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Une députée en visite dans une exploitation laitière

La Fdsea rencontre les parlementaires de la Somme.

Pascale Boistard en discussion avec Olivier Thibaut, 
Dominique Dengreville et Xavier Théron.
Pascale Boistard en discussion avec Olivier Thibaut,
Dominique Dengreville et Xavier Théron.
© AAP


Réforme de la PAC, préparation de la loi d'avenir de l'agriculture... deux dossiers majeurs pour l'avenir de la ferme Somme font l'actualité cet automne. Pour faire remonter ses revendications, le conseil d’administration de la Fdsea de la Somme a décidé d'organiser des rencontres avec les parlementaires du département. Pascale Boistard, députée de la première circonscription de la Somme, a été la première à rencontrer les agriculteurs.
Cette rencontre s’est déroulée sur une exploitation laitière, au Gaec du Petit Bois, à la ferme Saint Accart, le samedi 12 octobre. Etaient présents Olivier Thibaut, l'un des gérants du Gaec et également secrétaire général de l’Union des producteurs de lait de Picardie (Uplp), Dominique Dengreville, président de l’Uplp, et Xavier Théron, président de la section porcine de la Fdsea de la Somme.
La réforme de la PAC a bien entendu été au cœur des discussions. «J’ai peur que la prime à la vache laitière, annoncée par le président de la République ne soit trop faible» craint Dominique Dengreville. Cette prime doit être assez élevée pour compenser en partie la perte économique que vont subir les exploitations laitières à la suite de la réforme de la PAC. Rappelons, en effet, que les fermes picardes ont bénéficié jusqu’à maintenant d’aides élevées parce qu'elles ont développé de la valeur ajoutée depuis de nombreuses années, que ce soit en production animale ou en production végétale. Olivier Thibaut a évoqué la nécessité de maintenir l’aide couplée à la fécule, une production qui tient une place non négligeable dans la ferme Somme. Pascale Boistard a indiqué qu'elle était déjà intervenue auprès du ministère pour appuyer cette demande.
La notion d’actif a été soulevée. «L’élevage demande beaucoup de main-d’œuvre, il faut que tous les actifs agricoles soient reconnus», a insisté Olivier Thibaut, faisant allusion à la surprime des 52 premiers hectares qui, dans les formes d'exploitation sociétaires, ne doit bénéficier qu'aux Gaec, ce qui pénalisera notamment les Earl.
Autre point sur lequel les éleveurs sont intervenus : le plan de modernisation des bâtiments d'élevage. Ils souhaitent que toutes les exploitations y aient accès, et pas seulement une infime partie d'entre elles. «Les éleveurs ont besoin d’un encouragement à la production» a résumé Olivier Thibaut.
Les professionnels n'ont pas manqué de déplorer les lourdeurs de l'administration dans le traitement des dossiers en France. C'est trop long, cela décourage certains projets.
Une visite appréciée par la députée qui a été très réceptive aux revendications des éleveurs. Elle a déclaré souhaiter continuer les échanges avec la profession.

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