Aller au contenu principal

Des palox connectés pour plus de sérénité

Né dans la Marne, l’outil Saalto simplifie et automatise la traçabilité des palox. Ses nouvelles fonctionnalités font gagner un temps précieux aux exploitants.

Elle a débarqué chez les producteurs de pommes de terre «comme un ovni» dans un monde où les feutres et les tableaux règnent en maîtres : depuis trois campagnes, la solution Saalto veut creuser son sillon en simplifiant la vie des professionnels dans la gestion de leurs stocks en temps réel. Ce système a été imaginé en 2016 par la société Utronix, avant d’être pérennisé par le groupe CML Gallo depuis le 31 mars 2020, qui lui apporte son soutien en tant que groupe spécialisé dans l’optimisation des espaces de stockage, bénéficiant de cinq implantations en France (Saint-Omer, Arras, Soissons, Sillery et Troyes). L’entité CML Saalto, créée dans la Marne pour l’occasion, rassemble quatre collaborateurs. Grégoire Vitry, directeur des opérations, dénombre à ce jour 45 000 palox identifiées, pour environ trente chariots élévateurs équipés chez une vingtaine de clients, et 900 000 tonnes de pommes de terre déplacées à l’aide de cet outil.

 

Alertes instantanées

Saalto est composé d’une infrastructure réseau à laquelle se connectent des tablettes Android munies d’une application conçue sur mesure, et de «tags» RFID (des étiquettes dotées de puces) analysés par des lecteurs sans contact installés sur les chariots élévateurs. Pour Grégoire Vitry, ce sont ces tags résistants qui confèrent à Saalto sa fiabilité : «Cela permet de mettre en place des actions automatisées, grâce à une lecture qui n’a pas besoin d’action de la part du cariste.» La présence du lecteur maison n’ajoute pas, de surcroît, de travail aux opérateurs. Grâce aux tablettes fixées dans les cabines des chariots, les caristes reçoivent instantanément toutes les alertes et instructions nécessaires. Celles-ci fonctionnent avec une configuration Android allégée, et sont toujours fournies par CML Saalto, question de sécurité : «Lorsque l’on fait face à un tel rythme de production, on ne peut se permettre de souffrir d’un système ralenti».

 

Une compétitivité améliorée

Depuis l’arrivée de CML Gallo, les développeurs de Saalto peuvent «se concentrer sur la valeur ajoutée de la plateforme» pour le client. La technologie maison a été optimisée pour que la solution soit compétitive, «même pour des producteurs gérant moins de 2 000 palox». Cela se traduit par plusieurs nouveautés. La première d’entre elles est la gestion des sous-lots, destinée aux utilisateurs «gourmands». Également à signaler : une inter-opérabilité assurée avec les réseaux informatiques éventuellement présents dans les exploitations. Enfin, un système de missions fait son apparition : des routines automatiques peuvent être créées en fonction des réceptions, des livraisons et de la production en cours. Des rapports d’exécution sont régulièrement envoyés à l’exploitant pour validation. Outre la géolocalisation des palox, la sécurisation et le suivi dynamique des flux forment un autre aspect vital de l’outil : «Les inventaires se font d’eux-mêmes, et les erreurs sont détectées immédiatement», résume Grégoire Vitry. Les vérifications manuelles restent possibles… et beaucoup plus rapides. Ainsi, il ne faut plus que trois minutes pour contrôler ce qui se faisait en une heure. Les transferts incluant des prestataires ou des fournisseurs vont eux aussi gagner en sécurité, afin que «la déclaration de contenu puisse être réalisée dès l’expédition, et que l’on ne se trompe pas à la réception». Grégoire Vitry souligne qu’à ce jour, Saalto a cessé d’être un «outil de confort» pour devenir une solution «rentable dès la première année, à hauteur de plusieurs euros par tonne de pommes de terre». «Nos clients ne pourraient pas revenir en arrière, sourit le dirigeant. Un peu comme avec les GPS en voiture !»

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Les planteurs peuvent espérer approcher un rendement de 90 t/ha à 16° et une rémunération de 30 €/t pulpes comprises. 
La campagne betteravière démarre sous de bons auspices
De bons rendements et des prix supérieurs aux dernières années : voilà ce qu’espère la filière betteraves pour cette nouvelle…
Barbara Pompili
Barbara Pompili lorgne sur l'agriculture ? Son cabinet réfute
Avec Nicolas Hulot, l'un de ses prédécesseurs au ministère de la Transition écologique, la samarienne n'est pas contre l'idée de…
Des betteraviers pas pressés de récolter
La Confédération générale des betteraviers (CGB) demande aux entreprises de transformation de retarder autant que possible les…
La ministre de la Transformation et de la Fonction publiques (à gauche) a fait étape la semaine dernière dans la Somme à la rencontre des élus locaux pour s’assurer de la bonne mise en place du plan de relance.
Touquet Savour offre un nouvel écrin écoresponsable à ses pépites
L’entreprise de négoce de pommes de terre installée à Essertaux (80) vient de lancer la commercialisation d’un nouveau packaging…
Plaine en fête, un événement de rentrée contre la morosité
Après une année blanche, l’événement Plaine en fête organisé par les Jeunes agriculteurs de la Somme fait son grand retour le…
Pour être juste, le prix d’un maïs sur pied s’établit en fonction du rendement  en grain, de la cotation sur le marché et de la culture qui sera implantée  par la suite.
Quel prix pour le maïs sur pied en 2021 ?
L’achat et la vente de maïs sur pied sont une pratique courante dans le département. Pour calculer le juste prix, deux méthodes…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde