Aller au contenu principal

Production laitière
Une mini-usine de transformation laitière à la ferme

  Un modèle de mini-usine de transformation laitière à la ferme vient d’être mis au point, permettant aux éleveurs laitiers de ne plus dépendre des industriels ni des distributeurs.

Un ingénieur de l’intelligence artificielle a conçu avec des ingénieurs de la robotique et de l’internet des objets un modèle d’atelier multiproduits entièrement automatisé de transformation du lait à la ferme, sans intermédiaires. Ce prototype a récemment été présenté à la presse, puis exposé au salon de l’agriculture. Son lancement commercial est prévu l’été prochain. Le principe : au lieu d’être collecté, transporté et travaillé dans des usines regroupant des dizaines d’éleveurs, le lait de la ferme est transformé sur place, dans un cabanon en bois de 25 mètres de rayon. Le fonctionnement est le suivant : le consommateur commande en ligne les produits fabriqués par l’atelier autonome, il peut ensuite les récupérer sur place ou se les faire livrer. «Dès que la traite commence, le lait entre directement dans l’atelier. Plus besoin de tank de réfrigération, le lait est transformé encore chaud, d’où une moindre consommation d’énergie», a expliqué Loïc Lecerf, concepteur du modèle. L’atelier démarre la fabrication seulement en fonction des commandes ou prévisions de commandes, pour que le produit soit le plus frais possible. Lorsque l’atelier dispose de plus de temps, il peut produire des fromages qui nécessitent un temps d’affinage plus long.

1,5 à deux fois le prix du lait régional

Le modèle économique de l’entreprise Fairme, fondée par Loïc Lecerf, est basé sur l’achat du lait à l’éleveur à un prix de 1,5 à deux fois le prix de marché régional. En contrepartie, c’est Fairme vend les produits finis (lait à boire, fromages, yaourts, crème). Loïc Lecerf, 42 ans, fondateur de start-up dans le domaine du web et de la vision pour voitures autonomes, a été choqué de voir que le nombre d’éleveurs laitiers a été divisé par quatre en 40 ans et que les éleveurs restants ont du mal à vivre de leurs produits. Il a voulu leur apporter des solutions. Il a aussi voulu répondre à un besoin croissant des consommateurs de se nourrir de produits fermiers et «ayant du goût».
Le cahier des charges de Fairme sera «axé sur le pâturage et sur une alimentation herbagère en provenance de la ferme». Le profil d’éleveurs auquel s’intéresse Loïc Lecerf est celui de la ferme moyenne, de 60 à 80 vaches. La taille minimale est de 20 vaches pour l’installation de la mini-usine.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Au coeur de nos terres avec Mathilde Seigner
« Au cœur de nos terres » et les tensions du monde agricole sur France 2

Entre drame familial et enjeux fonciers, la fiction « Au cœur de nos terres » met en lumière les fragilités et les…

Prix 2026 : la douche froide pour les producteurs de Vecquemont

L’industriel Roquette a précisé le prix de base des pommes de terre fécule pour 2026. Comme attendu, car annoncé lors de l’…

Rencontres, dégustations et animations : le stand de la Somme attire petits  et grands au Sia.
La Somme à l’honneur au Salon international de l’agriculture 2026

Pour la 3e année consécutive, la Chambre d’agriculture de la Somme, en partenariat avec le Conseil départemental,…

À Mouflers, trois listes pour 96 habitants

À Mouflers, 96 habitants et certainement moins de 80 votants, remporter la mairie tient presque du concours de popularité… et…

Olivier Parcy : «Nous ne sommes pas récompensés financièrement des services que rend l’élevage à l’environnement. Pourtant, les prairies humides sont des puits de carbone.»
Olivier Parcy et ses charolaises portent la vallée de la Somme au sommet

En moyenne vallée de la Somme, une prairie fauchée des marais de Fontaine-sur-Somme a interpellé le jury départemental des…

quota sur la pêche du maquereau
Un quota sur la pêche du maquereau met le feu aux pontons

La décision envisagée par la ministre déléguée à la Mer et à la Pêche Catherine Chabaud de limiter à cinq maquereaux par jour…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde