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Lait : maîtrise technique et calcul des coûts sont primordiaux

Faire face à la forte hausse des cours des matières premières.

© AAP

Faire le point sur ses résultats économiques
Face à une conjoncture un peu difficile, il ne faut pas baisser les bras. On ne maîtrise pas le cours des matières premières, pas plus que le marché du lait. On discute beaucoup de prix, mais peu de marge… Encore peu d’éleveurs connaissent les résultats économiques de leur élevage. Or, le revenu, c’est bien la différence entre les produits et les charges. Il faut prendre un minimum de temps pour faire le point. La remise des résultats de gestion, la visite de votre conseiller technique (la fiche Avenir Lait est une bonne base de discussion), les réunions d’échange entre éleveurs, les formations,… sont de bonnes occasions pour le faire.
On constate des écarts de marge de 100 € aux 1000 litres de lait livrés entre les extrêmes, 50 € entre la moyenne et les meilleurs résultats : en se recentrant sur son métier, on doit sûrement trouver des pistes d’amélioration.

La technique reste d’actualité
Optimiser la productivité des surfaces fourragères, bien valoriser le concentré acheté sont des pistes bien connues. Mais il y a là des marges de progrès importantes. Elles sont atteintes grâce à une bonne maîtrise technique, que ce soit au niveau de la plaine ou de l’élevage : cohérence des niveaux d’intrants (engrais - phyto), efficacité alimentaire, reproduction, qualité du lait, élevage des génisses, conduite de l’engraissement…

L’anticipation dans les décisions est également importante. Par exemple une rupture de stocks de fourrage en été peut coûter très cher si elle n’est pas décelée et solutionnée suffisamment tôt : baisse de production au moment où le prix du lait est le plus élevé, baisse de taux, impacts sur la reproduction, achat de co-produits ou de concentrés au moment où ils sont le plus chers… Les repères existent, les conseillers techniques aussi.

Quelques préconisations de base à rappeler
- Réformer les vaches improductives, c’est-à-dire avec des performances laitières trop basses.
- Faire des lots d’animaux au même stade physiologique pour adapter le rationnement en conséquence.
- Vérifier les quantités apportées en fonction du nombre d’animaux.
- Faire analyser son maïs pour adapter l’apport de concentrés.
- Des rations mal équilibrées sont sources de problèmes métaboliques et en plus diminuent l’efficacité alimentaire.
- Faire son quota et pour cela faire un plan de production à réajuster dans le temps. Les charges de structure augmentent proportionnellement en cas de de sous réalisation.
- La mécanisation facilite le travail mais son coût étouffe la marge s’il n’est pas raisonné.
- L’infécondité et un taux de renouvellement élevé augmentent le coût alimentaire, mais ce dernier permet de réformer les vaches infécondes ou à problème de cellule.
- L’âge au vêlage des génisses a une incidence sur le coût alimentaire.
- Les changements alimentaires sont toujours source de conséquences négatives.

Complémenter au plus juste les maïs 2012
Les maïs 2012 rencontrent une forte diversité, aussi bien sur leurs valeurs nutritionnelles que sur le rendement à l’hectare. Deux situations sont rencontrées :
- Les maïs semés début avril : ils sont généralement moins hauts et ont subi un stress. Lors des comptages aux champs, le manque de pieds était important (20000 à 30000 pieds).
- Les maïs semés après le 10 mai : ils ont une bonne hauteur de 2,5 m à 3 m, l’épi est mieux rempli sur les variétés avec un indice inférieur à 250, certains silos coulent et la matière sèche risque d’être faible avec moins d’amidon.
On ne peut qu’inciter à faire des analyses, c’est un des moyens dont l’éleveur dispose pour complémenter au mieux la ration. Corriger insuffisamment le maïs ensilage serait une fausse économie, qui reviendrait à sous valoriser le fourrage et impacter fortement les performances.
Le tableau compare les performances laitières en fonction des conditions de récolte et de qualité du maïs par rapport à une ration de maïs de bonne qualité.

Prix des aliments du bétail : fournisseurs et techniciens ont fait le point
On ne maîtrise pas les cours des matières premières, mais on peut maitriser la technique. C’est ce qui ressort de la rencontre organisée le 29 octobre dernier par la chambre d’agriculture et Avenir Conseil Elevage avec les techniciens des firmes d’aliments. L’objectif de cette rencontre était bien de faire le point sur les prix des matières premières et plus particulièrement sur les protéines. Certes, il n’y a pas de solution «miracle» pour les éleveurs. Néanmoins le message fort des techniciens de firmes reste l’importance de la technicité et le calcul de ses coûts.
En cette période de forte restructuration au sein des fournisseurs d’aliments du bétail, cette rencontre a permis à chacun des participants de mieux se connaître et d’appréhender les problématiques des éleveurs bovins.

Ont participé à la rencontre : SAS Lebos – Guillaume Galand, Capseine – Didier Defecque, ACE – Yannick Philippe, Sarl Forgez – François Forgez, Margaron – Nicolas Schneider, Evialis – Emmanuel Gauchet, Yseo – Fabien Carpentier, Sapa Négoce – Jean-Marc Mille, Sabe – Philippe Saint-Pol et Michel Muselet, Bonda – Corinne Dubuc.

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