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Légumes
Des volumes de retour font une fin de campagne difficile pour l’endive

Après deux ans de faible récolte, la production française d’endives revient à des volumes normaux, mais la campagne se clôt sur un marché extrêmement tendu côté prix.

Les exportations d’endives, bien qu’en augmentation de 14 % sur la période n’ont pas pesé sur la situation globale.
Les exportations d’endives, bien qu’en augmentation de 14 % sur la période n’ont pas pesé sur la situation globale.
© L' Agriculteur normand

Selon les prévisions du ministère de l’Agriculture (Agreste) au 1er juin, la production française d’endives atteindrait 132 800 tonnes pour la campagne 2024-2025, en hausse de 24 % par rapport à la précédente campagne. «Après deux années de faibles récoltes, nous avons connu une saison longue avec de bons rendements aux champs comme en salles de forçage», explique Pierre Varlet, directeur de l’Association des endiviers français (Apef). 

Les surfaces de racines pour la campagne 2024 sont estimées à 8 710 hectares, en hausse de 7 % par rapport à la campagne précédente et supérieures de 6 % à la moyenne 2019-2023. La production de racines pour cette campagne est estimée en hausse de 15 % sur un an, à 218 600 tonnes, mais elle serait inférieure de 5 % à la production moyenne 2019-2023. 

Les services du ministère de l’Agriculture évoquent par ailleurs le fait qu’«une partie des producteurs a fait le choix de mettre un terme à leur activité sur cette campagne malgré un stock de racines disponible», face à un marché très tendu. Ce que conteste l’Apef : «Il n’y a pas eu d’arrêt précoce de la production. Au contraire, certains producteurs n’ont pas hésité à faire un tour de plus dans les salles de forçage. N’oublions pas que les stocks de racines étaient pleins», précise Pierre Varlet.

Des volumes attendus à l’automne

En revanche, Agreste constate que les prix ont été en baisse sur la campagne actuelle en mai (- 42 % par rapport au pic de mai 2024). «L’endive est en crise conjoncturelle depuis fin avril, confirme Pierre Varlet, nous faisons face à la concurrence belge et hollandaise qui propose des prix inacceptables. Au 30 juin, le colis de 5 kilos des criées belges était à 0,68 €/kg alors que l’endive française dans le même conditionnement était à 1,66 €/kg. En revanche, les distributeurs font pression sur l’offre française.» Les exportations d’endives, bien qu’en augmentation de 14 % sur la période (6 400 tonnes) n’ont pas pesé sur la situation globale. Une demande faible explique aussi celle-ci, ce qui pousse l’Apef à développer un effort conséquent sur le front de la communication à la rentrée, pour la nouvelle campagne. 

Pour l’an prochain, il faudra s’attendre à des volumes notables : «Les surfaces sont en léger recul. Nous n’avons pas connu de catastrophe concernant la plantation de racines. Des pluies bienvenues il y a dix jours ont pu contrebalancer en partie les effets de la sécheresse. Par ailleurs, les nouveaux itinéraires techniques pour le désherbage semblent bien se passer. Nous serons à 90 % de notre potentiel, ce à quoi pourraient s’ajouter des stocks de racines», conclut le directeur de l’Apef. 

Le lancement de la campagne 2025-2026 est programmé pour le 7 octobre.

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