Evénement
Une édition 2026 du SIA à part, à oublier
L’édition 2026 du Salon international de l’agriculture restera comme un moment singulier marqué par l’absence des bovins et une fréquentation en berne. Les organisateurs veulent désormais croire en un rebond.
L’édition 2026 du Salon international de l’agriculture restera comme un moment singulier marqué par l’absence des bovins et une fréquentation en berne. Les organisateurs veulent désormais croire en un rebond.
Le Salon International de l'Agriculture 2026 a fermé ses portes sur une note contrastée. Entre contexte sanitaire délicat, absence inédite des bovins et interrogations du public, cette 62e édition restera « comme une année singulière dans l’histoire du Salon », selon les organisateurs. Dans une lettre ouverte adressée à l’ensemble du monde agricole, ces derniers reconnaissent une situation sans précédent : « L’absence des bovins (…) une première depuis 62 ans, a profondément marqué cette édition. » Cette décision, on la doit aux Organismes de Sélection qui ont privilégié la santé des troupeaux en évitant tout risque lié à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).
Un climat d’attentisme et des polémiques qui ont pesé
Au-delà de l’émotion, les organisateurs pointent un effet domino : « un climat d’attentisme » s’est installé. Entre hésitations, désistements et appels au boycott, l’image du Salon a pu être écornée. À cela se sont ajoutés des facteurs extérieurs : vacances scolaires simultanées sur les trois zones et conditions météorologiques difficiles. Le résultat ? Une fréquentation en retrait (-27,9%) par rapport à l’édition 2025, avec « seulement » 437 402 visiteurs. Pour autant, le président du SIA, Jérôme Despey ne veut pas résumer l’édition 2026 à ce seul chiffre.
Moins dense, mais plus qualitative
Car le Salon, même amputé, a tenu son rang. Près de 3 500 animaux, 1 100 exposants, et une diversité de filières toujours au rendez-vous. Le Concours Général Agricole, pilier historique, a quant à lui maintenu ses sept catégories et mis en lumière produits d’excellence et jeunes talents. Sur le terrain, le ressenti diffère nettement de certaines perceptions médiatiques : « L’immense majorité de l’événement s’est déroulée dans le calme, le respect et la qualité des échanges. » Les incidents, qualifiés d’isolés, n’ont pas entamé l’ambiance globale.
Ce que retiennent les exposants ? Du temps pour échanger. Une respiration presque inattendue dans un événement souvent saturé. Les organisateurs insistent : « Les discussions ont pris le temps d’exister – et c’est bien la force du Salon.»
2027 déjà en ligne de mire
L’heure est désormais à la reconstruction. Si les conditions sanitaires le permettent, bovins et volailles feront leur retour en 2027. Une perspective essentielle pour les organisateurs : « Toute la famille sera réunie… » En ce qui concerne 2026, les organisateurs saluent l’engagement de tous : agriculteurs, exposants, équipes et visiteurs, rappelant que malgré les incertitudes, chacun a contribué à faire vivre cette édition. Dans la même dynamique, Jérôme Despey, président du Salon, insiste sur la nécessité de tirer collectivement vers l’avant : « Le Salon 2026 restera comme une édition à part. À nous tous de faire en sorte que 2027 soit celle du rassemblement et du rayonnement. »