Eau/loi d'urgence
Le volet "eau" de la loi d'urgence agricole vivement critiqué
Le projet de loi d’urgence agricole, présenté le 8 avril en Conseil des ministres, a suscité de vives critiques des associations environnementales, en particulier sur ses dispositions relatives à la gestion de l’eau.
Le projet de loi d’urgence agricole, présenté le 8 avril en Conseil des ministres, a suscité de vives critiques des associations environnementales, en particulier sur ses dispositions relatives à la gestion de l’eau.
Le projet de loi d’urgence agricole, présenté le 8 avril en Conseil des ministres, a suscité de vives critiques des associations environnementales, en particulier sur ses dispositions relatives à la gestion de l’eau. Dans un communiqué publié le même jour, le WWF estime que le projet « échoue à répondre aux difficultés structurelles du secteur agricole et accélère la dégradation du vivant, en particulier des ressources en eau ».
« Plutôt que d’engager une réflexion collective sur les usages de l’eau, fondée sur la sobriété et la résilience, le projet de loi contourne les règles de planification locale et impose le stockage comme réponse unique », souligne l’association. Elle met en avant d’autres leviers, tels que la transformation des pratiques agricoles, la restauration des zones humides, dont la moitié a disparu en quelques décennies, et l’accompagnement des agriculteurs vers des systèmes plus résilients et moins dépendants de l’irrigation.
Très attendu par la FNSEA, les Jeunes agriculteurs mais aussi la Coordination rurale, le texte prévoit, notamment, de faciliter les projets de stockage de l’eau et d’alléger les contraintes qui pèsent sur les agriculteurs dans les zones humides ou de captage sensibles. La Confédération paysanne alerte, de son côté, sur les risques environnementaux et sanitaires associés.
En France, les prélèvements d'eau pour l'agriculture s'élèvent à 3,4 milliards de m3 d’eau, soit 11 % des prélèvements d’eau au total, loin derrière les prélèvements pour le refroidissement des centrales de production d’électricité (45 %).