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Politique
Le Département soutiendra l’agriculture «de proximité» en 2022

Quels crédits seront alloués, et à qui ? Le débat d’orientation budgétaire (DOB) 2022 du Département,
qui se tenait ce lundi 13 décembre, avait pour objet d’y répondre. L’agriculture fait partie des secteurs ciblés.

Pour le Département, la transition agricole «prendra corps à travers la promotion des produits locaux, le soutien aux circuits courts et l’incitation aux pratiques agricoles vertueuses et innovantes.» 
Pour le Département, la transition agricole «prendra corps à travers la promotion des produits locaux, le soutien aux circuits courts et l’incitation aux pratiques agricoles vertueuses et innovantes.» 
© Alix Penichou

Le gros chiffre est tombé. Le président du Département de la Somme, Stéphane Haussoulier, et sa majorité, ont fixé les objectifs et les perspectives du prochain budget de la collectivité : près de 596 millions d’euros en fonctionnement et 102,6 M€ en investissement (plus de 6,1 M€ par rapport au BP 2021), seront mobilisés en 2022. 

Ces montants profiteront en priorité à l’accompagnement des plus fragiles, avec «des évolutions majeures dans le secteur de l’autonomie des personnes âgées et des personnes en situation de handicap», au soutien du pouvoir d’achat de tous les Samariens et à l’investissement pour la modernisation et la dynamisation des territoires… Et à travers la «stratégie globale construite pour accélérer la transition écologique des territoires», figure l’agriculture. 

«La transition agricole, dimension majeure de la transition écologique et au développement de nos territoires, prendra corps à travers la promotion des produits locaux, le soutien aux circuits courts et l’incitation aux pratiques agricoles vertueuses et innovantes», annonce Stéphane Haussoulier. Par sa volonté de toujours plus de «proximité», le département a en effet mis l’accent sur le circuit court depuis quelques années maintenant. 

Grâce à cette volonté, des produits locaux sont désormais chaque jour dans les assiettes des collégiens samariens. «Les achats de denrées pour les collèges du département représentent 4 M par an. Notre objectif est d’atteindre 50 % de cette dépense en produits locaux», nous assurait cet été Nicolas Ricouart, ex-chef de cuisine au collège de Beaucamps-le-Vieux, aujourd’hui détaché pour former les autres établissements. Les équipes de cuisine disposent d’un outil essentiel pour s’approvisionner : la plateforme de vente des producteurs locaux auprès des professionnels et de la restauration collective Approlocal. «Nous aimerions pousser ce travail engagé dans les collèges auprès des Ehpad désormais.»

 

Mangez bien, mangez samarien

Plus largement, le Département souhaite mener un projet de PAT (Plan alimentaire territorial), qu’encourage la loi d’Avenir pour l’agriculture depuis 2014. Les PAT ont pour objectif de relocaliser l’agriculture et l’alimentation dans les territoires en soutenant l’installation d’agriculteurs, en favorisant les circuits courts et la consommation de produits locaux. Ils sont élaborés de manière collective à l’initiative des acteurs du territoire (collectivités, entreprises agricoles et agroalimentaires, artisans, citoyens etc.) et visent à donner un cadre stratégique et opérationnel à des actions partenariales répondant à des enjeux sociaux, environnementaux, économiques et de santé. Deux PAT locaux sont en cours, par la Communauté de communes Somme Sud Ouest (CC2SO) et par Amiens métropole. «Celui du Département pourrait être complémentaire à ceux engagés par les Communauté d’agglomération et de communes.»

 

Élevage, oui ! Méthanisation ?

L’élevage devrait aussi bénéficier d’un coup de pouce. «Nous aimerions pouvoir soutenir les petits éleveurs afin de mieux répondre à leurs problématiques», note le président. La 6e commission (attractivité des territoires, tourisme, développement agricole et ruralité) doit préciser ce plan.

La méthanisation, quant à elle, reste le sujet de toutes les interrogations. Depuis 2016, une aide était en place, avec un taux maximum de 40 % des dépenses éligibles avec une subvention maximum de 50 000 €. Sept projets de méthanisation ont été accompagnés pour un montant de subventions de 350 000 €. «Au vu des investissements que représentent les méthaniseurs, souvent collectifs, on peut se poser la question de la pertinence de ce soutien», avoue Stéphane Haussoulier. L’aide était d’ailleurs adossée à une aide régionale qui arrive à échéance au 1er janvier 2022. Aucune annonce n’a encore été faite d’un maintien ou non. 

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