champs-Élysées

Exposée jusqu’au 15 février en bas de l’avenue des Champs-Élysées puis du 24 février au 3 mars au Salon de l’agriculture porte de Versailles (Paris), une série de photographie retrace soixante années d’agriculture en images. En collaboration avec Paris-Match, ce projet iconographique rend hommage aux ceux et celles qui ont fait le Salon depuis sa création. Il est d’ailleurs décliné en trois formats : l’exposition proprement dite, un ouvrage de 80 pages qui sera vendu (15 €) à la boutique officielle du salon et, enfin, cinq bâches monumentales (de 28 à 137 m2) qui habilleront différents pavillons du Salon. Pour fêter les soixante ans du Sia, les organisateurs ont également prévu un son et lumière dans le ciel parisien.

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