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Hausse des achats de fruits et légumes frais en 2020

Le choix des Français s’est porté sur des produits qui se conservent durant les périodes de confinement. 

Le choix des Français s’est porté sur des produits qui se conservent durant  les périodes de confinement. 
Le choix des Français s’est porté sur des produits qui se conservent durant les périodes de confinement. 
© Guillaume Perrin

La quantité achetée par ménage s’élève à 173,6 kilos, contre 165,4 kilos en 2019 et 167,5 kilos pour la moyenne 2015-2019. Si l’on détaille, les achats des fruits frais sont en forte hausse en valeur (+ 9,7 %), alors que les achats en volume connaissent une croissance modérée (+ 2,7 %). Les fruits “métropolitains” ont dû faire face à de nombreux accidents de campagnes : début du premier confinement au démarrage de la saison pour la fraise (-5,3 %, d’achats en volume) ; baisse de la production nationale et européenne de fruits à noyaux (baisse de 28,9 % des achats d’abricots, et de 14,9 % pour les pêches-nectarines). En revanche, les pommes (+ 10 %), les poires (+ 10,4 %), et les kiwis (+ 7,8 %) ont rencontré les faveurs des Français à la recherche de produits qui se conservent durant les périodes de confinement. Le raisin connait également, pour la première fois depuis 2016, une hausse d’achat importante (+ 15,1 %).
En agrumes, les achats sont en hausse pour le citron (+ 6,8 %), la hausse est plus faible pour les clémentines et les mandarines (+ 1,7 %). En orange, les achats sont stables. Enfin, du côté des ”exotiques”, les achats d’avocats et de bananes sont en hausse (respectivement +10,6 % et + 8,4 %). 

 

Un contexte atypique

Les achats de légumes frais (y compris la IV° gamme) atteignent eux aussi un niveau record en 2020 (+ 7,3 %). La plupart des variétés bénéficient de cette hausse que ce soit les asperges (+ 14,8 %), le chou-fleur (+ 9,3 %), ou les légumes feuillus ou à tige (chou pommé, céleri-branche, poireau, mâche et salades). Ces derniers affichent des hausses significatives des quantités achetées (allant de + 10 à + 20 %). Idem pour les légumes d’été (tomate, concombre, courgette, poivron) dont la hausse des achats se situent entre 9 et 27 %. L’endive et l’artichaut sont les seuls à avoir observé un recul de leur volume d’achat. Pour les fruits et légumes bio, les parts de marchés sont stables. Elles représentent 8 % des quantités achetées de fruits et légumes et 10 % des sommes dépensées en 2020. Mais les quantités sont en hausse par rapport à 2019 : +  4,9 % en volume. En ce qui concerne les circuits de distribution, dans le contexte atypique de 2020, les hypermarchés sont le format de magasins affichant la plus nette perte de parts de marché (- 2,6 points). Mais ils demeurent le premier lieu d’achat des fruits et légumes frais (30,6 %). Ce recul est en partie compensé du côté des formats généralistes, par un très net accroissement de la part des achats effectués on line (+ 1,2 point à 3,3 %), ainsi qu’en magasins de proximité (+ 1 point à 7,4 %).
Parmi les formats spécialisés, la part des achats effectués sur les marchés (qui ont été fermés au début du premier confinement) a connu un recul marqué (- 1,4 point à 9,5 %).
À l’inverse, les primeurs ont vu leur part de marché bondir (+ 1,2 point à 8,4 %), après trois années de stagnation. Enfin, la part de marché des circuits spécialisés alternatifs (vente directe, magasins bio...) a progressé (+ 0,6 point à 6 %), ce qui est essentiellement imputable au développement des achats effectués en vente directe.

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