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Protéagineux
Une faible récolte 2023 pour le pois mais un bon taux de protéines

En 1980, Terres Univia a mis en place un observatoire de la qualité des graines de pois et féveroles récoltés et en a confié la gestion à Terres Inovia pour la récolte 2023.

Le rendement national est bas, à 32,1 q/ha, mais en légère progression par rapport aux années précédentes.
Le rendement national est bas, à 32,1 q/ha, mais en légère progression par rapport aux années précédentes.
© Réussir SA

L’objectif est de caractériser la collecte de graines en France afin d’informer la filière et d’identifier les effets des pratiques agricoles sur la qualité récoltée. Pour ce faire, des échantillons sont prélevés auprès des collecteurs et envoyés pour analyses dans le laboratoire de Terres Inovia. Les critères recherchés sont le taux de protéines, la teneur en eau, la couleur, l’homogénéité des graines, leur impact visuel, les impuretés, les mycotoxines… Les données sont ensuite recueillies et ensuite traitées statistiquement. La synthèse fait l’objet d’une restitution sous forme de fiches à télécharger sur le site de Terres Inovia.

 

Des graines de qualité

La campagne 2023 se caractérise par des surfaces en hausse (152 000 hectares contre 133 000 l’année précédente). En pois d’hiver, les gels tardifs et les pluies de début de printemps ont favorisé les maladies, avec parfois des pertes de rendements importantes. En pois de printemps, les températures élevées et le manque d’eau n’ont pas été favorables à la culture. Les récoltes ont été précoces dans la moitié sud, plus tardives dans le nord suite au retour des pluies. Le rendement national est bas, à 32,1 q/ha, mais en légère progression par rapport aux années précédentes. De fait, la production nationale a augmenté, passant de 399 000 tonnes en 2022 à 480 000 tonnes en 2023.

Côté qualité, la teneur en protéines est bonne, à 24,4 % de matière sèche et la qualité visuelle est correcte, malgré un taux de graines cassées-splittées de nature à restreindre leur utilisation en alimentation humaine. À noter que ce taux de protéines est le plus élevé des dix dernières années.

 

Aucune mycotoxine

Ce taux de protéines est variable selon les régions, plus faible dans le bassin Normandie-Nord, plus élevé dans le Centre-Île de France. La teneur en eau, à 13 % en moyenne, est correcte, assez homogène selon les régions. Les échantillons sont plutôt propres et la couleur jaune domine, avec 86 % des lots. Les lots verts homogènes progressent, ils sont destinés à l’alimentation humaine (casserie) ou l’oisellerie. Les graines jaunes peuvent être destinées à l’alimentation humaine (ingrédients) comme à l’alimentation animale.

Seuls 30 % de slots ont moins de 1 % de graines cassées-splittées, en baisse par rapport aux récoltes précédentes, ce qui est un mauvais résultat. C’est surtout vrai pour la récolte de la moitié Nord qui a subi une ré-humification des graines, les fragilisant à la récolte. Par contre, les graines tâchées sont très rares, tout comme les germées.

Les graines avec des piqûres d’insectes sont en hausse, avec 70 % des lots qui en contiennent moins de 1 %. Un peu plus de 45 % présentent des dégâts de bruche et un peu plus de 30 % des dégâts de tordeuse. Pour finir, aucune mycotoxine de champ n’a été repérée, ce qui témoigne d’une bonne qualité sanitaire des lots.

Féverole : une production 2023 en hausse, de bonne qualité

Après une chute en 2022 à 68 000 ha, la surface en féverole remonte à 80 000 ha, retrouvant ses niveaux précédents. Mais le rendement national reste faible, à 27,5 q/ha. Le printemps chaud et sec n’a pas permis à la culture d’exprimer son potentiel, excepté dans le nord de la France où les pluies de l’été ont permis un remplissage correct des grains. La production nationale remonte ainsi à 222 000 tonnes contre 158 000 en 2022. Côté qualité, la teneur en protéines est dans la moyenne des dix dernières années, à 28,2 % de matière sèche et la qualité visuelle est correcte. Ce taux de protéines est homogène dans les régions globalement. La teneur en eau, à 13,3 % en moyenne, est correcte. Les échantillons sont assez propres, sans graines germées.
Plus de la moitié des lots contiennent des graines beige rosé, une couleur qui était appréciée lorsque l’Égypte achetait nos féveroles pour la consommation humaine, ce qui n’est plus le cas actuellement. Les lots de couleur hétérogène sont orientés principalement vers l’alimentation animale.
Peu de graines sont cassées ou splittées, ou encore tachées. Peu de graines sont bruchées car il s’agit principalement de féveroles d’hiver, moins sensibles à la bruche qui a besoin de températures maximales supérieures à 20°C pour se développer. Pour finir, aucune mycotoxine repérée.

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