Aller au contenu principal

Le prix du lait bio interroge à la Prospérité fermière

Dans une lettre ouverte adressée au président de la Prospérité fermière, un groupe d’éleveurs bio demandent des engagements plus forts à la coopérative quant à la valorisation du lait bio. L’entreprise leur répond.

La revalorisation du lait bio passe par la recherche de plus de qualité selon la Prospérité fermière.
La revalorisation du lait bio passe par la recherche de plus de qualité selon la Prospérité fermière.
© Pixabay



Alors qu’une assemblée générale de la Prospérité fermière se tient ce vendredi 18 septembre à huis clos en raison du contexte sanitaire, la lettre ouverte envoyée par un collectif d’éleveurs adhérents au président de la coopérative, Serge Capron ressemble à un pavé dans la mare. Dans un courrier d’une page et demi, en date du 15 septembre, onze producteurs demandent à leur entreprise de «prendre sa part dans l’organisation de la filière bio à travers un prix reconnaissant la valeur de notre travail, une réelle stratégie de différenciation et la création d’un dialogue pérenne avec Biolait et les partenaires volontaires soucieux du développement inclusif de la bio dans les Hauts-de-France». Ces éleveurs reprochent à la Prospérité fermière de ne pas avoir suffisamment intégré le développement du lait bio dans sa stratégie d’entreprise et, du coup, de ne pas être en mesure de rémunérer le lait bio à hauteur de leurs espoirs. Pour ces éleveurs, «faire uniquement de la poudre de lait, même en bio, n’est pas une stratégie. C’est juste répondre à une demande d’un marché de commodités».

Principe de réalité
Joint par téléphone mercredi 16 septembre en fin de journée, Serge Capron assurait, à ce moment là, ne pas encore avoir eu connaissance de cette lettre ouverte. Néanmoins, il assure «ne pas rejeter les discussions avec ce groupe d’éleveurs rencontré à deux reprises avec le conseil d’administration». «Leur demande d’une meilleure valorisation a été entendu et nous continuons de travailler le sujet», affirme M. Capron. Pour lui, la première réponse de la coopérative a été d’augmenter de 0,5 cts par litre le prix de base du lait bio payé en 2020, le faisant passer ainsi à 48 centimes. Dans un second temps, le président de la Prospérité fermière évoque la mise en place d’une prime de qualité de 12 euros/1 000 litres, liée à trois critères qualitatifs. Seulement, constate Serge Capron, «cette proposition a été refusée par le groupe d’éleveurs. Aujourd’hui, les discussions se poursuivent, mais il est clair que nous ne pouvons pas payer un prix plus élevé aux éleveurs sans avoir la garantie que nous pourrons répercuter cette hausse à nos acheteurs. Si l’on veut augmenter nos prix, il faut que l’on puisse le justifier par une qualité supérieure».

Une coopérative qui accueille
Dans l’hypothèse où la prime de qualité de 12 euros par 1 000 litres venait à se mettre en place, tout en ayant la garantie d’un prix de base maintenu à 48 centimes par litre, le calcul est simple et rapide : «On dépasse les demandes du groupe», détaille Serge Capron. Enfin, pour ce dernier, le fait d’avoir accueilli dernièrement cinq producteurs livrant jusqu’à présent à une entreprise concurrente est plutôt bon signe : «Si des producteurs viennent chez nous, c’est que nous ne sommes pas si mauvais que cela. Nous devons être parmi les entreprises qui offrent la meilleure rémunération du lait bio, même s’il y en a pour considérer que ce n’est pas suffisant», conclut-il.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Les premières livraisons de betteraves sur le site Cristal Union de Sainte-Émilie ont débuté en milieu de semaine.
Chez Cristal Union, marché du sucre et interdiction des NNI boostent le prix
La coopérative Cristal Union a annoncé le 27 janvier dernier une revalorisation du prix des betteraves récoltées en 2023. Une…
Jaunisse de la betterave
La Cour européenne de justice casse l'attente d'une dérogation pour l'utilisation des NNI
La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) vient de conclure dans un arrêt du 19 janvier que les États membres ne peuvent ré…
L’AG était l’occasion de valider la fusion avec La Flandre. De gauche à droite, Alexandre rivenet, ancien président  de La Flandre, David saelens, président de Noriap, et  Damien François, DG de Noriap.
Noriap tire son épingle du jeu dans le tumultueux contexte
Crise énergétique, hausse des matières premières, filière œuf à la peine, mais aussi projets, innovation, fusion… Noriap dressait…
Selon la coopération agricole, la production porcine bio représente 30 à 40 % de volume en trop.
De grands opérateurs encouragent les déconversions bio
Porc, lait, œuf ou volaille de chair : dans les filières biologiques en difficulté, de grands opérateurs encouragent les…
Concurrence d’autres cultures plus rentables, sécheresse en 2022, hausse des coûts des intrants…  Face à ces faits, les producteurs sont de plus en plus nombreux à se détourner de la fécule.
Fesneau reconnait un risque de «désengagement» des producteurs de fécule
Le 27 octobre 2022, le sénateur (LR) de la Somme Laurent Somon avait adressé une question écrite au ministre de l’Agriculture…
Tereos
Les outils de Tereos pour faire face à l’interdiction des NNI
Chez Tereos, pas d’augmentation de prix en vue pour les betteraves qui seront récoltées en 2023, mais des engagements techniques…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde