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Gouvernance de Tereos : la CGB sort du bois

Alors qu’une nouvelle étape doit se jouer ce jeudi 17 décembre en fin de journée (17h), devant le tribunal de Senlis (60), Franck Sander a exprimé la veille dans une lettre aux adhérents de son syndicat son point de vue sur la situation de la gouvernance du groupe coopératif Tereos. 

Tribunal de Senlis
Une audience en référé a lieu en cette fin d'après-midi au tribunal de Senlis pour statuer sur le sort de certains membres du conseil de surveillance de Tereos.
© Wikipédia

S’il « n’est de la mission d’aucun syndicat d’interférer dans le processus électif d’une entreprise coopérative », selon les mots du président de la Confédération générale des planteurs (CGB), Franck Sander, ce dernier exprime dans une newsletter envoyée aux adhérents hier un sentiment que l’on pourrait qualifier de « colère froide » face à la crise dans laquelle est une nouvelle fois engagée le groupe Tereos.

Car à l’heure où chaque maillon de la filière betteraves prend des engagements vis-à-vis des pouvoirs publics pour s’assurer de leurs soutiens et travaille à la pérennité de la filière, l’affaire fait tâche.

Dans sa lettre aux adhérents de la CGB, son président Franck Sander – il est agriculteur en Alsace -, explique « souhaiter un règlement rapide de cette situation » et appelle « les membres du conseil de surveillance (de Tereos) à trouver une issue dans l’intérêt supérieur de l’entreprise et des agriculteurs ».

« Comme tout le monde, nous assistons aux effusions médiatiques et juridiques de ce conflit interne qui n’arrive pas à se résoudre », poursuit Franck Sander, soucieux que « des échéances juridiques » - il est fait référence à l’audience en référé qui a lieu cet après-midi -, fournissent « rapidement l’éclairage suffisant ».

Audience en fin de journée, le 17 décembre

Lors de cette audience, les juges doivent se pencher sur la capacité de trois membres du conseil de surveillance de Tereos à y siéger alors qu’une décision de justice les a condamnés le 26 novembre, ainsi que d’autres coopérateurs, pour dénonciation calomnieuse envers l’entreprise.

Fonction de la décision qui sera prise par le tribunal, une réunion du conseil de surveillance pourra alors se tenir dans les prochains jours, avec ou sans Gérard Clay, Jérôme Hary et Xavier Laude ; réunion qui permettra dans le même temps de conforter, ou pas, Jean-Charles Lefebvre à la présidence du groupe.

Assemblée générale, élections et tribunal, le rappel des faits

La semaine dernière, à quelques jours de la date initialement prévue pour l’organisation d’une réunion du conseil de surveillance devant élire le président du groupe coopératif suite à son assemblée générale (30 novembre) et le renouvellement d’une partie du conseil de surveillance, on apprenait que cette réunion était reportée du 11 au 15 décembre. Un nouveau report de cette réunion était ensuite annoncé, sans précision cette fois sur le nouveau calendrier. La raison de ce « blocage » ? La présence au sein du conseil de surveillance de trois élus condamnés le 26 novembre dernier par la justice pour dénonciation calomnieuse envers leur entreprise. Et leur capacité à faire basculer la présidence de Jean-Charles Lefebvre et le directoire du groupe coopératif. Pour ces derniers, « le conseil de surveillance qui se tient avec les personnes qui ne respectent pas la charte est un conseil de surveillance qui n'est pas légitime ». Après avoir demandé la démission de ces trois élus  - le demande est restée lettre morte -, la direction de Tereos a donc lancé une procédure en référé « pour obtenir de manière rapide une suspension de leurs mandats » et permettre au conseil de surveillance de « se tenir à nouveau ». Toutefois, dans le cadre de cette procédure, ce ne sont pas trois, mais bien l’ensemble des membres du conseil de surveillance qui seront attendus. L’audience en référé est prévue ce jeudi 17 décembre à 17h, au tribunal de Senlis où il y devrait y avoir une ambiance singulière.
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