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Aviculture
La grippe aviaire n’épargne pas les élevages samariens

Le gouvernement a relevé ce mardi au niveau maximum le risque de contamination des oiseaux au virus de la grippe aviaire. Après un premier foyer de cette maladie détecté dans un élevage de dindes du Morbihan, un élevage de la Somme est touché. 

Dans l’élevage concerné, la DDPP a mené une opération d'abattage des 26 400 dindes.
© Pixabay

La grippe aviaire n’a pas fini de faire parler d’elle. Un foyer d'influenza aviaire hautement pathogène a été confirmé ce vendredi 1er décembre 2023, dans un élevage de dindes de Sailly-Flibeaucourt, indique la préfecture. Fin novembre, un premier foyer de cette maladie avait été détecté dans un élevage de dindes du Morbihan. Globalement, «la dynamique de l'infection se poursuit» en Europe, constate le ministère de l'Agriculture. Vingt-sept pays européens ont détecté le virus depuis le 1er août, selon le dernier bulletin de la plateforme française d'épidémio-surveillance en santé animale (ESA).

Pour éviter la propagation du virus, en plus de la vaccination obligatoire depuis le 1er octobre dans les élevages de plus de 250 canards, le ministère a donc généralisé ce 5 décembre plusieurs mesures de prévention. Dans les élevages de moins de cinquante volailles, les animaux doivent être placés à l'intérieur ou protégés par des filets pour empêcher le contact avec des oiseaux sauvages infectés. Au-delà de ce nombre, les volailles doivent être mises à l'abri. Quand un foyer d'infection est détecté, tous les animaux doivent être tués. 

 

Des zones réglementées en Picardie maritime

Dans la Somme, «pour éviter tout risque de diffusion du virus à d'autres élevages», le préfet de la Somme, Rollon Mouchel-Blaisot a arrêté deux zones réglementées de protection (ZP) et de surveillance (ZS) dans un rayon de 3 et 10 km* autour de l'établissement contaminé. Dans ces périmètres, tous les lieux de détention de volailles et d'oiseaux captifs sont soumis à des prescriptions spécifiques. En particulier, les mouvements de volailles et autres oiseaux captifs sont interdits, sauf dérogation accordée par la direction départementale de la protection des populations (DDPP). «De même, la surveillance des élevages présents au sein des zones réglementées est renforcée par la réalisation de contrôles réguliers des volailles», précise la préfecture. Dans l’élevage concerné, la DDPP a mené une opération d'abattage des 26 400 dindes. «Les services de l'État sont mobilisés aux côtés de l'éleveur, qui sera indemnisé face aux pertes subies», assure la préfecture.

 

Se régaler sans risque 

Pas de raison de ne pas profiter d’un bon foie gras en cette fin d’année cependant. La consommation de viande, de foie gras et d'œufs - et plus généralement de tout produit alimentaire à base de volaille - ne présente aucun risque pour l'Homme. Selon le Cifog (Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras), la production reste cependant 33 % inférieure à son niveau de 2020.

 

*Les communes concernées dans le rayon de 3 km sont: Lamotte-Buleux, Nouvion, Noyelles-sur-Mer, Sailly-Flibeaucourt et Le Titre. Les communes concernées par la zone de 10 km, outre les cinq communes citées précédemment, sont : Abbeville, Bernay-en-Ponthieu, Boismont, Buigny-Saint-Maclou, Cahon, Cambron, Canchy, Caours, Crécy-en-Ponthieu, Domvast, Drucat, Favières, Forest-l’Abbaye, Forest-Montiers, Grand-Laviers, Hautvillers-Ouville, Machiel, Machy, Millencourt-en-Ponthieu, Neuilly-l’Hôpital, Ponthoile, Port-le-Grand, Saigneville et Saint-Valéry-sur-Somme. 

 

Toute mortalité d'oiseaux sauvages dans cette zone, sans cause évidente, doit être signalée à : la Fédération des chasseurs de la Somme (03 22 82 90 90), ou à l'Office français de la biodiversité (03 22 24 51 63)

 

 

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