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Une campagne encourageante pour les carottes Noriap

Les premières carottes produites pour Noriap sont sorties de terre le 12 octobre, et la commercialisation débutait trois jours après. Celle-ci n’est pas terminée, mais les feux sont au vert.

Les carottes sont surtout produites dans les terres profondes du Santerre, favorables à la longue conservation.
Les carottes sont surtout produites dans les terres profondes du Santerre, favorables à la longue conservation. 
© Pixabay

16 ha pour 1 200 t brutes de carottes ont été récoltés pour la coopérative Noriap, pour la première année cette automne. Aujourd’hui, la campagne n’est pas terminée, puisqu’il reste environ un tiers des volumes dans les réfrigérateurs de la coopérative, mais l’optimisme est palpable. «Les prix sont corrects et, à cette époque de l’année, nous avons une vraie carte à jouer, car nous sommes plus ou moins les seuls sur le marché», assure Émilie Volpoët, chargée de développement cultures légumières chez Noriap. 

Une petite partie des carottes sont cultivées dans les terres sableuses de la Baie de Somme, propices aux variétés précoces. Mais la majeure partie se situe dans les terres profondes du Santerre, plus favorables aux légumes de longue conservation. «En février et en mars, les gros bassins de production ont écoulé tous leurs volumes. C’est une opportunité, car les mois d’hiver sont ceux où la carotte est la plus consommée.» La commercialisation, réalisée par le prestataire Kultive, devrait se poursuivre jusqu’au mois d’avril. Les producteurs seront alors informé de leur rémunération, basée sur un prix moyen de campagne. 

 

Forte concurrence entre bassins

Au niveau national, selon les dernières estimations d’Agreste, les surfaces implantées en carottes pour le marché du frais ont été stables en 2020 par rapport à la campagne précédente et ont atteint les 8 064 ha. La production nationale est estimée à
305 065 tonnes, stable par rapport à l’année précédente. En commercialisation, les prix ont été soutenus après le premier confinement. Début octobre, un emballement des ventes a été ressenti tout comme à l’annonce du deuxième confinement, mais contrebalancé par la fermeture des restaurants et la baisse de consommation en restauration collective. Le marché est resté poussif en décembre en raison d’une forte concurrence entre bassins de production.

 

Délicate gestion des adventices

Côté production, la carotte primeur a été marquée par des difficultés de gestion des adventices et des perturbations dans les semis en lien avec le climat. La carotte de saison a subi les affres de la canicule estivale. À l’automne, la météo favorable au développement de la carotte a permis un meilleur calibre. La gestion des adventices et la pression sanitaire ont été importantes, ce qui a fragilisé la qualité. Dans tous les bassins, les pluies de décembre ont ralenti les arrachages.

Celles de Noriap n’ont en revanche pas souffert de problème de qualité. Fin mai, les une trentaine d’hectares seront cette fois semés, dont 85 % dans le Santerre et 15 % en Baie de Somme. «On dépasse le stade échantillon, mais la surface reste restreinte, malgré la demande forte de nouveaux producteurs, car nous voulons pouvoir maîtriser parfaitement toutes les étapes», note Émilie Volpoët. 

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