Aller au contenu principal

Bien-être animal : l’Efsa se prononce pour les vaches laitières et les canards

Après les veaux, les porcs ou les poules pondeuses, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a rendu le 16 mai deux nouveaux avis concernant le bien-être des vaches laitières d’une part, et des canards, oies et cailles, d’autre part. 

Une vaste révision de la réglementation de l’UE est prévue pour cet automne.
Une vaste révision de la réglementation de l’UE est prévue pour cet automne.
© Pixabay

L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a publié le 16 mai deux nouveaux avis sur le bien-être des animaux, le premier sur les vaches laitières et le second sur les canards, oies et cailles. Des espèces pour lesquelles il n’existe aujourd’hui pas de règles spécifiques (contrairement par exemple aux porcs, veaux ou poules pondeuses) et auxquelles s’appliquent donc seulement, pour l’instant, les règles générales de la législation sur le bien-être animal. Pour les vaches laitières, l’Efsa recommande d’éviter au maximum un hébergement permanent dans des stabulations entravées. Et si cela devait être nécessaire de manière transitoire, les animaux devraient avoir un accès régulier à une aire de repos ou une estive. Chaque vache devrait avoir accès à un espace intérieur total d’au moins 9 m2, une litière suffisamment épaisse ainsi qu’à des pâturages avec des zones drainées et ombragées, conclut ce travail. Lors de l’utilisation de sol en béton nu, une assise de paille d’au moins 30 cm d’épaisseur doit être prévue. Si les vaches sont logées dans des stalles, elles doivent chacune disposer d’une logette individuelle. De plus, il est demandé d’installer des brosses dans tous les systèmes de stabulation libre pour permettre aux vaches d’avoir des comportements naturels tels que se gratter et se toiletter le corps.

 

Cages et gavage

Pour les canards et oies, sans se prononcer sur le fond, l’Efsa souligne notamment que les systèmes de gavage actuellement utilisés pour la production de foie gras devraient être évités car ils entraînent des conséquences importantes sur le bien- être des oiseaux. «La pratique de la suralimentation elle-même dans la production de foie gras n’entrait pas dans le cadre de cette évaluation et n’a donc pas été prise en compte», précise l’Efsa. Comme ce qui a déjà été recommandé pour les poules pondeuses ou les poulets de chair, l’Efsa estime que l’utilisation de cages doit aussi être évitée pour les canards, les oies et les cailles. Il est suggéré que les oiseaux disposent de plus d’espace et de compartiments enrichis (eau libre pour les oiseaux aquatiques, installations de nidification...) d’une hauteur suffisante pour permettre à une personne d’y pénétrer afin d’inspecter les animaux. Plus précisément une hauteur de 66 cm au minimum est proposée pour les canards domestiques, de 96 cm pour les canards musqués et mulards, de 127 cm pour les oies et de 150 cm dans le cas des cailles japonaises pour permettre le saut et le vol. Ces deux nouveaux avis alimenteront les réflexions de la Commission européenne en vue de présenter cet automne une proposition de révision de la législation globale de l’UE sur le bien-être animal qui devrait comporter des dispositions spécifiques pour les vaches laitières et les canards. L’Efsa a déjà publié des avis sur le bien-être des veaux, des porcs, des poulets et des poules pondeuses, ainsi que sur les conditions de transport des animaux d’élevage.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Au coeur de nos terres avec Mathilde Seigner
« Au cœur de nos terres » et les tensions du monde agricole sur France 2

Entre drame familial et enjeux fonciers, la fiction « Au cœur de nos terres » met en lumière les fragilités et les…

Prix 2026 : la douche froide pour les producteurs de Vecquemont

L’industriel Roquette a précisé le prix de base des pommes de terre fécule pour 2026. Comme attendu, car annoncé lors de l’…

Rencontres, dégustations et animations : le stand de la Somme attire petits  et grands au Sia.
La Somme à l’honneur au Salon international de l’agriculture 2026

Pour la 3e année consécutive, la Chambre d’agriculture de la Somme, en partenariat avec le Conseil départemental,…

À Mouflers, trois listes pour 96 habitants

À Mouflers, 96 habitants et certainement moins de 80 votants, remporter la mairie tient presque du concours de popularité… et…

quota sur la pêche du maquereau
Un quota sur la pêche du maquereau met le feu aux pontons

La décision envisagée par la ministre déléguée à la Mer et à la Pêche Catherine Chabaud de limiter à cinq maquereaux par jour…

Olivier Parcy : «Nous ne sommes pas récompensés financièrement des services que rend l’élevage à l’environnement. Pourtant, les prairies humides sont des puits de carbone.»
Olivier Parcy et ses charolaises portent la vallée de la Somme au sommet

En moyenne vallée de la Somme, une prairie fauchée des marais de Fontaine-sur-Somme a interpellé le jury départemental des…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde