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Une Maison du cheval inaugurée à l'institut de Genech

Dans le Nord, l'Institut de Genech a profité de ses portes ouvertes pour inaugurer la Maison du cheval. Les enseignements pratiques et théoriques seront désormais dispensés sur un seul site, évitant aux élèves apprentis formés aux métiers équins de jongler entre Lesquin et la Pévèle.

Ils forment les futurs palefreniers, soigneurs, maréchaux-ferrants, moniteurs, animateurs ou entraîneurs, cavaliers : les enseignements dispensés depuis 2004 par l'Institut de Genech s'adressent aux élèves désireux de s'initier ou d'approfondir leurs aptitudes aux métiers du cheval. Ceux qui ont fait le choix de l'apprentissage alternaient, jusqu'à l'automne dernier, entre formation théorique au site de Lesquin (59) et pratique à la ferme équestre de Genech (59), à vingt minutes de là. Avec cette Maison du cheval, construite à deux pas des écuries, élèves et formateurs sont désormais réunis en un seul site. Pour Julie Michiels, responsable du pôle Métiers du cheval pour les formations en alternance, le rapprochement géographique permet, au-delà, d'éviter les navettes entre le CFA (centre de formation d'apprentis) et Genech, de «faciliter la mise en place de projets pédagogiques entre les deux équipes».

 

Un bâtiment éco-conçu à 2,3 millions d'euros

La Maison du cheval est un bâtiment éco-conçu, équipé de panneaux photovoltaïques, et qui contribue à alimenter en énergie le dispositif d'autoconsommation du campus genéchois. La gestion dynamique permet d'économiser l'énergie, grâce aux fenêtres et chauffages connectés. Le budget, à hauteur de 2,3 millions d'euros, a été financé à 50 % par le conseil régional des Hauts-de-France.

«Le pôle cheval apporte une réponse aux besoins d'insertion des jeunes et du territoire, assurait Benoît Vanhove, président du conseil d'administration de l'Institut de Genech, lors de l'inauguration du bâtiment ce samedi 18 mars. Depuis sa création en 1894, l'école a toujours su s'adapter.» 

Après l'horticulture, l'aménagement paysager, la formation générale et les métiers de la forêt, l'établissement a ainsi développé, il y a près de vingt ans, un éventail de formations du CAP au bac + 2 pour les métiers équins, «des métiers très porteurs, des métiers passion, des métiers d'avenir, des métiers valorisant le territoire», avance Charlotte Lecocq, députée de la 6e circonscription du Nord après avoir coupé le ruban tricolore.

 

45 chevaux, 170 jeunes apprentis

Manager opérationnel du centre équestre, Sarah Cuvelier veille, avec une dizaine de personnes, sur les 45 chevaux des écuries. Les élèves se relaient pour pailler, mettre le foin, soigner les chevaux malades, etc. et des astreintes sont organisées les soirs et week-end dans cette écurie active. «Ce mode d'hébergement répond au bien-être des chevaux et des humains, explique la responsable du centre équestre. Les chevaux sont ensemble et sont équipés de bracelets pucés sur leur patte qui permettent de répartir leur alimentation quotidienne.»

Deux manèges, une carrière, un parcours de cross et un parc d'obstacles sont à disposition des 170 jeunes formés en apprentissage auxquels s'ajoutent 30 adultes en formation continue. Une centaine d'élèves en formation initiale ont choisi la filière équine et fréquentent également le pôle cheval. «Ils montent à cheval, ont des astreintes matin et soir deux semaines par an et suivent des cours et des travaux pratiques liés au cheval», décrit Catherine Bria, directrice du lycée professionnel. L'Institut de Genech comptabilise plus d'un millier d'anciens élèves de la filière cheval, entre 80 à 100 sortants diplômés chaque année.

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