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De nouveaux repères en veaux de boucherie

En 2017, la filière veau de boucherie a intégré le dispositif national Inosys réseaux d’élevage. Zoom sur les premiers résultats.

La filière veau de boucherie a intégré le réseau national Inosys afin de produire et suivre des modèles de production 
et diffuser des repères pour le conseil et le pilotage de la filière.
La filière veau de boucherie a intégré le réseau national Inosys afin de produire et suivre des modèles de production
et diffuser des repères pour le conseil et le pilotage de la filière.
© Institut de l’élevage



Afin de décrire les performances technico-économiques des ateliers et des exploitations, de produire et suivre des modèles de production et de diffuser des repères pour le conseil et le pilotage de la filière, l’interprofession a souhaité intégrer le dispositif national Inosys, réseaux d’élevage en 2017. Le Space à Rennes a été l’occasion de présenter les premiers résultats issus de ce dispositif, support d’observations pour répondre aux multiples attentes sociétales (environnement, bien-être animal, acceptabilité sociale de l’élevage…).
Pour sa première année de fonctionnement, il compile les données de quatre-vingt six élevages, pour un échantillon représentant trente-trois mille places, soit 5 % de la production nationale. «A terme, cet outil prévoit de suivre cent-vingt élevages français, répartis dans les régions Bretagne, Pays de la Loire, Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle Aquitaine et Occitanie. A l’avenir, un double niveau de suivi va être mis en place dans une quarantaine d’exploitations, afin d’évaluer leurs résultats sur un niveau global (résultats économiques de l’exploitation, coûts de production)», souligne Camille Servans de la Chambre d’agriculture de Bretagne.

Typologie des exploitations
60 % des ateliers veaux disposent d’une autre production lait ou viande sur l’élevage. Les 40 % restants sont soit spécialisés, soit spécialisés avec un atelier grandes cultures. En moyenne, les exploitations comptent 381 places pour 1,1 UMO pour l’atelier veaux et 2,1 UMO pour l’ensemble de la structure. «Toutefois, on note une grande diversité d’exploitations derrière ces chiffres moyens. Il existe en effet une forte variabilité de la productivité du travail. Pour une UMO, le nombre de places oscille entre 198 et 510. En moyenne, on compte plus de places par UMO pour les responsables de moins de 35 ans», précise Camille Servans.
Côté bâtiments, 86 % sont en dur, les autres en tunnels. Les caillebotis recouvrent en grande majorité les sols. Seuls 3 % des veaux sont sur paille. La distribution du lait se fait principalement à l’auge (58 % des systèmes). Les seaux représentent 28 % des équipements et les DAL 14 %. Les aliments solides sont également principalement servis à l’auge (78 %) et pour beaucoup, manuellement (40 %), même si la distribution à l’aide d’une chaîne à pastilles ou à vis à spires arrive juste derrière (34 %).
La durée d’élevage se situe en moyenne à cent soixante-deux jours, mais varie de cent cinquante-deux jours pour les veaux «croisés lourds» à 166 jours pour les veaux Holstein. Ces durées d’engraissement, variables selon le type racial, se répercutent sur la rotation qui va de 1,84 bandes par an en Holstein à deux bandes par an en croisés lourds.

Moins de mortalité pour les veaux plus lourds
La mortalité s’établit à 4 % en moyenne et reste très liée au poids des veaux à l’entrée : elle atteint 5,8 % en moyenne pour les lots de moins de 50 kg à l’entrée contre 2,9 % en moyenne pour les lots de plus de 50 kg.
La quantité d’aliment d’allaitement consommée diffère peu en fonction du type racial des veaux. A l’inverse, celle d’aliments solides est très variable selon la race. Les lots de veaux Holstein consomment 80 kg de plus d’aliments solides par veau que les lots de croisés laitiers.
Les prestations sont diverses selon le type racial, mais doivent être analysées selon la durée d’engraissement. L’énergie (gaz, fioul, électricité) représente le principal poste de charges pour un producteur intégré (21 €/place, hors annuités).

Vient de paraître

L’Institut de l’élevage et la Chambre d’agriculture de Bretagne viennent d’éditer la première plaquette «repères techniques et économiques en élevages de veaux de boucherie». Leur objectif est de restituer à l’ensemble des opérateurs de la filière les résultats 2016-2017, issus des relevés techniques et économiques réalisés auprès des
86 éleveurs du réseau national Inosys.
Ce document est disponible auprès de l’Institut de l’élevage et des Chambres d’agriculture. Tous les résultats du réseau sont également consultables sur idele.fr dans l’onglet réseaux et partenariats – Inosys Réseaux d’élevage.

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