Aller au contenu principal

Elevage laitier : la stratégie de Thierry Fernandez

Lors de la journée laitière du 25 janvier de la Chambre d’agriculture de la Somme, c’est l’élevage de Thierry Fernandez qui a servi de support l’après-midi. L’éleveur a démarré la production laitière en 2016 au site d’Oneux.

Un bâtiment qui allie clarté et respect des normes de ventilation, gage de productivité et de bien-être de l’éleveur 
et de ses animaux.
Un bâtiment qui allie clarté et respect des normes de ventilation, gage de productivité et de bien-être de l’éleveur
et de ses animaux.
© S. T.

C’est en 2004 que Thierry Fernandez s’est installé sur l’exploitation familiale. Après avoir développé la production de vaches allaitantes de race Blonde d’Aquitaine, puis un atelier d’engraissement de taurillons, il ne manquait que la production laitière au passionné d’élevage bovin.

En effet, c’est en grande partie en 2015 que le projet a mûri. Les premières vaches de race Montbéliarde sont arrivées en 2016. Aujourd’hui soixante-quinze vaches sont présentes sur le site. «A cinquante ans, mon premier objectif est de ne pas me prendre la tête avec des vaches à haut niveau de production que je ne sais pas conduire. Mon second objectif est de transmettre aux jeunes un outil fonctionnel», explique l’éleveur.

La stratégie de l’élevage est de réaliser le meilleur produit aux 1 000 l de lait vendu, car le contrat avec la coopérative Lact’Union est limitée à 600 000 litres de lait par an.

Conduite du troupeau

Le choix de la race Montbéliarde s’est fait avant tout à la suite d’un coup de cœur, mais aussi pour valoriser l’atelier déjà existant d’engraissement de taurillons. Les atouts de la race que sont la rusticité, les taux de matière grasse et protéique, ainsi que la valorisation du produit confortent les choix de l’éleveur.

Actuellement, le troupeau est encore en phase de mise en place, notamment en termes de valorisation des fourrages produit par l’exploitation. L’équilibre de la ration est souvent retravaillé pour améliorer les taux, et ainsi le produit aux 1 000 litres de lait vendus. Les animaux en lactation sont tous encore issus d’élevages différents et valorisent plus ou moins bien la ration à base de maïs ensilage et de pulpes surpressées. Pour compléter la ration en fibre, 4,5 kg de luzerne déshydratée, de foin et de paille sont apportés par vache et par jour. Il faut noter l’ajout de tourteau de lin à raison 0,100 kg/VL/j qui contribue à obtenir de très bon résultats de reproduction des animaux.

En 2017, l’objectif a été atteint, car 520 000 litres ont été produits sur le site. L’éleveur pilote sa production avec l’appui des conseils de la Chambre d’agriculture de la Somme. Les prévisions de production sont éditées régulièrement et la gestion du troupeau est suivie de très près. La qualité du lait est bien maîtrisée grâce à deux principaux paramètres : l’état de santé des animaux et un bâtiment ou le bien-être animal règne.

Environnement

Dernier paramètre et pas des moindres pour l’éleveur : l’environnement immédiat de son exploitation. L’éleveur accorde en effet une grande importance à son environnement. «On ne peut plus ne pas tenir compte des attentes des riverains», commente Thierry Fernandez. De ce fait, toutes les attentes des voisins ont été prises en compte pour élaborer le projet. Le système est en aire paillée avec couloir raclé, et il n’y a pas d’odeurs désagréable : l’air est sain et la ventilation efficace.

Les résultats techniques de l’élevage

 

520 000 litres : c’est la production de lait en 2017

 

336 €/1 000 l : c’est le prix moyen 2017

 

25 l/vache/jour : c’est la production quotidienne avec un stade moyen de 3

 

42,6 : c’est le taux butyrique

 

34,5 : c’est le taux protéique

 

221 000 :  c’est le nombre de cellules

 

390 jours : c’est l’IVV

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Hutte Hable d'Ault
Un drame évité de justesse dans une hutte du Hable d'Ault
Deux chasseurs occupant une installation de chasse de nuit ont échappé la nuit dernière à l’intoxication par les fumées d’un…
Groupama Grand Est
Pour une erreur de calendrier, Groupama fait le buzz malgré lui
Les réseaux sociaux sont féroces et la moindre erreur de communication se paye au prix fort. C'est ce qu'a constaté au cours des…
Jean-Louis Bouthors a sauvé son exploitation par la remise en cause du poste d’alimentation, avec l’affouragement  en vert. Un défi qu’il a su relever avec le soutien de sa famille (ici ses enfants, Louis et Laura).
Eleveurs bovins (5/10). L’autonomie fourragère pour un élevage viable
Épisode 5/10. Ils sont éleveurs bovins par choix, et leur professionnalisme leur permet de vivre de leur métier. Chaque semaine,…
Aujourd’hui, Frédéric Gaffet est à l’aise avec ses pratiques qui lui ont permis de sauver sa ferme. Sa fille, Constance, pourrait même s’y installer à l’avenir grâce  à un projet de diversification.
Eleveurs bovins (7/10): "Si je n'étais pas bio, je n'existerais plus"
Épisode 7/10. Ils sont éleveurs bovin par choix, et leur professionnalisme leur permet de vivre de leur métier. Chaque semaine,…
Selon leur qualité, les pailles 2020 sont orientées vers la transformation la plus valorisante pour elles : un teillage classique ou un teillage toutes fibres. 
Mauvaise récolte 2020, teillage en souffrance en 2021
Depuis décembre, la Calira, à Martainneville, teille le lin récolté en 2020. Sans (bonne) surprise, la récolte est très mauvaise…
Projet de sucrerie de Seneffe
Le projet de sucrerie de Seneffe (B) est enterré
Ultime rebondissement dans la course à la construction d’une sucrerie dans le Hainaut belge, la coopérative rassemblant les…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde