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Colza
Une bonne solution de biocontrôle protège tôt et longtemps

Dans le cadre du programme «Vert l’avenir» qui met en avant les bonnes pratiques mises en œuvre par les agriculteurs et les entreprises de négoce, l’entreprise samarienne Charpentier a présenté, milieu de semaine, la solution de biocontrôle qu’elle propose à ses clients pour protéger les semis de colza.

Nicolas Charpentier et Olivier Pecourt dans une parcelle de colza où le semis  a été réalisé le 13 août dernier avec des semences enrobées par la solution  Integral® Pro de BASF. 
Nicolas Charpentier et Olivier Pecourt dans une parcelle de colza où le semis a été réalisé le 13 août dernier avec des semences enrobées par la solution Integral® Pro de BASF. 
© Vincent Fermon

Tous les producteurs de colza le diront, c’est à l’implantation que se fait la réussite de la culture. Agriculteur à Louvencourt, au nord-est d’Amiens, Olivier Pecourt confirme : «En 2020-2021, je ne m’en sors pas trop mal, contrairement à certains…» Sa recette ?
Utiliser une solution de bio-contrôle développée par BASF France à base d’une bactérie appelée Bacillus amyloliquefaciens qui enrobe ses semences de colza. Cette solution vendue sous le nom de Integral® Pro, il la trouve depuis maintenant «deux ans» auprès de l’entreprise de négoce Charpentier, dont le siège est à Beauquesne. Les semences ainsi enrobées sont facilement reconnaissables grâce à leur couleur vio-acée. L’enrobage réalisé avec Integral® Pro permet à la fois de lutter contre certaines maladies et de stimuler les défenses naturelles de la plante pour lutter contre les ravageurs, et ce, dès le semis, ainsi que tout au long d’un cycle cultural de onze mois. Le résultat attendu de cette solution est «une meilleure implantation, une plante plus vigoureuse et robuste, une meilleure reprise de végétation et à la clé, un meilleur rendement (+ 4 % en moyenne)», selon Nicolas Charpentier, directeur général du négoce éponyme.  Ainsi, résume-t-il, «avec le biocontrôle, on a une solution naturelle qui protège les semences de colza».

 

Coût équivalent à une protection phytosanitaire

Dans le périmètre couvert par le négoce Charpentier, «100 % des semences de colza que l’on fournit à nos clients sont enrobées de cette manière», avance Nicolas Charpentier. Pour lui, cela représente quelque 250 agriculteurs, une surface de 4 300 ha et une collecte de 13 000 t de colza. A l’échelle de la France, on estime que 60 % des surfaces de colza semées avec des semences certifiées sont protégées par Integral® Pro.

Au sein de BASF, l’intérêt pour le développement de solutions de biocontrôle va crescendo. L’an dernier, ce segment de marché représentait 6 % de son chiffre d’affaires. Le géant de la chimie vise 10 % en 2025 et 15 % en 2030. Au négoce Charpentier, des tests de solutions de biocontrôle sont également réalisés sur céréales. À en croire l’entreprise de négoce, l’investissement dans le biocontrôle en vaut largement la chandelle : «Utiliser des solutions de biocontrôle ne revient pas plus cher qu’utiliser des produits phytosanitaires classiques puisqu’on fait l’économie de fongicides et d’insecticides», constate Nicolas Charpentier. 

 

Produire plus durablement

Convaincu de l’intérêt du biocontrôle sur colza, Olivier Pecourt dit, quant à lui, «attendre» des solutions similaires pour les autres cultures présentes sur son exploitation. «En betteraves, étant donné qu’on sème dans des sols froids, ce serait idéal», estime-t-il. Du côté de BASF, on explique que les recherches et les essais se poursuivent. Si une solution sur lin «marche bien», selon Nadège Pillonel, ingénieur conseil environnement chez BASF sur les territoires nord-est et nord-ouest, «ce qui fonctionne sur une culture n’aura pas forcément d’effet sur une autre culture». Une chose est sûre, alors que la dynamique autour du biocontrôle est en marche, elle devrait poursuivre sa progression, notamment pour répondre au défi de produire plus durablement, avec de moins en moins de solutions de synthèse.

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